C’est la crise, mon cul, la grève bordel !!!

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J’ai 45 ans et j’entends ce mot depuis mon enfance sans savoir vraiment ce que cela veut dire. En effet, quelle définition donner à la crise ?La crise en tant que crise ne veut pas dire grand chose à moins de lui donner une identité. Par exemple, la crise économique. Dans ce sens, la crise se définit comme une période économique difficile. Il s’agit donc d’un état temporaire ayant des conséquences négatives sur notre économie.

De ce principe identitaire pour se définir, la crise est donc multiple et infinie. Crise d’adolescence, de la trentaine, de la quarantaine, crise sociale, pétrolière, financière etc… La crise est donc un état temporaire de quelque chose puisque qu’il s’agit d’une période difficile à passer.

Ceci étant dit, je me demande si la crise est une fatalité ou une volonté ? Si c’est une fatalité, alors je ne peux que me soumettre et m’adapter. C’est le cas par exemple pour la crise climatique ou la crise d’adolescence. Par contre, si il s’agit d’une volonté, réfléchissons un peu car qui dit volonté, dit responsabilité.

Nous connaissons les tenants et les aboutissants de la crise des subprimes. Des banques ont prêté des sommes disproportionnées à des emprunteurs pauvres pour leur permettre d’accéder au logement sans s’inquiéter s’ils pourraient rembourser. Nous connaissons le résultat. Fatalité ou volonté ? Irresponsabilité ou opération financière planifiée ? Etant parfaitement conscient que nous ne vivons pas au pays des bisounours et que les banques savaient parfaitement ce qu’elles faisaient, je me demande quelles sont les raisons qui ont motivées cette crise artificielle et programmée qui apparemment s’est retournée contre son créateur. Apparemment seulement car nous savons que depuis le début de cette « crise financière », les choses ont bien changé pour les banques et plutôt de manière favorable. Cette période difficile a donc été très utile à ces soi-disant victimes de la crise. Passer de 3% de bénéfices annuels à 12%, je n’appelle pas ça une fatalité mais un coup de maître. Dans ce cas, j’en suis convaincu, il s’agit bien d’une crise volontaire et délibérée. Il y a donc des responsables et surtout un coupable.

Ce coupable s’appelle « cupidité ». Ce besoin, cette pulsion, cette passion de vouloir toujours plus au nom du profit et de la propriété. La cupidité est responsable de toutes ces crises volontaires. La crise du logement, cupidité. La crise alimentaire, cupidité. La crise de l’emploi, cupidité. La crise industrielle, cupidité. La crise énergétique, cupidité… La liste n’est pas exhaustive vous le savez comme moi. La cupidité est pêché mortel disent les religions qui s’enrichissent sur le dos des fidèles. La cupidité est le fléau de nos sociétés civilisées. Elle nous mènera à la fin de notre civilisation. Devons nous nous soumettre ? La cupidité n’est elle pas une invention humaine ? Quelle autre être vivant agit de la sorte ? Pouvons nous résister à la cupidité ? Oui. Je le pense.

La cupidité ne vit que par l’argent. D’où vient cet argent ? Encore une invention humaine pour pratiquer des échanges de biens. L’argent est le résultat d’un travail. Sans travail, pas d’argent. Sans argent, pas de cupidité. Dans les dernières tribus humaines dites non civilisées, l’argent n’existe pas. Le résultat est que les populations ne consomment rien d’autre que ce qu’elles ont besoin pour subsister. Elles n’ont pas de notion d’accumulation des biens. La cupidité n’existe pas. Les crises dans ces peuplades ne sont que naturelles. Le travail n’est qu’une activité humaine pour subsister et non profiter. Dans notre société, le travail engendre l’argent et de l’argent naît la cupidité. Pour combattre cette cupidité, il suffit d’arrêter de faire de l’argent, donc, de travailler.

Comment sortir de la crise ?

Une grève générale devrait arranger tout nos problèmes assez rapidement. Les puissants ne changeront rien tant que leurs manipulations et leurs mensonges rapporteront plus que ce qu’elles ne coûtent. La grève générale sera bien plus efficace que toutes les manifs du monde. Coupons le robinet pour que les puissants aient soif. Se serrer la ceinture, c’est la solution que nous propose les puissants qui nous dictent nos vies.

Alors oui, serrons nous la ceinture quelques temps et arrêtons d’enrichir ces enfoirés qui nous prennent pour ce que nous sommes. Des moutons à tondre, pour ne pas dire des cons. Ils nous enfument à nous répéter que les salaires, les retraites, la sécu, les allocs, le chômage, le social etc… coûtent cher. Tout cela est fait exprès pour nous faire peur et nous soumettre à accepter de bosser comme des esclaves. Travailler plus pour rapporter plus et coûter le moins possible. Voilà à quoi sert le chômage. Nous faire plier l’échine comme les Allemands ou les Grecs et accepter 60 heures par semaine à 450 euros par mois car nous n’auront plus le choix. Marche ou crève. Comme les Chinois, nous fabriquerons de la merde à moindre coût et à forte marge. Voilà comment les puissants envisagent le futur. Reproduire le passé qui les a engraissé de génération en génération pour s’offrir des îles artificielles, des yachts géants et des voyages dans l’espace pendant qu’on se crèvera le cul en crevant la faim pour satisfaire à tous leurs fantasmes.

Soyons moins cons, faisons une grève générale, arrêtons de faire de l’argent et vous verrez, la panse des gros bergers désenflera à vue d’oeil au profit du troupeau affamé.

La crise, mon cul ! La grève bordel !!!

Par bartneski



Catégories :Tribune libre

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