Al Qaïda, la base de données

8c2e3-osama_bin_laden_cartoonPar thewizardofcrisis, le 10 septembre 2013

Peu de temps avant son décès malvenu, l’ancien ministre des affaires étrangères britannique Robin Cook dit à la Chambre des Communes que « Al Qaïda » n’est pas vraiment un groupe terroriste mais une base de données de moudjahidines internationaux et de trafiquants d’armes utilisée par la CIA et les Saoudiens pour faire parvenir des combattants, des armes et de l’argent en Afghanistan, alors occupé par les Soviétiques.

Grâce à World Affairs, un journal basé à New Delhi, WMR peut vous apporter un extrait important d’un article d’avril-juin 2004 par Pierre-Henry Bunel, un ex-agent des renseignements militaires français.

J’ai entendu parler d’Al Qaïda pour la première fois alors que j’assistais à une formation de commandement et de travail d’équipe en Jordanie. J’étais un officier français à l’époque et les forces armées françaises avaient des contacts étroits et une coopération avec la Jordanie…

Deux de mes collègues jordaniens étaient des experts en informatique. Ils étaient officiers de la défense aérienne. Se servant d’argot issu de leur connaissance des ordinateurs, ils ont commencé à faire des blagues sur la punition des étudiants.

Par exemple, lorsque l’un d’entre nous était en retard à l’arrêt de bus pour quitter l’école, les deux officiers nous disaient: « Vous serez consignés dans ‘Q eidat il-Maaloomaat’  » qui voulait dire ‘Vous serez consignés dans la base de données d’information.’ Voulant dire ‘Vous allez recevoir un avertissement…’ Si l’affaire était plus grave, ils parlaient de ‘Q eidat i-Taaleemaat’. Voulant dire ‘la base de données de décision’. Cela voulait dire, ‘Vous allez être puni.’ Pour les cas les plus graves ils parlaient d’inscription dans ‘Al Qaïda.’

Au début des années ’80 la Banque Islamique de Développement, qui est située à Djeddah en Arabie Saoudite, comme le Secrétariat Permanent de l’Organisation de la Conférence Islamique, a acheté un système informatique tout neuf pour gérer sa comptabilité et ses besoins en communication. Le système était plus sophistiqué à l’époque que nécessaire, en fonction de leurs besoins.

Il fut décidé d’utiliser une partie de la mémoire du système pour héberger la base de données de la Conférence Islamique. Il était possible pour les pays inscrits d’accéder à la base de données par téléphone: un Intranet, en langage moderne. Les gouvernements des pays membres ainsi que certaines de leurs ambassades à travers le monde étaient connectés à ce réseau.

[Selon un major des forces armées pakistanaises] la base de données était divisée en deux parties, le dossier d’information où les participants pouvaient recevoir et envoyer l’information dont ils avaient besoin, et le dossier de décision où les décisions prises lors des sessions précédentes étaient enregistrées et archivées. En langue arabe, les dossiers étaient intitulés, ‘Q eidat il-Maaloomaat’ et ‘Q eidat i-Taaleemaat.’ Ces deux dossiers étaient conservés dans un dossier unique appelé en arabe ‘Q eidat ilmu’ti’aat’ qui est la traduction littérale du terme français ‘base de données’. Mais les Arabes se servaient communément du mot court Al Qaïda qui est le mot arabe pour ‘base’. La base militaire aérienne de Riyadh en Arabie Saoudite s’appelle ‘q eidat ‘riyadh al ‘askariya’. Q eida veut dire ‘une base’ et ‘Al Qaïda’ veut dire ‘la base’.

Dans le milieu des années ’80, Al Qaïda était une base de données située dans un ordinateur et dédiée aux communications avec le secrétariat de la Conférence Islamique.

Au début des années ’90, j’étais un officier militaire au Quartier Général de la Force d’Action Rapide française. Du fait de mes connaissances en arabe mon travail était de traduire beaucoup de fax et de lettres saisies ou interceptées par nos services de renseignement… Nous recevions souvent du matériel envoyé par les réseaux islamiques opérant depuis le Royaume-Uni ou la Belgique.

Ces documents contenaient des instructions envoyées à des groupes islamiques armés en Algérie ou en France. Les messages citaient les sources de déclarations à être exploitées dans la rédaction de tracts ou de pamphlets, ou à être introduites dans des vidéos ou des cassettes à envoyer aux médias. Les sources les plus souvent citées étaient les Nations Unies, les pays non-alignés, le HCR de l’ONU et… Al Qaïda.

Al Qaïda est restée la base de données de la Conférence Islamique. Tous les pays membres de la Conférence Islamique ne sont pas des ‘états-voyous’ et beaucoup de groupes islamiques pouvaient obtenir des informations depuis ces bases de données. Il n’étaie que naturel pour Oussama ben Laden d’être connecté à ce réseau. Il vient d’une famille importante dans le monde de la banque et des affaires.

À cause de la présence d’ ‘états-voyous’, il devint aisé aux groupes terroristes d’utiliser l’adresse électronique de la base de données. Ainsi, l’email d’Al Qaïda était utilisé, à l’aide d’un quelconque système d’interface offrant la confidentialité, pour que les familles des moudjahidines en session d’entraînement en Afghanistan, en Libye ou dans la vallée de la Bekaa, au Liban. Ou alors en action n’importe où sur les champs de bataille où les extrémistes sponsorisés par tous les ‘états-voyous’ se battaient. Et les ‘états-voyous’ incluaient l’Arabie Saoudite. Quand Oussama ben Laden était un agent US en Afghanistan, l’Intranet d’Al Qaïda était un bon système de communication à travers des messages succincts, ou codés.

Al Qaïda n’était ni un groupe terroriste ni la propriété personnelle d’Oussama ben Laden… Les actions terroristes de Turquie en 2003 furent perpétrées par des Turcs et les motivations étaient locales et non internationales, unies, ou conjointes. Ces crimes ont mis le gouvernement turc dans une position difficile vis-à-vis des Britanniques et des Israéliens. Mais les attaques visaient assurément à ‘punir’ le Premier Minsitre Erdogan pour le fait d’être un politicien islamique ‘trop tiède’.

… Dans le Tiers-Monde l’opinion générale est que les pays qui utilisent des armes de destruction massive pour des raisons économiques au service de l’impérialisme sont en réalité des ‘états-voyous’, surtout les USA et d’autres pays de l’OTAN.

Quelques lobbies économiques islamiques mènent une guerre contre les lobbies économiques ‘progressistes’. Ils se servent de groupes terroristes locaux prétendant agir au nom d’Al Qaïda. D’autre part, des armées nationales envahissent des pays indépendants sous l’égide du Conseil de Sécurité de l’ONU et se livrent à des guerres préventives. Et les réels sponsors de ces guerres ne sont pas les gouvernements mais les lobbies cachés derrière eux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste qui s’appelle Al Qaïda. Et tout officier des renseignements intelligent le sait. Mais il y a une campagne de propagande en cours pour faire croire au public en la présence d’une entité non-identifié représentant le ‘diable’ dans le seul but d’induire le ‘téléspectateur’ à accepter un leadership international unifié pour une guerre contre le terrorisme. Le pays derrière cette propagande, ce sont les USA et les lobbyistes pour la guerre US contre le terrorisme ne sont intéressés que par la perspective de gagner de l’argent.

Dans ce qui est encore un exemple de ce qui arrive à ceux qui défient le système, en décembre 2001, le major Pierre-Henry Bunel fut condamné par un tribunal militaire français secret pour ‘avoir transmis des documents confidentiels identifiant des cibles potentielles de bombardement par l’OTAN de cibles en Serbie à un agent serbe pendant la guerre du Kosovo en 1998’. L’affaire contre Bunel fut transférée depuis un tribunal civil afin de garder confidentiels les détails de l’affaire. En dépit des témoignages en faveur de la personnalité de Bunel et des psychologues, le système ‘le descendit’ pour avoir dit la vérité sur Al Qaïda et sur qui a réellement été derrière les attaques communément attribuées à ce groupe.

Il est notable de relever que ce gouvernement yougoslave, le gouvernement avec lequel Bunel était accusé, par le gouvernement français, d’avoir échangé des informations, avait affirmé que des combattants albanais et bosniaques dans les Balkans étaient soutenus par des éléments d’ ‘Al Qaïda’. Nous savons maintenant que ces combattants étaient soutenus par de l’argent provenant de la Bosnian Defense Fund, une entité établie comme un fonds spécial à la Riggs Bank, influencée par Bush et dirigée par Richard Perle et Douglas Feith.

L’officier français, le Major Pierre-Henry Bunel, qui connaissait la vérité sur ‘Al Qaïda’ – une autre cible des néo-cons.

Source: http://theyellowbrickroadfreeblog.wordpress.com/2013/09/10/al-qaeda-the-database/

 



Catégories :International

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Rétroliens

  1. Une (très) brève histoire de la « mondialisation » – GLOBAL RELAY NETWORK

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