Résister à l’ultralibéralisme et au consumérisme qui détruisent totalement le monde

« L’ultralibéralisme économique, qui recherche la maximisation du profit, est un danger mortel. » (Frédéric Lenoir à 3:15)

« On n’est que dans un consumérisme matérialiste qui détruit totalement le monde. » (à 26:57)

« Je crois que la seule résistance qui permettra de changer le système, ce sont les comportements individuels. C’est parce que nous arrêterons d’être dans ce systéme consumériste… (…) Avoir un discernement critique, dans notre manière de consommer, dans notre manière de vivre et c’est ça qui transformera le monde. Ce ne sont pas des lois, des superstructures (…). Donc on est tous responsables de l’avenir du monde. » (à 27:28)

Essayons de résumer les propos tenus par Frédéric Lenoir (philosophe et écrivain), invité par Philippe Cochinaux :

 Malgré des progrès (augmentation de la durée de vie, progrès de la médecine, droits des femmes…) nous vivons dans un monde en crise : crise économique, de sens, des valeurs, écologique. Une Crise systèmique, planétaire… Nous sommes tous interdépendants.

« L’ultralibéralisme économique, qui recherche la maximisation du profit, est un danger mortel » (à 3:15)

Notre mode de vie a radicalement changé : de rural il est devenu de plus en plus urbain, la révolution technologique, une « accélération de la vie » et la mondialisation (40 dernières années). Bouleversement équivalent au passage d’une vie nomade à une vie sédentaire (il y a environ 12 000 ans).

On n’a plus le temps de réfléchir, prendre du temps, méditer… (on a
2000 amis sur facebook, mais plus le temps de voir ses vrais amis)

Ultralibéralisme et ultramodernité désenchantée : toujours plus dans la modernité, dans le toujours plus loin, toujours plus vite, plus de technique, d’individualisme…

Beaucoup de progrès, mais un monde qui crève de l’individualisme, l’individu narcissique triomphe…

On peut entrer dans une nouvelle étape, « qui est celle où on peut vivre à la fois les acquis de la modernité, c’est-à-dire l’émancipation de l’individu, les droits individuels, et en même temps il faut qu’on redécouvre une responsabilité individuelle et collective. il faut qu’on soit des individus responsables, parce que l’individualisme n’est tenable que si l’on a une éthique, si l’on a le sens du bien commun ; ça n’est plus imposé d’en haut… c’est à nous d’être responsable. »

Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez dans le monde. »

Deux grandes tentations aujourd’hui :

– fuite en avant (évolution technique, surconsommation des ressources naturelles…) : « tant pis, prenons des risques, faisons confiance à l’intelligence humaine, on trouvera toujours des solutions… Je trouve ça très dangereux… »

– l’illusion du retour en arrière (intégrismes…)

Il faut faire un effort pour trouver des solutions humanistes, il faut une révolution de la conscience humaine. Le respect dans la diversité, des réponses éthiques sans resortir les vieux dogmes. Une sortie par le haut : plus de conscience, plus de responsablilité.

« La religion crée du lien social au sein d’une même communauté, et elle crée de la violence et de l’exclusion par rapport aux autres, qui n’ont pas les mêmes valeurs, la même croyance et la même histoire. Le danger de la religion, c’est de créer du conflit de la violence, lorsqu’on est trop sur la dimension culturelle identitaire. Mais la religion peut aussi, et évidemment c’est un petit peu sa mission fondamentale, nous ramener à la transcendance, c’est-à-dire nous ramener à la spiritualité… Et je pense que ce que les religions peuvent apporter aujourd’hui, et elles doivent le faire, ce n’est pas tant de l’identitaire et du dogme, c’est beaucoup plus du spirituel. »

Se recentrer sur l’importance de notre vie intérieure : joie dans l’amitié, l’amour, la contemplation, l’art…
L’amour, la relation aux autres, la connaissance (de soi d’abord)…

(Socrate, Jésus, Bouddha)
Un mystère, « on ne peut pas définir Dieu, on ne peut pas dire ce qu’il est. Il faut être modeste, Dieu reste inconnaissable… »

« Ce qui compte, peu importe le lieu, c’est le temple intérieur. »

Comment réenchanter le monde ?

« Qu’on soit croyant ou non, c’est essayer de vivre selon les valeurs fondamentales que sont : la justice, la vérité, la beauté, l’amour, le respect d’autrui… et ce sont des valeurs universelles. »

« Je crois que la seule résistance qui permettra de changer le système, ce sont les comportements individuels. c’est parce que nous arrêterons d’être dans ce systéme consumériste (…) Avoir un discernement critique, dans notre manière de consommer, dans notre manière de vivre et c’est ça qui transformera le monde. Ce ne sont pas des lois, des superstructures (…). Donc on est tous responsables de l’avenir du monde. »

Article de Hima Alaya



Catégories :Société

2 réponses

  1. Mignon comme comptine… la religion new age devrait néanmoins répondre à vos aspirations en attendant —> http://www.polemissionnairedeprovins.fr/docs/interrelig_bruxelles2014.pdf

  2. Non, ce n’est pas le comportement individuel qui modifiera la trajectoire de démantèlement de la civiisation actuellement à l’oeuvre. C’est d’abord une ascède intellectuelle dont sont actuellement incapablers ceux qui se prennent ou que l’on tient pour des « intellectuels ». Je me permets de vous signaler une autre approche du problème:
    http://kroes.blog.lemonde.fr

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