Les infos fournies par Snowden vont révéler le rôle central de la NSA dans le programme US d’assassinats

7th-special-forces-group-hi-2Par Michael Kelley, le 1 octobre 2013

Le week-end dernier, le reporter d’investigation Jeremy Scahill informa un auditoire au Brésil que le journaliste du Guardian Glenn Greenwald et lui-même travaillaient sur un projet dévoilant « comment la National Security Agency joue un rôle important et central dans le programme US d’assassinats. »

L’information provient apparemment de documents confidentiels de la NSA donnés à Greenwald (et à d’autres) par Snowden.

Nous en savons déjà un peu sur la connexion de la NSA avec la machine à capturer/tuer des USA.

Dans le rapport de 2010 « Top Secret America« , Dana Priest et Will Arkin du Washington Post affirmaient que la NSA fournissait aux pelotons d’intervention du Joint Special Operations Command (JSOC) un avantage considérable après que l’agence d’interception de communications ait « appris à localiser tous les signaux électroniques en Irak. »

« Nous étions comme un éléphant dans un jeu de quilles, » a dit au Post un commandant haut gradé du JSOC.

En 2011 Spencer Ackerman de Wired rapportait que la NSA avait créé un système dénommé « the Real Time Regional Gateway » (Portail Régional en Temps Réel, ndt) qui permettait le partage d’informations sur des raids et des interrogatoires à travers le réseau du JSOC.

Dans le livre best-seller « Dirty Wars: The World is a Battlefield » (Guerres Sales: Le Monde est un Champ de Bataille, ndt), Scahill explique que le JSOC travaillait étroitement avec deux unités du renseignement qui aidaient à fournir au JSOC des informations en temps réel pour « alimenter une chasse à l’homme planétaire ».

L’Army Intelligence Support Activity (c’est-à-dire, « l’Activity » – Activité de Soutien de Renseignement de l’Armée, ndt), l’aile du renseignement du JSOC, s’est spécialisée dans la surveillance électronique et les interceptions.

En 2002 le ministre de la défense Donald Rumsfeld a établi la Strategic Support Branch (SSB, Division de Soutien Stratégique, ndt), qui comprenait des « nouvelles équipes clandestines » constituées « d’officiers enquêteurs, de linguistes, d’interrogateurs et de techniciens spécialisés » qui ont été déployés au sein des forces du JSOC.

Ensemble ces équipes contribuaient à un système où les opérations de renseignement du JSOC « alimentaient son action et souvent ces informations n’étaient validées par personne en dehors de la structure du JSOC, » écrit Scahill. « La priorité était de continuer à frapper des cibles. »

Les renseignements non vérifiés ont mené à la mort de beaucoup de personnes – dont certains étaient innocents.

« Vous y allez et vous récupérez des renseignements… et [les forces spéciales] tuent 27, 30, 40 personnes, disons, et en capturent sept ou huit, » le Colonel Lawrence Wilkerson de l’US Army (à la retraite) qui a servi comme chef d’état-major du ministre de la défense Colin Powell (2002-2005), a dit à Scahill. « Puis vous découvrez que les renseignements étaient mauvais et que vous avez tué un tas de gens innocents et vous avez un tas de personnes innocentes sur les bras, et donc vous les fourrez à Guantanamo. Personne ne sait jamais quoique ce soit là-dessus.« 

Ce que Scahill a dit au Brésil suggère que le projet comprend bien plus de détails sur le sombre essor du JSOC.

Source: http://www.businessinsider.com/how-the-nsa-helps-jsoc-2013-10



Catégories :International

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3 réponses

  1. Ce n’est pas Al-Qaeda qu’il faut combattre mais U-Essa !

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