Une équipe des « black ops » saoudienne derrière l’attaque chimique en Syrie – sources diplomatiques

Des véhicules de l'ONU quittant le Four Seasons Hotel à Damas - Photo AFP/Louai Beshara

Des véhicules de l’ONU quittant le Four Seasons Hotel à Damas – Photo AFP/Louai Beshara

RT, le 4 octobre 2013

L’attaque aux armes chimiques dans la banlieue de la capitale syrienne a été menée par une équipe des opérations secrètes saoudienne, ont dit des sources diplomatiques russes à une agence de presse russe.

Sur la base de données provenant de plusieurs sources un schéma peut être assemblé. La provocation criminelle à l’est de la Ghouta a été menée par une équipe de black ops que les Saoudiens ont envoyé à travers la Jordanie et qui a agi avec le soutien du groupe Liwa Al-Islam,

a dit une source des cercles diplomatiques à Interfax. L’attaque et ses conséquences ont eu un énorme impact sur la situation syrienne, disait une autre source.

Des Syriens d’opinions politiques différentes, y compris des combattants de l’opposition, cherchent à informer des diplomates et des organisations internationales travaillant en Syrie de ce qu’ils savent sur ce crime et des forces qui l’ont inspiré,

a-t-il dit à l’agence.

Liwa Al-Islam est un groupe islamique armé qui opère près de Damas et qui est dirigé par le fils d’un religieux salafiste basé en Arabie Saoudite. Le groupe a revendiqué avoir été l’auteur du bombardement d’une réunion gouvernementale secrète à Damas en juillet 2012 qui a tué plusieurs officiels syriens importants, dont le ministre de la défense Dawoud Rajiha, son vice-ministre Asef Shawkat, et le vice-président adjoint Hassan Turkmani.

Les allégations reflètent plusieurs rapports antérieurs, qui désignaient l’Arabie Saoudite comme le cerveau penseur derrière l’attaque au gaz sarin, qui a presque abouti à une action militaire US contre le gouvernement syrien. Les défenseurs de ce scénario affirment que les services de renseignement de Riyadh avaient besoin d’une attaque sous faux drapeau pour provoquer une attaque US en Syrie, qui aurait fait pencher la balance en faveur de l’opposition armée soutenue par l’Arabie Saoudite.

Alors que la plupart des pays occidentaux disent qu’ils sont sûrs que le gouvernement syrien porte la responsabilité de l’attaque, Damas maintient que les forces rebelles en sont forcément coupables. La Russie partage aussi  cette conviction, décrivant l’incident comme une provocation.

Plus tôt en mars, le président des USA Barack Obama avait déclaré que l’usage d’armes chimiques serait une « ligne rouge » pour le gouvernement syrien, et que la franchir induirait l’intervention des USA dans le sanglant conflit syrien. Après l’attaque du mois d’août, qui a pris selon les USA quelques 1400 vies, le président fut rappelé à ses propres mots par beaucoup de supporters de l’opposition syrienne, à la fois aux USA et ailleurs.

Peu de temps auparavant, un rapport de l’ONU avait conclu que des gaz neurotoxiques avaient bien été utilisés « sur une grande échelle » en août. Toutefois, la cohérence des découvertes est remise en question.

Selon le rapport, aucun des échantillons de l’environnement que l’ONU a prélevés à l’ouest de la Ghouta ne s’est révélé positif au Sarin, alors que des échantillons biomédicaux, prélevés sur des personnes affectées, étaient tous positifs.

L’animatrice de l’émission Worlds Apart de RT Oksana Boyko a parlé à Angela Kane, haute-représentante de l’ONU pour les affaires de désarmement, qui vient de rentrer de Damas.

Si vous lisez le rapport, il affirme que du gaz sarin a été utilisé. Il y a le fait que peut-être bien que dans les échantillons de l’environnement qu’ils ont prélevé il n’y a pas eu de sarin de trouvé, mais cela ne veut pas dire que le sarin n’a pas été utilisé. Il était là dans les échantillons humains. S’ils avaient eu plus de temps pour travailler ils auraient découvert des échantillons différents. C’était une collecte limitée qu’ils ont entreprise, mais elle a été concluante. Je pense qu’ils était très compréhensif, par conséquent, de partager tous ces échantillons avec le gouvernement syrien,

a dit Angela Kane à Worlds Apart. Dans le même temps, il y avait eu des inquiétudes exprimées selon quoi les témoins auxquels l’équipe de l’ONU a parlé avaient été amenés par l’opposition de différentes régions et qu’ils ne vivaient pas à la Ghouta.

Je ne pense pas qu’il soit possible de dire ‘Nous les avons tous amenés d’une zone différente.’ Pour mon esprit, c’est inconcevable. Vous pouvez imaginer la théorie, mais cela ne veut pas dire que la théorie est correcte,

a dit Kane. Lorsqu’il lui fut demandé si l’équipe de l’ONU avait demandé à examiner des cadavres pour prendre davantage d’échantillons, Kane dit qu’ils ne l’avaient pas fait, parce qu’ « il n’y avait pas besoin d’exhumer des cadavres » comme les témoignages des victimes « sont beaucoup plus puissants. »

Un cadavre ne peut rien vous dire. Le cadavre ne peut pas vous dire comment la personne est morte, comment la personne a été affectée, comment la personne a souffert. Une personne en vie peut vous le dire,

a dit Kane. Après que l’équipe de l’ONU soit repartie lundi, les experts de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OPCW) sont arrivés dans le pays. Ils se livrent actuellement aux préparations du désarmement.

L’équipe de l’OPCW commencera à mener des tests le 7 octobre.

Source: http://rt.com/news/syria-sarin-saudi-provocation-736/



Catégories :International

Tags:, , , , , , , , ,

3 réponses

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :