Les deux visages de l’Empire

Buste du dieu romain Janus au musée du Vatican - Photo Wikimedia Commons/Fubar Obfusco

Buste du dieu romain Janus au musée du Vatican – Photo Wikimedia Commons/Fubar Obfusco

Par Greg Grandin, le 26 janvier 2014

Un capitaine prêt à se pousser lui-même et tous ceux qui l’entourent à la ruine dans la chasse à la baleine blanche. C’est une histoire bien connue, et à travers les ans, le fou Achab du roman le plus célèbre d’Herman Melville, Moby Dick, a été utilisé comme exemplification d’une puissance états-unienne hors de contrôle, le plus récemment avec l’invasion désastreuse de l’Irak par George W. Bush.

Mais ce qui est vraiment effrayant ce ne sont pas nos Achabs, qui veulent régulièrement bombarder un quelconque pays pauvre, que ce soit le Vietnam ou l’Afghanistan, jusqu’à son retour à l’Âge de Pierre. Ceux qui semblent respectables sont la « réelle terreur de notre ère », comme Noam Chomsky les appelait collectivement il y a presque 50 ans. Les personnalités vraiment inquiétantes sont nos politiciens, intellectuels, journalistes, professionnels et directeurs les plus sobres, des hommes et des femmes (bien que surtout des hommes) qui se considèrent comme moralement sérieux, et ensuite permettent les guerres, dévastent la planète, et rationalisent les atrocités. Ils sont un genre qui a longtemps été avec nous. Il y a plus d’un siècle et demi, Melville, qui avait un capitaine pour chaque facette de l’Empire, a trouvé leur expression parfaite – pour lui comme pour nous.

Ces six dernières années, j’ai effectué des recherches sur la vie d’un tueur de phoques états-unien, un capitaine de navire nommé Amasa Delano qui, dans les années 1790, fut l’un des premiers habitants de Nouvelle-Angleterre à voguer dans le Pacifique Sud. L’argent coulait à flots, les phoques étaient nombreux, et Delano et ses compères capitaiines de navire ont établi les premières colonies US non-officielles sur des îles près des côtes du Chili. Ils travaillaient sous l’autorité d’un conseil informel de capitaines, se sont divisé les territoires, ont appliqué des contrats de créance, célébré le 4 juillet, et mis sur pied des tribunaux ad hoc. Quand aucune Bible n’était disponible, les œuvres complètes de William Shakespeare, qui figuraient dans les bibliothèques de la plupart des navires, servaient pour prêter serment.

Depuis sa première expédition, Delano emmena des centaines de milliers de peaux de phoque en Chine, où il les échangea pour des épices, de la céramique et du thé à ramener à Boston. Lors d’un second et infructueux voyage, toutefois, un événement se produisit qui allait rendre Amasa notoirement célèbre – au moins parmi les lecteurs de la fiction d’Herman Melville.

Voici ce qui se passa: un jour de février 1805 dans le Pacifique Sud, Amasa Delano passa presque une journée entière à bord d’un navire esclavagiste espagnol, à discuter avec son capitaine, à aider aux réparations, et à distribuer de la nourriture à ses passagers assoiffés et affamés, une poignée d’Espagnols et à peu près 70 hommes et femmes d’Afrique de l’Ouest qu’il pensait être des esclaves. Ils ne l’étaient pas.

Ces Africains de l’Ouest s’étaient rebellé des semaines plus tôt, tuant la plupart de l’équipage espagnol, avec le négociant en esclaves qui les emmenait au Pérou pour y être vendus, et réclamant de se faire ramener au Sénégal. Quand ils ont aperçu le navire de Delano, ils ont pondu un plan: le laisser accoster et monter à bord tout en faisant semblant d’être toujours des esclaves, gagnant du temps pour s’emparer du navire et de sa cargaison. Étonnamment, pendant neuf heures, Delano, un marin expérimenté et parent éloigné du futur président Franklin Delano Roosevelt, était convaincu qu’il se trouvait à bord d’un navire esclavagiste certes en détresse, mais en état de fonctionnement normal.

Ayant tout juste survécu à cette rencontre, il écrivit au sujet de cette expérience dans ses mémoires, qu’Herman Melville lut et transforma en ce que beaucoup considèrent comme son second « chef d’œuvre ». Publié en 1855, à la veille de la Guerre Civile, Benito Cereno est l’un des contes les plus sombres de la littérature US. Il est narré depuis le point de vue d’Amasa Delano alors qu’il erre perdu à travers le monde surréel de ses propres préjugés raciaux.

L’une des choses qui ont attiré Melville à l’Amasa historique a sans aucun doute été la juxtaposition de son estime de soi positive – il se considère comme un homme moderne, un libéral opposé à l’esclavage – et de son indifférence totale vis-à-vis du monde social autour de lui. Le réel Amasa était bien intentionné, judicieux, tempéré et modeste.

En d’autres termes, il n’était pas un Achab, duquel la poursuite vengeresse d’une baleine métaphysique a été utilisée comme allégorie de chaque excès états-unien, chaque guerre catastrophique, chaque politique environnementale désastreuse, depuis le Vietnam et l’Irak à l’explosion de la plateforme pétrolière de BP dans le Golfe du Mexique en 2010.

Achab, dont les pas sur sa jambe de bois sur le pont de son navire maudit pénètrent les rêves de ses hommes assoupis en-dessous comme « les crocs crissants de requins ». Achab, duquel la monomanie est une extension de l’individualisme né de l’expansion états-unienne et duquel la rage est celle d’un égo qui refuse d’être limité par la frontière de la nature. « Notre Achab », comme un soldat du film d’Oliver Stone Platoon appelle un soldat sans pitié qui assassine des Vietnamiens innocents sans raison.

Achab est à coup sûr une facette de la puissance états-unienne. Au cours de l’écriture d’un livre sur l’histoire qui a inspiré Benito Cereno, j’en suis venu à penser à lui comme la face états-unienne qui n’est pas la plus effrayante – ou la plus destructrice. Songez à Amasa.

Tuer des phoques

Depuis la fin de la Guerre Froide, le capitalisme d’extraction s’est étendu à travers notre monde post-industrialisé avec une force prédatrice qui choquerait même Karl Marx. Depuis le Congo riche en minéraux aux mines d’or à ciel ouvert du Guatemala, depuis la Patagonie jusqu’à récemment vierge du Chili aux champs de fracturation hydraulique de Pennsylvanie et à l’Arctique qui fond, il n’y a aucune crevasse où quelque roche, liquide ou gaz utile puisse se cacher, aucune jungle assez interdite pour en exclure les plateformes pétrolières et les tueurs d’éléphants, aucun glacier comme une citadelle, aucun schiste assez dur qui ne puisse être craqué à s’ouvrir, aucun océan qui ne puisse se faire empoisonner.

Et Amasa était là, au départ. La fourrure de phoque n’était peut-être pas la ressource naturelle la plus prisée du monde, mais cette industrie représentait l’une des premières expériences des jeunes USA dans l’extraction jusqu’à la lie, au-delà de ses frontières.

Avec une fréquence croissante, commençant au début des années 1790 et ensuite dans une folle ruée à partir de 1798, des navires ont quitté New Haven, Norwich, Stonington, New London et Boston (tous des ports de Nouvelle-Angleterre, ndt), se dirigeant vers le grand archipel en demie-lune d’îles lointaines qui court de l’Argentine dans l’Atlantique au Chili dans le Pacifique. Ils étaient à la chasse au phoque à fourrure, qui arbore une couche de duvet douillet comme un sous-vêtement juste en-dessous d’une robe extérieure de poils gris-noirs raides.

Dans Moby Dick, Melville a dépeint la chasse à la baleine comme l’industrie états-unienne principale. Brutale et sanglante mais aussi humanisante, le travail sur un baleinier demandait une coordination intense et de la camaraderie. Hors de l’horreur de la chasse, de la séparation de la peau de la baleine de sa carcasse, et l’ébullition infernale de la graisse, quelque chose de sublime a émergé: la solidarité humaine entre les ouvriers. Et comme l’huile de baleine qui illuminait les lampes du monde, la divinité elle-même luisait du labeur: « Tu la verrais briller dans le bras qui manie une gaffe ou enfonce une lance; cette dignité démocratique qui, sur toutes les mains, irradie sans fin depuis Dieu. »

L’industrie du phoque était complètement autre chose. Elle faisait venir à l’esprit non pas la démocratie industrielle mais l’isolement et la violence de la conquête, du colonialisme des pionniers, et la guerre. La chasse à la baleine prenait place dans un espace aquatique commun et ouvert à tous. La chasse au phoque se déroule à terre. Les chasseurs de phoques s’emparaient d’un territoire, se battaient entre eux pour le conserver, et en tiraient la richesse qu’ils pouvaient le plus vite possible avant d’abandonner leurs appropriations de terres vides et dévastées. Le processus a dressé les uns contre les autres des marins désespérés et des officiers tout aussi désespérés dans un système de relations de travail aussi dramatiques qu’il est possible d’en imaginer.

En d’autres termes, la chasse à la baleine a peut-être représenté la puissance prométhéenne du proto-industrialisme, avec tout le bien (solidarité, interconnexion, et démocratie) et le mal (l’exploitation de l’homme et de la nature) qui en ont découlé, mais la chasse au phoque présageait davantage le monde post-industriel extrait, braconné, foré, fracké, chaud, et miné à blanc d’aujourd’hui.

Les phoques étaient tués par millions et avec une nonchalance choquante. Un groupe de chasseurs de phoques se plaçait entre l’eau et la colonie de phoques et se mettait tout simplement à matraquer. Un phoque seul produit un son comme une vache ou un chien, mais des dizaines de milliers d’entre eux ensemble, selon certains témoins, ressemblent à un cyclone du Pacifique. Une fois que nous avions « commencé le travail de mort, » se souvient un chasseur de phoques, « la bataille provoqua en moi une terreur considérable. »

Les plages du Pacifique Sud se sont mises à ressembler à l’Enfer de Dante. Comme le matraquage progressait, des montagnes de carcasses écorchées et puantes s’amoncelaient et le sable était rouge de torrents de sang. La tuerie était incessante, continuant dans la nuit à la lumière de feux alimentés avec les cadavres de phoques et de pingouins.

Et gardez à l’esprit que cette tuerie massive prit place pour autre chose que l’huile de baleine, utilisée par tous pour l’éclairage et le feu. La fourrure de phoque était moissonnée pour réchauffer les riches et répondre à une demande créée par une nouvelle étape du capitalisme: la consommation ostentatoire. Les peaux servaient pour les capes des dames, des manteaux, des manchons et des mitaines, et les gilets de ces messieurs. La fourrure des bébés phoques n’avait pas beaucoup de valeur, et donc quelques plages furent tout simplement transformées en orphelinats pour phoques, avec des milliers de nouveaux-nés laissés à mourir de faim. Mais leur duvet pouvait servir quand-même, en cherchant bien – pour faire des portefeuilles.

De temps à autre, des phoques mâles étaient pris pour leur huile d’une manière encore plus horrible: quand ils ouvraient la gueule pour crier, leurs chasseurs y jetaient des pierres et commençaient à les piquer avec de longues lances. Percés en de multiples endroits comme Saint Sébastien, le système sanguin sous pression sortait en des « fontaines de sang, giclant jusqu’à une distance considérable. »

Au début le rythme frénétique de la tuerie n’avait pas d’importance: il y avait tellement de phoques. Sur une seule île, estimait Amasa Delano, il y en avait « deux ou trois millions » quand les hommes de Nouvelle-Angleterre arrivèrent pour faire un « business de tuer les phoques. »

« Si beaucoup d’entre eux étaient tués pendant une nuit, » écrivait un observateur, « ils ne manqueraient pas au matin. » Il semblait en effet que vous pouviez tuer tous ceux que vous voyiez un jour, et recommencer le lendemain. Après seulement quelques années, par contre, Amasa et ses collègues chasseurs de phoques avaient emmené tellement de peaux de phoques en Chine que les entrepôts de Canton ne pouvaient plus les contenir. Ils ont commencé à s’entasser sur les quais, pourrissant sous la pluie, et leur prix sur le marché s’effondra.

Pour rattraper leur marge, les chasseurs de phoques ont accéléré le rythme du massacre – jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à tuer. De cette façon, l’excès de production et l’extinction vinrent ensemble. Pendant ce processus, la coopération entre les chasseurs de phoques se mua en batailles sanglantes pour des colonies de phoques allant se rétrécissant. Auparavant, cela ne prenait que quelques semaines et une poignée d’hommes pour remplir la soute d’un navire de peaux. Cependant, alors que ces colonies commencèrent à disparaître, il fallut de plus en plus d’hommes pour trouver et tuer le nombre requis de phoques et ils étaient souvent laissés pendant deux ou trois ans sur des îles désolées, vivant seuls dans des huttes misérables sous un climat morne, se demandant si leurs navires allaient un jour revenir les chercher.

« Île après île, côte après côte, » écrivit un historien, « les phoques avaient été annihilés jusqu’au dernier bébé disponible, sur la présomption que si le chasseur Pierre ne tuait pas tous les phoques en vue, le chasseur Paul ou Jacques n’aurait pas autant de scrupules. » Venu 1804, sur l’île même où Amasa avait estimé qu’il y avait eu des millions de phoques, il y avait plus de marins que de proies. Deux ans plus tard, il n’y avait plus de phoques du tout.

La Machine de la Civilisation

Il existe une symétrie inverse presque parfaite entre le vrai Amasa et l’Achab de fiction, avec chacun représentant une facette de l’Empire états-unien. Amasa est vertueux, Achab Vengeur. Amasa semble pris au piège par le manque de profondeur de sa perception de la vie. Achab est profond; il scrute les profondeurs. Amasa ne voit pas le mal (surtout le sien). Achab voit uniquement la « malice intangible » de la nature.

Les deux sont représentatifs des industries les plus prédatrices de leur époque, leurs navires transportant ce que Delano a appelé une fois la « machine de la civilisation » dans le Pacifique, utilisant l’acier, le fer et le feu pour tuer des animaux et transformer leurs cadavres en valeur ajoutée, sur place.

Pourtant Achab est l’exception, un rebelle qui pourchasse sa baleine blanche contre toute logique économique rationnelle. Il a piraté la « machine » que son navire représente et s’est retourné contre la « civilisation ». Il poursuit sa quête quixotique en violation du contrat qu’il a avec ses employeurs. Quand son second, Starbuck, insiste que son obsession fera dommagé aux bénéfices des propriétaires du navire, Achab rejette cette préoccupation: « Laissez les propriétaires se tenir sur la plage de Nantucket et crier plus fort que les typhons. Que s’en soucie Achab? Propriétaires, propriétaires? Tu me bassines sans cesse, Starbuck, avec ces misérables propriétaires, comme si ces propriétaires étaient ma conscience. »

Des insurgés comme Achab, tout aussi dangereux pour ceux qui les entourent qu’ils soient, ne sont pas les principaux moteurs de la destruction. Ils ne sont pas ceux qui chasseront des animaux jusqu’à quasi-extinction – ou qui aujourd’hui forcent le monde jusqu’au précipice. Ce serait là les hommes qui ne sont jamais en dissidence, qui soit sur la ligne de front de l’extraction soit dans les arrières-chambres corporatistes administrent la destruction de la planète, jour après jour, inexorablement, sans faire sensation, leurs actes contrôlés par une suite toujours croissante d’abstractions financières et de calculs faits dans les bourses de New York, Londres et Shanghaï.

Si Achab est toujours l’exception, Delano est toujours la règle. Tout au long de ses mémoires, il se révèle comme étant toujours fidèle aux coutumes et institutions de la loi maritime, récalcitrant à faire quoi que ce soit qui endommagerait les intérêts de ses investisseurs et assureurs. « Toutes les mauvaises conséquences, » écrivit-il en expliquant l’importance de la protection des droits de propriété, « peuvent être évitées par celui qui a la connaissance de son devoir, et est fidèlement disposé à obéir à ses diktats. »

C’est dans la réaction de Delano aux révoltés ouest-africains, une fois qu’il se sera finalement rendu compte qu’il était la cible d’une arnaque montée avec précaution, que la distinction séparant le chasseur de baleines du chasseur de phoques devient claire. L’Achab hypnotique – le « vieux chêne piqueté par la foudre » – a été pris comme prototype du totalitariste du vingtième siècle, un Hitler ou Staline unijambiste qui se sert de son magnétisme émotionnel pour convaincre ses hommes de le suivre volontairement dans sa chasse maudite après Moby Dick.

Delano n’est pas un démagogue. Son autorité prend ses racines dans une forme beaucoup plus commune de pouvoir: le contrôle du travail et la conversion de ressources naturelles en raréfaction en objets revendables. Alors que les phoques disparaissaient, par contre, aussi disparaissait son autorité. Avec le temps, Delano devait de plus en plus avoir recours au châtiment corporel, aux flagellations pour la plus mineure des infractions, afin de garder le contrôle de son navire – en fait, jusqu’à ce qu’il croise le navire esclavagiste espagnol. Delano était peut-être personnellement contre l’esclavage, mais une fois qu’il a réalisé qu’il avait été pris pour un idiot, il rassembla ses hommes pour reprendre le contrôle du navire esclavagiste et pacifier les révoltés, violemment. Ce faisant, ils éviscérèrent quelques-uns d’entre eux et les laissèrent se tordre dans leurs entrailles, se servant de leurs lances à phoques, que Delano décrivait comme étant « extrêmement affutées et aussi brillantes que l’épée d’un gentilhomme. »

Pris dans les tenailles de l’offre et de la demande, pris au piège dans le vortex de l’épuisement écologique, sans plus de phoques à tuer, sans argent à se faire, et son équipage au bord de la mutinerie, Delano rameuta ses hommes à la chasse – non pas d’une baleine blanche mais de révoltés noirs. Ce faisant, il ré-établit son autorité flageolante. Pour ce qui était des révoltés survivants, Delano les remit en esclavage. La propriété, bien évidemment, voulait dire qu’ils soient restitués ainsi que le navire à leurs propriétaires.

Nos Amasas, nous-mêmes

Avec Achab, Melville a regardé vers le passé, prenant Lucifer comme base pour son capitaine obsédé, l’ange déchu en révolte contre les Cieux, et l’associant à la « destinée manifeste » des USA, avec la poussée fiévreuse de la nation au-delà de ses frontières. Avec Amasa, Melville a aperçu l’avenir. Puisant dans les mémoires d’un capitaine réel, il créa un nouvel archétype littéraire, un homme moral sûr de son bon droit pourtant incapable de faire la connexion de cause à effet, aveugle aux conséquences de ses actes alors même qu’il se précipite vers la catastrophe.

Ils sont toujours avec nous, nos Amasas. Ils ont la connaissance de leur devoir et sont fidèlement disposés à en suivre les diktats, même jusqu’à la fin du monde.

Source: http://www.tomdispatch.com/blog/175798/



Catégories :Opinion

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