Le saviez-vous? Beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial à la France

africa-france-relationshipPar Mawuna Remarque Koutonin, le 28 janvier 2014

Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial à la France, et ce malgré l’indépendance!

Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français et opta pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris s’en indigna et, dans un acte de fureur historique, ordonna à son administration en poste en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait à leur yeux les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et en détruisant tout ce qui ne pouvait pas être déplacé: les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs furent écrasés et sabotés; les chevaux, les vaches dans les fermes furent abattus, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment d’envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s’est emparée des élites africaines et à la suite ces événements aucun autre pays ne trouva le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ».

Pour les pays nouvellement indépendants, il a fallu trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier Président de la République du Togo, un petit pays d’Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français:

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte de colonisation proposé par De Gaulle mais accepta de payer en contrepartie une dette annuelle à la France, pour les prétendus avantages obtenus durant la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas saccager le pays en pliant bagage. Toutefois, le montant exigé par la France était si élevé que le remboursement de la prétendue « dette coloniale » approchait 40% du budget national en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant devint très instable, et afin de se sortir de cette situation Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale, le FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu’il ait commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara de lui, et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante: Olympio fut exécuté par un ex-légionnaire français, le sergent de l’armée Étienne Gnassingbé qui, au passage, reçut une prime de 612 dollars de la part de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve d’Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais cette idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962 Modiba Keita, le premier Président de la République du Mali, décida également de se retirer du système monétaire FCFA (imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants).

En effet, pour le président malien qui penchait davantage vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait par ce pacte avec la France devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d’un coup d’état mené par un autre ex-légionnaire français des Affaires Étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait pour se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poing contre les présidents nouvellement élus :

  • Le 1er Janvier 1966, Jean-Bedel Bokassa, ex-légionnaire français, menait un coup d’état contre David Dacko, le premier Président de la République Centrafricaine.

  • Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier Président de la République de Haute-Volta aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex-légionnaire français qui avait combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie, contre l’indépendance de ces pays.

  • Le 26 Octobre 1972, Mathieu Kérékou, qui était un garde du corps de Hubert Maga, le premier Président de la République du Bénin, dirigea un coup d’état contre son Président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait, au cours des 50 dernières années, sur un total de 67 coups d’état s’étant déroulés dans 26 pays d’Afrique, 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

Nombre de coups d’état en Afrique, par pays

Ex-colonies françaises

Autres pays africains

Pays

Nombre de coups d’état

Pays

Nombre de coups d’état

Togo

1

Égypte

1

Tunisie

1

Libye

1

Côte d’Ivoire

1

Guinée Équatoriale

1

Madagascar

1

Guinée-Bissau

2

Rwanda

1

Liberia

2

Algérie

2

Nigeria

3

Congo–Kinshasa/RDC

2

Éthiopie

3

Mali

2

Ouganda

4

Guinée-Conakry

2

Soudan

5

sous-TOTAL 1

13

Congo-Brazzaville

3

Tchad

3

Burundi

4

Centrafrique

4

Niger

4

Mauritanie

4

Burkina Faso

5

Comores

5

sous-TOTAL 2

32

TOTAL (1 + 2)

45

TOTAL

22

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée mais active,dans la préservation d’une forte emprise sur ses anciennes colonies; peu importe comment, et peu importe le prix.

En Mars 2008, l’ancien Président français Jacques Chirac déclarait:

« Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans les puissances de troisième rang »

Le prédécesseur de Jacques Chirac, François Mitterrand, avait déjà prophétisé en 1957 que « sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21ème siècle. »

À l’instant même où j’écris cet article, 14 pays africains sont obligés par la France à travers le pacte colonial de placer 85% de leurs réserves à la Banque Centrale de France, sous le contrôle du Ministère des Finances français. Jusqu’à maintenant, en 2014, le Togo et 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France par un style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui fournit une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance d’Afrique, et ce tous les ans.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire à ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués, ou d’être victimes d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, au contraire d’une protection amicale, la protection de l’Occident est souvent offerte en échange de la renonciation à servir leur propre peuple ou l’intérêt de la nation.

S’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux, les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple .

En 1958, effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais c’est l’indépendance et ils veulent qu’elle ait lieu; seulement, dans l’amitié avec la France, et pas en litige. »

Dès lors la France a accepté une « indépendance sur le papier » pour ses colonies, mais a signé en parallèle des « accords de coopération », précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les liens avec la monnaie (le franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes du pacte de colonisation qui se poursuit depuis les années 1950:

1. La dette coloniale pour les avantages de la France colonisatrice

Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France pendant la colonisation dans le pays.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons (nous aider avec des informations).

2. Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France, à la Banque Centrale.

La France a détenu les réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée Équatoriale et Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car elle est gérée par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales africaines centrales comme l’UEMOA ou la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la Banque Centrale du CFA, chaque Banque Centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65% de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi que 20 % de plus pour couvrir les passifs financiers.

Les Banques Centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre, équivalant à 20% des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref, plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, de la proportion la réserve de change détenue par le Trésor français qui leur appartient en tant que groupe, ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaît les montants figurant dans les « comptes d’opérations » et où ces fonds sont investis; s’il y a ou non un bénéfice sur ces investissements; et ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux Banques Centrales des états africains, » écrit le Dr Gary K. Busch.

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour éclairer un peu ce côté sombre de l’ancien empire.

La finalité reste: Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter à des taux commerciaux sur les 65% de leur argent détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve. Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français, et voici une courte transcription de l’extrait : « Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques vient précisément de l’exploitation du continent africain. »

3. Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans les pays

La France a la priorité en matière d’achats sur toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex-colonies. C’est seulement face à un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4. Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l’attribution des marchés publics les entreprises françaises doivent être prioritaires, et les marchés étrangers ne sont considérés qu’ensuite. Le fait que les pays africains puissent obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex-colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5. Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs en formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état, ou encore à d’autres fins !

6. Droit pour la France de pré-déployer des troupes et d’intervenir militairement dans les pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « accords de défense » attachés au pacte colonial, La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et des installations militaires entièrement gérées par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique

french-military-bases-in-africa

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et en a blessé 1200 autres).

Après la réussite du coup d’état par la France et le transfert de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant la Côte d’Ivoire.

7. Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui, Monsieur. Vous devez parler français, la langue de Molière! Une organisation de diffusion de la langue et de la culture française a été créée. Appelée « Francophonie », elle regroupe plusieurs branches et organisations affiliées qui sont toutes contrôlées par le Ministre français des Affaires Étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous avez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et de ses idées. C’est très limitant.

8. Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale, le FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France: un tel système maléfique est dénoncé par l’Union Européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance d’Afrique, et ce tous les ans.

Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français. Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système mais sans succès.

9. Obligation d’envoyer le rapport annuel en France du solde et de la réserve

Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétariat des Banques Centrales des ex-colonies, et le secrétariat de la réunion bi-annuelle des Ministres des Finances des ex-colonies sont effectués par la Banque Centrale française/Trésor.

10. Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation de la France

Les pays africains en général sont ceux qui ont le moins d’alliances militaires inter-états. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex-colonisateurs ! (drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux!)

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

11. Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez qu’il a fallu seulement 6 semaines à l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient leur être utiles pour conserver la « grandeur de la France » à l’avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

Tout d’abord, la France est gravement accro’ au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de créativité et d’imagination chez l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de deux institutions qui sont complètement gelées dans le passé, habitées par des paranoïaques psychopathes, « les hauts fonctionnaires » qui répandent la crainte de l’Apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19è siècle. Ce sont: le Ministère des Finances et du Budget français, et le Ministère des Affaires Étrangères français.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans en demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

La première réaction des gens, lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand? »

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 (près d’un siècle et demi) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les pays africains payent la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense qu’un siècle de paiement supplémentaire pourrait être de trop.

Mawuna  Remarque KOUTONIN

Source : http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

Via: http://www.africa-libre.com/fr/politique/688-france/2268-14-pays-africains-forces-par-la-france-a-payent-limpot-colonial-pour-les-avantages-de-lesclavage-et-de-la-colonisation

Et: http://reseauinternational.net/2014/02/21/le-saviez-vous-beaucoup-de-pays-africains-continuent-de-payer-un-impot-colonial-a-la-france/



Catégories :France

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29 réponses

  1. A reblogué ceci sur abdoufilaliet a ajouté:
    A lire sans aucun prétexte

  2. acceptez de vivre tous en paix bande de con

    • Rhôôô…
      Tu sais quoi? Loin de moi l’idée de rejeter ton idée lumineuse mais sensiblement, pour des raisons extérieurs au peuple, au mieux incimoplètes sinon en tout cas inefficaces pour effectuer un impact réel sur « l’état de la démocratie » en ces lieux…
      Du coup, passes le balai chez toi avant de venir nous faire la morale… 😛

  3. Cet article est truffé de contre vérités
    Le plafond des 20% relatives aux dernières recettes fiscales constituant le financement monétaire du Trésor n’existe plus. Le chiffre de 65% de nos réserves en compte d’opération est ramené à 50%. Qui plus est la France nous paie une compensation en cas de baisse du taux de rémunération (ce montant a atteint 417 milliards en 2002).. Ces réserves couvrent nos importations de produits manufacturés puique nous ne produisons même pas d’aiguilles et que les domestiques et les mandiants des rues de Dakar et d’Abidjan ont tous de tel galaxy derniers cris
    Pour les accords de défense, le Mali et le Tchad n’existeraentt plus avecleur frontières actuelles sans l’intervention française.
    Pour le reste consulter dans youtube mon intervention sur le FCA avec le journaliste Aliou diarra ( Emission perspectives du dimanche avec Cheikh Tidiane DIAGNE)
    Ps c’est le groupe anglophone qui veut démantele notre zone alors que le Ghana et le Nigéria utilisent le

    • Cet article est truffé de vérités qui t’emmerdent, et qui sont mathématiquement incontestables… Vas te faire foutre et jouer ailleurs, sale troll…

      • Allez Willsummer, soyez gentil avec le Cheikh (un peu de respect pour nos cheikhs), vous n’avez pas lu qu’il est intervenu sur youtube? T’as pas compris? Sans l’intervention militaire, le Tchad et le Mali seraient rayés de la carte! La centrafique aussi Cheikh? Et qui paye et financent ces guignols et le forment pour devenir des empereurs de leurs pays? Hein? Dites-nous Cheikh svp?
        Allons, un peu de retenu willsummer nous allons passer pour les gamins turbulents de la classe!

      • Jamal mon frère (Islaam, cheikh al’ Allah, la paix soit avec toi), je te prie de bien vouloir pardonner ce qui pourrait être vu comme omission, de la part de ton règne éclairé, mais qui est en fait une ignorance de ma part et que je t’invite à combler si tu le veux bien…
        Par voie de conséquence je t’invite à accepter ma volonté d’être un voyageur par tes terres et parmi ton peuple, afin de lui fournir la voix de résonance que, par l’entre mise de velléités internationales qui leur échappent, les voies médiatiques usuelles lui font défaut…
        Tope-là, mon pote… Ceci peut-il faire l’affaire…? 😉

  4. Bonheur et Michel Terrier, vous les français vous avez exploité l’Afrique depuis plus de 50 ans,et vous continuiez à le faire jusqu’à aujourd’hui . C’est à cause de vous que l’Afrique vivre dans la pauvreté. mais très prochainement vous regrétez de tous ce que vous avez fait . vive l’Afrique et l’enfer à la France

  5. Oui surprenant comme article, c’est un sujet que je n’avais jamais exploré. En fait la France rémunère à 1,5% ces dépôts (cf. https://www.tresor.economie.gouv.fr/8165_principes-et-modalites-de-fonctionnement-de-la-cooperation-monetaire ) alors que sont taux moyen d’emprunt est à un peu plus de 2 % (cf. http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND ). Donc si l’on peut parler de rémunération c’est un avantage compris entre 0,5 et 1 % des sommes déposées qu’il faut mettre face à la garantie monétaire accordée. Je ne sais pas évaluer le coût de cette garantie par la France, il faudrait demander à un vrai économiste comme Gaël Giraud.
    Pour ce qui est de l’histoire colonial, je n’ai pas non plus la capacité de connaître le déroulement des coups d’Etat, mais d’un point de vue économique la thèse de doctorat de Jacques Marseille va totalement en sens contraire de cet article ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_colonial_fran%C3%A7ais ).
    D’une manière générale le ton polémique et les chiffres qui laissent dubitatifs (accès à 4 % par le français?) m’invitent à prendre du recul par rapport à cet article !

  6. De la désinformation à l’état pur !

  7. Comment peut on écrire autant de conneries, et en plus être cru par quelques uns…. effarant !!!

    • @bonbeur: Ce serait peut-être moins con de commencer par démontrer la connerie de ce qui est écrit

    • Mon bonbon de miel, je vais vous le dire. Vers le milieu des années soixante voire 70, j’ai tenu dans mes mains des reçus de « droits de port » ou droit d’accès aux marchés (les souks) hebdomadaires au Maroc que l’on payait pour pouvoir exposer et vendre des produits, des animaux, droit de stationnement de bêtes, de charrettes, de véhicules, etc, ….. , ces petits reçus étaient rédigés en arabe, en français et en espagnol et je me suis longtemps posé la question pourquoi autant de langues? (on était bilingue)

      La réponse est que ces taxes payées par nos compatriotes, étaient versées paraît-il (info à vérifier) pour le remboursement de frais de guerre par le Maroc aux français et aux espagnols. Quelle guerre? Le Maroc était déjà sous protectorat dès 1912. Peut-être celle menée par les armées française et espagnole pour déloger Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi qui s’était réfugié dans le maquis ? Ou alors le remboursement des Guerres hispano-marocaine (1859-1860) et des frais d’installation du protectorat? Vous savez c’est difficile d’aller demander aux gouverneurs des banques centrales à qui nos pays africains continuent de payer des impôts!

      Et puis, il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur les actionnariats dans les offices nationaux, des consortiums d’exploitations minières et énergétiques, des banques des pays africaines, des assurances, de tous les transports, des holdings africains, bref là où il y a de la valeur ajoutée et où il y a du pognon à cueillir sans rien risquer et le tour est joué!

      Ignorons tout c’est mieux et on aura moins mal!

  8. on doit prendre notre courage en main et chassez ces pilleurs de français

    • Nous n’avons aucun courage! Nous ne chasserons personne, nous aimons la France (théorique) parce que c’est tout ce que l’on a assimilé pendant notre tendre enfance, nous sommes ainsi francisés (théoriquement)! La pratique c’est une autre affaire, c’est héréditaire, donc séculaire et nous ne le sommes pas encore, séculaires, mon bon ami!

      • Vous n’aimez que ce qui brille… Je vous connais!!!
        J’ai eu l’habitude de penser que les Occidentaux pensaient trop vite, et les Blancs pas assez… Qu’en penses-tu, réalistiquement?

  9. a quand l’indépendance des pays africains

    • Même pas après une autre révolution française. D’ailleurs, à la suite de la première les gouverneurs des colonies n’ont jamais été capables d’appliquer les fameuses égalités et droits de tous! Et nos gouvernant formés à l’école que l’on connaît, diront que c’est une affaire française!

  10. europa ha vivido siempre de los demas paises, todas las casas reales se han mantenido gracias a los tesoros del africa y america latina y siempre seguiran haciendolo si los ciudadanos aceptan, tan simple como eso

    • Atrás han quedado los días de « victoria siempre » la memoria humana es la imagen de « RAM » a una computadora y la era digital empeorará las cosas!
      Las cosas han llegado a ser tan volátil como el sit-in ocupar la Plaza Mayor de Madrid.

      ¿Quién se acordará de la marcha memorable de « indignados » y la manifestación histórica de los ciudadanos estadounidenses en las cercanías de Wall Street?

      Los índices del mercado de valores quizás?

  11. Bann visye sa yo, ou pa wè se lè Desalin fin mouri yo mande lajan an..yo konnen byen yo pa tap ka fè derespektan sa a sou amperè a.
    Menm 21 milya dola sa a koute Ariste pouvwa l nan lane 2004 paske l te mande lafrans pou remèt Ayiti lajan sa a.
    Sèl sa mwen konnen, Ayiti rete nan listwa paske l te kouri deyè bann salòp sa yo. Jodi a yo mete n nan mizè( 21 milya dola defisi) men nap leve kanpe ak tèt ansanm.
    L’union fait la force… Ayiti tout tan!

    • Osi lontan ke rete ak kèk pwopriyete meni an Frans Dr Duval ak decsendance li (ti bebe doc …) ak sèrviteur yo yon pou pran retrèt lò ak iminite ak lavi enpinite se ranvèse ….. ki sa ki 21 milya dola pou balans lan komès toujou tranble kolon?

      Eske ou te tande pale de yon pwosè kont Duval, pitit gason, li tonton macout?
      QED ….

      Pandan se tan rekonstriksyon an nan Ayiti ak asistans sekou pòv pèp ayisyen an ….. yo salmoneloz soti nan pi lwen pase kavo a (regrèt Indo-bangalo-ame Nasyonzini ak pri ki ba) ki sipòte yo …. ak jivraj la sou gato a se antreprenè patri kolonyal la li pral retounen!

      Pòv m ‘, Arab, mwen menm mwen te pale ayisyen wawou pa vle m’ frè ak sè ayisyen. Nou menm tou nou kenbe menm sendwòm a!

      Jamal debouse pa Jamal peryòd!

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