Les Poppers, cause cachée du SIDA

assorti-poppersPar Renaud Russeil, le 1 novembre 2011

Les poppers, vous connaissez ? Sans doute que non, puisque ces petits flacons contenant un médicament vasodilatateur sont surtout connus de certains homosexuels qui les « sniffent » pour stimuler leur sexualité parfois débridée. Ce qui est plus étrange, c’est que cette drogue « récréative » continue d’être méconnue alors que sa consommation augmente et que les effets toxiques des nitrites inhalés sont largement démontrés. Même leur interdiction récente de vente libre en France est passée quasiment inaperçue, hormis dans les milieux gays qui en banalisent l’usage festif et se scandalisent des mesures restrictives. Avec ce dossier, Néosanté entend briser le tabou et rappeler que les poppers sont à tout le moins un facteur de risque associé au SIDA, voire LA cause la plus probable du syndrome d’immunodéficience acquise. Car si ce que vous allez lire peut avoir des allures de révélation, l’enquête de Renaud Russeil ne réinvente nullement l’eau chaude : dès le début des années 80, les petites bouteilles qui font « pop » étaient déjà identifiées parmi les suspects. Trente ans plus tard, leur culpabilité demeure bien plus crédible que celle du virus VIH !

Le lien entre la toxicomanie et la chute des défenses immunitaires est connu depuis longtemps. C’est ainsi que de nombreuses études ont spécifiquement démontré la relation de cause à effet entre la consommation de nitrites et les maladies que développèrent les premiers malades du sida, des homosexuels des régions de Los Angeles et de New York. Mais les poppers n’entraient pas dans la liste des drogues dures jusqu’à une époque récente ; ceux qu’ils ont rendu malades et probablement tués ne sont pas classés dans la catégorie des « morts par toxicomanie ». Les effets immunosuppresseurs connus des poppers et des autres drogues ont été par la suite attribués à un rétrovirus, le VIH. Pourtant, si l’on met bout à bout les informations scientifiques disponibles sur le sujet, les causes réelles qui déterminèrent l’apparition du sida aux Etats-Unis prennent un autre éclairage. En 1984, quand on annonce que le VIH est le seul responsable du syndrome d’immunodéficience acquise, plus personne ne parle des poppers à l’exception des dissidents(1) . Il est donc nécessaire de remonter aux débuts de l’épidémie pour comprendre le rôle joué par les nitrites inhalés dans l’apparition et la définition du sida.

Un médicament de dernier recours

Le nitrite d’amyle est synthétisé pour la première fois en 1844 par le pharmacien français Antoine Jérôme Balard. Il est mis en valeur quelques années plus tard pour ses effets dans le suivi des patients ayant souffert d’une angine de poitrine, maladie cardiovasculaire aussi appelée angor. Bien entendu, la prise de nitrite d’amyle à des fins médicales reste très occasionnelle. Elle intervient quand le patient souffre de spasmes coronariens, une insuffisance respiratoire causée par le rétrécissement des artères, provoquant le manque d’oxygène irrigué vers le coeur. A ce stade, la thérapie a peu d’effets secondaires indésirables.
Quand le sida apparaît, en 1979, le syndrome est d’abord appelé GRID, Gay Related Immune Deficiency (le déficit immunitaire lié à l’homosexualité). Michael Gottlieb, médecin spécialisé en maladies vénériennes contractées par de jeunes homosexuels mâles, est le premier à identifier le phénomène à Los Angeles. New York sera la deuxième ville touchée. Mais pourquoi la maladie frappe-t-elle uniquement des homosexuels, uniquement dans ces deux régions ? Comment expliquer cette anomalie s’il s’agit réellement d’une maladie infectieuse ?

L’emblème de la cause gay

A cette époque, il existait deux catégories d’homosexuels. La grande majorité menaient une vie normale, en couple, ou avec un partenaire occasionnel ; au lieu d’être hétéros, ils étaient homos, point final. Le deuxième groupe, de taille beaucoup plus petite, se concentrait dans les régions de Los Angeles et New York ; il s’adonnait à des « pratiques extrêmes » : sexualité totalement débridée, soutenue par la consommation de produits hautement toxiques et immunosuppresseurs, allant de la cocaïne ou de l’héroïne à l’alcool, en passant par les poppers. Pourquoi les poppers ? Les inhalants à base de nitrites et de solvants possèdent des propriétés répondant aux besoins de cette clientèle : 1) ils intensifient et prolongent la sensation d’orgasme lors de l’acte sexuel, 2) ils provoquent un relâchement des muscles du sphincter , ce qui facilite les pénétrations anales, 3) ils soulagent les douleurs provoquées par des pénétrations fréquentes et répétées, 4) ils ont des effets psychotropes puissants. Dans les Seventies, la vogue poppers atteint son apogée ; tous les magazines gays sont emplis de publicités vantant les effets miraculeux des nitrites. On voit régulièrement dans les clubs homosexuels, des gars les yeux hagards, qui se baladent un flacon de poppers sous le nez. Historiquement, cette drogue moderne est associée au mouvement de libération de la cause gay aux USA des années 70. Si les homosexuels sont les premières victimes historiques du sida, il est facile de comprendre que tous les homosexuels ne sont pas concernés au même titre. Michael Callen fut l’un des premiers malades à New York, atteint de nombreuses maladies opportunistes. A cette époque, le sida nous est présenté comme une maladie qui tue en quelques mois. Paradoxalement, pendant 11 ans, Michael Callen sera l’un des meilleurs avocats de la cause gay aux Etats-Unis, dénonçant le style de vie des malades dont il fait partie, comme l’une des causes premières du sida (voir encadré).

Un dérivé de la dynamite !

Le terme nitrite vient de nitroglycérol, ou encore trinitrine, autrement dit le TNT, ou encore la dynamite. En fait, cette dernière possède de nombreux dérivés utilisés en médecine pour leurs facultés vasodilatatrices (2) . C’est le cas du nitrite d’amyle, qui a des origines communes avec le Viagra. Ils furent tous deux conçus pour faciliter les besoins respiratoires des angineux. Et comme le Viagra, le nitrite d’amyle stimule les organes sexuels masculins.
A l’origine, le médicament se vend sous forme liquide, dans de petites ampoules de verre à l’intérieur d’un tissu (Le Vaporole); elles portent le nom de « perles ». Le consommateur écrase l’ampoule dans un mouchoir, qu’il porte aussitôt devant son nez pour en inhaler les émanations. Au moment où l’ampoule se brise, elle émet un petit bruit sec, un « pop », qui lui vaut son nom, popper. Le plus important producteur de ce médicament à base de nitrite d’amyle est le géant pharmaceutique Burroughs Welcome. Les inscriptions de la boîte de Vaporole indiquent clairement de chaque côté du couvercle, « POISON ». Curieusement, Burroughs Welcome est aussi le futur fabricant de l’AZT. L’AZT est ce médicament antiviral longtemps vanté comme la seule thérapie pour lutter contre le sida. Pourtant, l’AZT n’a jamais guéri personne ; il a surtout déclenché une vaste polémique à cause de ses effets secondaires excessivement toxiques(4) . Dans les années soixante, quand le Vaporole est remplacé par des dragées (à base de nitroglycérol), son fabricant lui cherche de nouveaux débouchés.

Une drogue de combat

L’Amérique est en pleine guerre du Vietnam et Burroughs Welcome(3) se tourne vers les soldats. Car en plus des effets vasodilatateurs répondant aux besoins des angineux, le nitrite d’amyle produit une pulsion vitale intense, immédiate (en une quinzaine de secondes), qu’accompagne une forte sensation d’euphorie. Les poppers deviennent le stimulant des GI en Asie du Sud-Est, leur drogue légale (la toxicomanie des GI pendant la guerre du Vinam est un fait historique établi). Quand ils rentrent au pays, ces GI réclament leur drogue favorite. Ils accomplissent les démarches nécessaires et grâce à l’aide des fabricants, la vente de poppers est légalisée par la Food & Drug Administration (FDA). Le grand public peut s’en procurer sans ordonnance. Un an plus tard, les résultats sont catastrophiques : nombreuses brûlures cutanées, évanouissements, problèmes respiratoires, anomalies sanguines… La vente de poppers est de nouveau soumise à ordonnance par la FDA.

Le boom commercial

C’est alors qu’un étudiant homosexuel californien, Clifford Hassing, utilise un autre dérivé, le nitrite de butyle, également mis au point à la fin du 19ème siècle, qui n’a jamais servi à des fins médicales (Brunton, 1897). Puis des laboratoires privés produisent le nitrite d’isobutyle et de propyle. Tous les nitrites d’alkyle aliphatiques ou cycliques possèdent des effets vasodilatateurs : ils relâchent les muscles des vaisseaux sanguins. Quand ces effets atteignent les vaisseaux cérébraux, ils augmentent la pression à l’intérieur de la boîte crânienne, produisant une sensation euphorique de « hauteur » ; ils accroissent aussi les performances sexuelles (Everett, 1975 – Hollister, 1975). Mélangés à des solvants, ils envahissent bientôt le marché, conditionnés dans des flacons opaques de 20 à 30 ml, de couleur marron, vendus dans les sex-shops, les lieux publics fréquentés par les homosexuels, par correspondance via les magazines gays, puis par internet. Le consommateur dévisse le bouchon du récipient près de son nez pour en inhaler les émanations toujours extrêmement volatiles, rappelant l’odeur froide et la sensation corrosive du kérosène. L’effet d’une inhalation est de courte durée, 5 à 10 minutes en moyenne. Il est donc nécessaire d’en inhaler fréquemment pour maintenir les effets toute une soirée, ou toute une nuit.

Des aphrodisiaques… désodorisants

Malgré l’obligation de présenter une ordonnance pour obtenir des nitrites pharmaceutiques, leur utilisation en tant que drogue gagne du terrain. Les premiers effets toxiques sont répertoriés. En 1976, le NIDA (National Institute on Drug Abuse) enregistre 13 admissions aux urgences dues à des effets secondaires de prise de nitrites, tandis que 84 autres cas d’effets indésirés sont enregistrés par les services de santé aux USA. Les nitrites sont devenus les aphrodisiaques de la communauté gay moderne et libérée des Seventies. Sous la pression des fabricants, la FDA accepte qu’ils soient remis en vente libre, à condition d’être étiquetés et vendus comme des désodorisants d’intérieur. Le journaliste gay du New York Native, John Lauritsen, dénonce alors un scandaleux tour de passe-passe : « Si une drogue comme le nitrite de butyle peut être commercialisée en tant que «désodorisant d’intérieur», cela veut dire que l’on peut vendre ce que l’on veut comme on veut. On vendra bientôt de l’héroïne en prétendant qu’elle soigne les piqûres de moustiques (en usage externe uniquement), et des grenades serviront de presse-papier. » Si l’utilisation des poppers comme drogue récréative a donc commencé au début des années 60, la « folie poppers » a pris toute son envergure entre 1974 et 1979. On évalue qu’en 1978, il s’est vendu plus de 100.000 flacons de nitrites pour un chiffre d’affaires de 50 millions de dollars. En 1980, les ventes atteignent les 100 millions de dollars ; le NIDA estime alors que 5 millions de personnes respirent des nitrites plus d’une fois par semaine. La quasi-totalité sont des gays. En 1979, 19 cas de sarcome de Kaposi et de pneumocistis sont identifiés, 56 cas en 1980. En 1981, la consommation de poppers est officiellement, médicalement associée à ces maladies. Pourtant, par un second tour de passe-passe, ces cas sont bientôt renommés « sida », la nouvelle maladie infectieuse qui cherche désespérément son virus jusqu’en 1984.

Les premiers cas de sida

En 1980, Thomas Haley, toxicologue américain renommé, publie un résumé de deux pages contenant 115 références associées aux effets toxiques des nitrites. En 1981, quand apparaît le sida (alors appelé GRID), toutes les personnes qui étudient les effets de la consommation toxicomane de nitrites savent qu’ils sont l’une des causes du Sarcome de Kaposi (KS) et de la Pneumocystis Carinii Pneumonia (PCP), les deux maladies du sida des homosexuels aux USA et en Europe (Goedert et al., 1982). Le fait est établi d’un point de vue épidémiologique et biologique. Mais seule une catégorie d’homosexuels est concernée : ce sont les toxicomanes intenses dont la drogue favorite est le popper. Harry Haverkos, cadre du CDC, puis responsable du sida pour le NIDA, a conduit une étude sur 87 patients homosexuels souffrant de KS et de PCP . Cette étude confirmait le style de vie toxicomane de tous les patients, dont l’organisme est massivement imbibé par des drogues en tous genres : poppers (97% des patients), amphétamines (93%), cocaïne (66%), LSD (65%), mandrax (59%), chloroethane (48%), barbituriques (32%), héroïne (12%), drogues intraveineuses (17%). De plus, 58% des patients utilisaient au moins 5 drogues différentes et de manière très intense. Ajoutons à cela la sexualité exacerbée de ces patients, les échanges de pathogènes (MST) et la prise régulière importante d’antibiotiques à titre prophylactique. Ces personnes pouvaient-elles être en bonne santé ?

Le tour de passe-passe

Le profil des premières victimes homosexuelles du sida est donc établi. Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire des années 80-90 confirme cette tendance en France : qu’ils soient homosexuels et/ou des utilisateurs de drogues intraveineuses, la très grande majorité des malades du sida soumettent leur organisme à des produits reconnus hautement toxiques, immunosuppresseurs. Malgré cela, après l’annonce de la découverte du VIH (officialisée en avril 1984), médias et pouvoirs publics se désintéressent de l’incidence de la consommation de poppers (et autres drogues) sur la santé des homosexuels. Ils relaient uniquement l’information d’un virus transmis par des fluides corporels ou lors du partage d’aiguilles(6) . Les tentatives cherchant à démontrer que les principales pathologies qui affectent les patients homosexuels, le Sarcome de Kaposi (KS) et la pneumocystis (PCP), ont un lien direct avec leur mode de vie et principalement la consommation de nitrites, sont bannies de la recherche : elles ne trouvent pas de financement. Pourtant, de nombreuses études ont déjà démontré que l’inhalation de nitrites à doses concentrées pendant une longue période, a des effets cancérigènes, mutagènes et immuno-suppresseurs, des causes pouvant générer le KS et la PCP. De plus, les symptômes de ce cancer de la peau (le KS) apparaissent généralement sur le visage, autour du nez et sur la cage thoracique des patients, les deux parties de leur corps par où passent les nitrites inhalés avant d’atteindre le cerveau.

Des dangers avérés

Il faut attendre dix ans pour que l’orthodoxie médicale accepte de réviser sa copie. Le 24 mai 1994, Harry Haverkos organise une réunion intitulée, « Revue technique sur les inhalants nitrés ». Harry Haverkos a déjà publié plusieurs articles sur le lien entre les nitrites et le sarcome de Kaposi lié au sida. Robert Gallo, alors considéré comme le co-découvreur du VIH (avant d’être banni pour fraude scientifique) participe à la réunion. Lui aussi propose d’importantes révisions sur l’étiologie de la maladie. Le groupe de scientifiques présents établit plusieurs faits : 1) il est absolument nécessaire de prendre en compte les co-facteurs, dont les poppers; 2) le VIH ne cause pas le KS, il l’aggrave tout au plus; 3) le VIH n’est plus responsable de la mort des cellules T, son action est indirecte.
De fait, la littérature scientifique compte une quantité faramineuse d’études démontrant les effets toxiques des nitrites inhalés à fortes doses, comme dans le cas des toxicomanies pour lesquels ils ont été fabriqués et vendus. On sait que ces composés, comme toutes les drogues dures, répriment le système immunitaire. Goedert et al. (1982) soulignent que le ratio des lymphocytes dans le sang périphérique est moins élevé chez les utilisateurs que les non-utilisateurs. Hersch et al. démontrent en 1983 les effets immuno-suppresseurs des nitrites sur les leucocytes (globules blancs) du sang périphérique. Pendant leurs travaux, ils remarquent que les effets du nitrite d’isobutyle peuvent contribuer au développement de maladies infectieuses et de cancers ; pourtant, la durée d’exposition ne dépasse pas deux heures. Jacobs et al. (1983) démontrent la toxicité cellulaire des nitrites sur des souris. La diminution des cellules naturelles tueuses (défenses immunitaires) est démontrée par Lotzova et al. (1984). Ce n’est pas tout. Les nitrites provoquent aussi des déficiences pulmonaires, des lésions cérébrales, le rétrécissement artériel, l’atrophie du thymus, etc. Enfin, deux études révèlent que des homosexuels ne sont plus capables d’accomplir l’acte sexuel s’ils n’ont pas d’abord été stimulés par des poppers(8) .

Science sans scrupules

Seules deux études considèrent que les poppers ne sont pas des drogues dangereuses. La première fut réalisée sur des souris exposées à des vapeurs de nitrite d’isobutyle équivalentes à une désodorisation d’ambiance, conformément à la classification commerciale du produit (9) . Elle affirme en conclusion qu’aucun animal ne présentait avec certitude des réactions immunotoxiques. Les magazines et fabricants de poppers en firent leurs choux gras, heureux de posséder une référence provenant du CDC, qui ouvrait la porte à leur commerce très lucratif. Cette étude exonérant les poppers accompagna la nouvelle vague de publicités dans les magazines. Aujourd’hui, les scientifiques dénient cette étude, dont les protocoles ne correspondent à aucune réalité. Les homosexuels malades du sida, les consommateurs de poppers, respirent des nitrites à très fortes doses pendant 15 à 20 heures par jour, sur une durée allant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Lors de la réunion du 24 mai 1994 convoquée par Harry Haverkos, Daniel Lewis, l’un des signataires de l’étude, expliqua lui-même les raisons pour lesquelles cette étude ne pouvait plus être prise en compte.
La seconde étude fut longtemps considérée comme la «bible des poppers». Commandée en 1978 par Pharmex (fabricant d’une marque de poppers les plus vendues) qui l’a finança (200 000 dollars), elle força la décision du gouvernement de Californie de libéraliser la vente des nitrites sous forme de désodorisant d’ambiance (10). Pour la seconde fois, les doses de nitrites utilisées pour étudier leurs effets ne correspondaient pas à la réalité de la toxicomanie dont ils font l’objet dans la réalité.

Les poppers 50 ans plus tard

Fin juin 2011, le Baromètre Santé de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes, France) constate dans son rapport public que la consommation de poppers a significativement augmenté. En 2000, 2,4% des jeunes affirmaient en avoir déjà utilisé ; ils étaient 13,7% en 2008. Les cas d’abus et de dépendance sont relévés chez une population de plus en plus jeune. Effets psychotropes, quête de sensations fortes, ce sont des drogues idéales pour les raves qui s’étalent sur plusieurs jours, les orgasmes à rallonge, le besoin de sensations fortes, le kick pour relancer la machine, etc. Bien entendu, la grande majorité des jeunes gens ne consomment pas des poppers dans les mêmes conditions que les homosexuels des Seventies. Ils doivent néanmoins savoir que les produits utilisés sont de plus en plus frelatés et clandestins. Ils présentent donc des risques inconnus importants, comparés à ceux provenant des laboratoires pour usage médical. Les premiers nitrites fabriqués hors laboratoires contenaient déjà du kérosène, de l’acide chlorhydrique ou de l’anhydride sulfureux parmi d’autres impuretés. Rappelons aussi le témoignage de Michael Callen (encadré). Il n’y a pas de secret aux maladies consécutives à la prise de poppers et autres drogues. Des vies humaines sont en jeu ! C’est pour cette raison que les pouvoirs publics de la plupart des pays ont désormais interdit cette drogue aux effets reconnus mortels.

Les poppers et la loi

En France, le premier texte interdisant les poppers remonte à 1990 (décret n°90-274). Il ne prend en compte que les produits à base de nitrites de butyle et de pentyle. En 2007, un second décret (n° 2007-1636, 20 novembre) complète le premier, mais il est annulé en Conseil d’Etat le 15 mai 2009, suite à la requête du fabricant (France Conditionnement Création) et du distributeur (Men’s Club), au motif que, «le Premier Ministre, en l’état des éléments versés au dossier, a adopté une mesure excessive et disproportionnée au regard que risque la commercialisation de ce produit pour la santé et la sécurité des consommateurs.»
Par contre, depuis le décret daté du 29 juin 2011, paru au Journal Officiel le 7 juillet 2011 (Arrêté du 29 juin portant application d’une partie de la réglementation des stupéfiants aux produits contenant des nitrites d’alkyle aliphatiques, cycliques ou hétérocycliques et leurs isomères – Ministère du travail, de l’emploi et de la santé), les poppers, substances inhalées, sont interdits en France par les autorités sanitaires, à l’exception d’un usage strictement médical. Cette nouvelle loi, si elle perdure, met un terme au flou global qui régnait sur le sujet, entre revirements juridiques et commercialisation sauvage (cette dernière est toujours d’actualité). En Belgique, la loi dit que les poppers ne peuvent être délivrés ou vendus au détail que par les pharmaciens d’officine (annexe IV de l’arrêté royal du 22 décembre 1997) ; ils sont aussi repris dans les substances vénéneuses et toxiques (MB du 20/02/1998). Néanmoins, les consommateurs français se vantent de pouvoir se fournir sans problème en Belgique. Aux USA, vendus un temps comme des désodorisants d’intérieur et des parfums d’ambiance, puis comme des produits de nettoyage pour les lecteurs video, des dépoussiérants, les poppers sont désormais interdits, sinon très réglementés dans la quasi-totalité des états. Au Royaume-Uni, le nitrite d’amyle a été reclassé comme médicament délivrable uniquement sur ordonnance depuis le 13 janvier 1997. On peut en posséder, mais il est interdit d’en vendre si les nitrites sont inhalés. Ils sont uniquement délivrés en pharmacie et autres points de vente accrédités.

Dégâts en vue

Bref, ll semble que les autorités commencent enfin à prendre la mesure du danger que représentent les poppers. A ce jour, les substances volatiles inscrites au tableau des toxicomanies (dont les nitrites) ne sont cependant listées ni dans la Convention unique sur les stupéfiants des Nations Unies, ni dans la Convention sur les substances psychotropes de cette même organisation. Et dans les pays occidentaux, on se procure encore facilement cette drogue « sous le manteau » ou sur internet. Comme elle peut toujours être prescrite sur ordonnance, elle jouit par ailleurs d’une aura pharmaceutique qui fait dire aux groupements homosexuels qu’elle est moins dangereuse que l’acool ou le tabac. Certains sites gays vont même jusqu’à plaider que la substance est, à l’instar du canabis, victime d’une « politique hypocrite». Un produit de synthèse hautement toxique mis sur le même pied qu’une plante millénaire ! Plus troublant : les avertissements officiels portent sur les risques d’intoxication et d’atteintes oculaires, mais jamais sur les effets dévastateurs des nitrites contre le système immunitaire. A fortiori, la corrélation n’est jamais évoquée entre les poppers et le SIDA. D’ici à ce que que le lien soit (r)établi, les sinistres petites bouteilles risquent donc de faire encore beaucoup de dégâts….

Par Renaud Russeil

EN SAVOIR PLUS

Publications :
1. Aids, the failure of contemporary science de Neville Hodgkinson
2. Health and hazard of nitrites inhalents, chap 1, Nitrite inhalants, historical perspective de Guy R. Newell, Margareth R. Spitz, Michael B. Wilson.
3. The Aids War de John Lauritsen, chap 10, Poppers, the end of an era
4. Death Rush, de John Lauritsen et Hank Wilson (1986) rassemble et résume les articles publiés dans la littérature scientifique démontrant le danger que représentent les poppers (p19 David Durack – p24-25 Haverkos – p28 Harold Jaffe – p29 – p30, l’étude qui aurait voulu faire croire que les poppers n’étaient pas dangereux, avec explications).
5. Poppers – Compound risk for HIV infection (recherche bibliographique) – rassemble les études démontrant les effets toxiques des nitrites.
6. The story of poppers, par Ian Young
7. Enquête sur le sida : les vérités muselées – Renaud Russeil, Editions Vivez Soleil, 1997.

Des sites internet à consulter :
1. www.ofdt.fr
2. http://www.emcdda.europa.eu/publications/drug-profiles/volatile/fr
3. www.drogues.gouv.fr/autres-consommation/poppers-colles-solvants/
4. Vienna NGO Committee on Drugs

(1) Parmi les pionniers qui dénoncèrent des erreurs dans l’orthodoxie scientifique, on trouve Peter Duesberg, de l’Université de Berkeley, leader dans la recherche sur les retrovirus, et un journaliste gay newyorkais, John Lauritsen. Ils seront rapidement soutenu par Kary Mullis, prix Nobel de Chimie, Serge Lang, le monsieur propre de la science, Joe Sonnabend, médecin specialisé dans le traitement des maladies homosexuelles, et de nombreux scientifiques reconnus..
(2)Nitrostat, Nitrolingual, Nitro-Dur, Nitro-Bid, Minitran, Deponit, Transderm-Nitro, etc.
(3)BurroughsWellcome est devenu Glaxo Wellcome en 1996. Glaxo Wellcome a fusionné avec SmithKline Beecham en 2000, pour devenir GlaxoSmithKline, n°2 mondial de la pharmacie.
(4) D’après John Lauritsen, cette chimiothérapie était tellement dangereuse qu’elle avait été écartée du marché (pas d’AMM).
(5)Disease manifestation among homosexual men with acquired immune deficiency syndrome (Aids) : a possible role of nitrites in Kaposi sarcoma, 1982
(6) Alors que le risque de transmission du VIH est aujourd’hui reconnu comme infime – voir Neo Santé n°2, juin 2011 – les travaux de Nancy Padian.
(7)En 2009, il fera des révélations étonnantes dans le film House of Numbers, sur la mise en place de la stratégie sida aux USA.
(8)Ronald W. Wood, The Acute Toxicity of Nitrite Inhalants, NIDA Research Monograph 83.
(9)CDC, «An evaluation of the immunotoxic potential of isobutyl nitrite», Morbidity and Mortality Weekly Report, pp. 457-58, 64, 9 septembre 1983.
(10)Isobutyl nitrite and related compounds, par Nickerson, Parker, Lowry et Swenson – 95 pages.
(11)L’existence du sida et ses effets mortels ne sont remis en question par personne. Ceux que l’on taxe de « négationnistes » en soulignent seulement les origines non virales tels que modes de vie et toxicomanie.

REMEMBER
MICHAEL CALLEN

En 1982, Michael Callen apprit qu’il était atteint par le nouveau syndrome. Dès lors, il consacra les 11 dernières années de sa vie à convaincre les scientifiques et les homosexuels qu’il est nécessaire de prendre en compte le mode de vie de la communauté gay la plus touchée, pour comprendre les raisons de ses maladies (KS et PCP). Interviewé dans les années 90 par le journaliste du Medical Time de Londres, Neville Hodgkinson, il lui répondit ceci : « Essayez de vous envoyer 3 000 hommes avant d’avoir atteint 26 ans, et sans tomber malade ! J’étais un gosse. J’ai vécu la première vague de ceux qui eurent le sida : c’était les fondateurs du club des 10 000, ils avaient eu au moins 10 000 partenaires sexuels différents. » Michael Callen précisa que seule une minorité de gars dans cette communauté était branchée sexe de manière aussi extrême; tout le monde savait que les malades du sida appartenaient à ce groupe. Michael Callen fut l’un des premiers à dénoncer la responsabilité des drogues qui les aidaient à avoir des échanges sexuels répétés pendant des nuits entières (les poppers). Avec le recul, il comprit avec évidence que ces hommes concentraient, par effet de promiscuité, la totalité des microbes transmissibles qui existaient sur la planète. Concrètement, ils étaient tous constamment malades et s’infectaient les uns les autres. Dans son livre Surviving Aids, Michael Callen se souvient ne s’être posé aucune question en apprenant qu’il était atteint par la nouvelle maladie. Pouvait-il en être autrement ? Pas besoin de virus, sa sexualité et les drogues qu’il prenait pour l’assumer faisaient de lui le parfait candidat.
Il se rendait aux bains une fois par semaine, parfois deux. Là, il avait au moins quatre partenaires, ou plus. Cela dura pendant neuf ans, multiplié par cinquante-deux semaines – soit plus de 1800 contacts sexuels. Aux bains s’ajoutaient d’autres lieux fréquentés par les gays de New York, où il avait au moins trois partenaires par semaine – 780 de plus. Et il y avait les orgies ! L’Institut National du Cancer (USA) a confirmé, sur la base des études réalisées par le CDC en mars 1982 (Centre for Control Disease, Centre de Contrôle des Maladies infectieuses, USA), que «le nombre moyen annuel de partenaires sexuels mâles chez les patients homosexuels (du sida) durant leur vie était de 1160…»
Entre 1973 et 75, Michael Callen développa toutes les pathologies possibles et imaginables consécutives à son mode de vie : une mononucléose infectieuse (généralement provoquée par le virus d’Epstein-Barr) et une urétrite (infection de l’urètre). En 1975, il eut sa première blennorragie (infection des organes génito-urinaires). L’effet boule de neige se précipita. Les maladies se répétèrent chaque année, une ou plusieurs fois, en plus d’une infection amibienne, une infection shigelle (dysenterie bacillaire), suivie d’une première syphilis. A partir de 1981, chaque relation sexuelle se traduisait par le réveil d’une maladie sexuellement transmissible (MST), auxquelles s’ajoutèrent bientôt un herpès, des verrues vénériennes, des salmonelles, le virus d’Epstein-Barr, etc., jusqu’au diagnostic final. En 1982, on annonça à Michael qu’il était atteint du GRID sous forme de cryptosporidiose (infection intestinale touchant habituellement les bovins, inconnue chez l’homme), accompagné de déshydratation irréversible. Le traitement n’existait pas.
Michael Callen signa alors avec Richard Berkowitz, un remarquable article dans le New York Native de novembre 1982, intitulé «Nous savons qui nous sommes» : «Nous sommes restés silencieux parce que nous avons été incapables, ou parce que nous avons refusé d’accepter la responsabilité qu’ont joué nos propres excès vis-à-vis de nos problèmes de santé. Mais nous savons profondément qui nous sommes, et nous savons pourquoi nous sommes malades. » Michael est décédé le 27 décembre 1993, officiellement de complications liées au sida. Mais son décès n’obère nullement sa lucidité : un tel mode de vie et une tel passé pathologique ont plus sûrement usé son organisme que le trop commode coupable viral .

Source: http://www.neosante.eu/les-poppers-cause-cachee-du-sida/



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53 réponses

  1. Bonjour, je tenais à rapporter ma propre expérience. Pour ma part, diagnostiqué S+ en 2003, j’utilisais des drogues dont le poppers mais pas non plus à forte dose.Pendant 10 ans j’ai vécu avec cette épée de Damocles et je faisais mes examens tous les 6 mois en attendant sagement qu’on m’oblige a prendre mes pilules pour ne pas mourir .. (à savoir, on vous prescrit un traitement quand vos CD4 sont très bas). En 2013 je découvre la supercherie (une parmi tant d’autres), je décide d’arrêter d’aller faire mes prises de sang, je change mon alimentation. Je remercie Thierry Casasnovas qui m’a fait réalisé que j’avais une candidose,
    les médecins généralistes ne voulant pas qu’on parle trop de cette pathologie car très très lucrative et peu connue en France, (responsable comme pour beaucoup d’entre nous d’un système immunitaire affaibli et de maladies opportunistes diverses et variées). Depuis, j’ai changé mon alimentation, j’ai arrêté tout suivi thérapeutique lié au pseudo VIH, et j’ai récupéré une pêche morale et physique que j’avais perdu depuis quelque temps déjà .. Tout ce que j’ai pu découvrir par la suite n’a fait que confirmer que le SIDA/VIH n’est qu’une vaste supercherie .. cela ne peut plus durer, il va falloir que le mon de réalise enfin que notre médecine occidentale et avant tout là pour créer des malades et leur vendre des traitements sur le long terme.

    • Bravo pour votre décision et votre détermination. Je me m’intéresse à ces questions depuis 1998 (lecture d’un article de Neville Hodgkinson dans The European). Avez-vous l’impression que la prise de conscience gagne du terrain autour de vous ?

      • Bonjour et merci pour votre message .. dans ce domaine comme dans d’autres je dirais que oui .. Mais le système est encore bien rodé et il est de notre de devoir de semer les grains dans l’esprit des gens afin qu’ils se rendent compte par eux mêmes en allant chercher l’information, car en effet il ne sert à rien de chercher absolument à les convaincre .. dans ce cas ils vous prennent souvent pour un illuminé. Il faut y aller avec délicatesse .. en leur faisant réaliser tous les non sens. J’ai expliqué à me proches tout de A à Z .. Ceux qui me connaissent savent que j’ai raison .. et je parviens à en éclairer autour de moi.

  2. Loragide et dqdsdq

    Un test au VIH détecte des anticorps. C’est un faite et tout le monde est d’accord la dessus.
    Comment se fait-il que les personnes soit considérés comme séropositives QUE à partir d’une certaine quantités d’anticorps aux VIH, détecter l’ors du test? Si ces anticorps sont vraiment spécifique au VIH il suffirait d’en trouver un pour être certifier de la contamination, non?
    Où alors rejoignez-vous les dissidents où même Luc Montagnier sur le faite que le corps peut se débarrasser par lui-même du virus (s’il existe bien sûr) avec un bon métabolisme, d’où l’intérêt d’avoir établi un seuil à partir duquel ont confirme la séropositivité?

    J’attend vos réponses avec impatience…

  3. On se demande quelle maladie est censée traiter le traitement pour ceux qui n’ont pas subi le test de dépistage.

    Quant au test de dépistage, je le répète, il n’est pas approuvé par son propre inventeur.

    Il y a trop de trous dans l’hypothèse VIH = sida pour que la recherche ne poursuive que l’explication virale. La corruption de la science (et la corruption généralisée) explique l’absence de pluralisme dans la recherche.
    Ce n’est pas nouveau : lisez Semmelweis de Louis Ferdinand Céline. Renseignez-vous sur le SMON au Japon dans les années soixante. (je « tease », je ne « spoile » pas).

  4. « La moitié des africains relevant d’un traitement par trithérapie en bénéficient (ce qui en effet coute très cher), mais ils n’y a en fait pas les moyens de payer les test de dépistage. »

    C’était vrai en 1991 et ça a l’air toujours vrai (et ça semble logique déplacer des médocs c’est plus simple que de déplacer un labo)
    Avec le test rapide ça va peut-être changer

  5. « Croyez-vous que le « test de dépistage » détecte le VIH ? Encore une fois renseignez-vous. Vous serez surpris.  »
    Oui il y a une recherche de l’antigène p24 (c’est un morceau du virus) et l’ARN-HIV (c’est le coeur du virus)
    Comme pour les autres virus le reste du test consiste à compter les anticorps (il y a aussi une histoire avec le taux de réplication)

    Je ne pige pas… On a en France isolé ce virus (prix Nobel collectif) + le traitement se fait par transcriptase inverse –> ça va plutôt dans le sens d’un virus…

    Et les femmes dans tout ça ??? Pourquoi elle ont le VIH et le SIDA ???
    Et les bébés, les enfants pourquoi ils ont le SIDA ???

    Et pourquoi les hommes hétéros l’ont ???

    Le SIDA est le moment où le virus a trop bousillé les défenses immunitaires. C’est certain que si tu bouffes rien (comme dans certain endroit en Afrique) et qu’en plus tu te drogues, tu dois y arriver plus vite qu’un mec nourri par une diététicienne.

    Mais ça change rien –> le virus éclate les lymphocytes c’est un fait. Et ça se passe même si t’es hétéro et que tu prends pas de poppers et même si t’es une femme (même si t’es une femmes lesbiennes).

    Vu comment les poppers sont fait il est possible que ça grille le cerveau avant tout.

    Bon pour te faire plaisir ton article serait plus lisible avec ce titre : « Les Poppers, cause cachée du SIDA chez les hommes homosexuels ». Ou « Les Poppers et les gays, une fausse drogue festive mais un vrai facteur pour le SIDA »

    • Bah c’est sympa de vouloir me faire plaisir!
      En attendant ton pseudo me rappelle une vieille chanson…

      Et de bons souvenirs!

    • Découverte du VIH : 1984 ; déclaration HIV : plus tard la même année par la secrétaire au ministère de la santé des Etats-Unis (titre exact à vérifier) : “HIV is the probable cause of aids”.
      Découvrir d’un virus et prouver qu’il est responsable d’une maladie sont deux choses différentes, d’où le prudent “probable” de la déclaration.
      Effectivement Montagnier a reçu le prix Nobel (avec son équipe). Mais cela ne l’empêche pas de déclarer récemment que les co-facteurs sont plus importants, ce qui implique que la responsabilité du virus (si responsabilité du virus il y a) est bien moindre que ce qu’on nous fait croire.
      Il y a plusieurs théories. Cela dit l’isolation du VIH n’est pas synonyme de la preuve de son rôle causal pour le sida.

      Pour ce qui est du test, il réagit à des protéines censées accompagner le HIV (ce que la version officielle explique depuis longtemps) ou des anticorps.
      Sauf que normalement, si on détecte des anticorps, c’est que l’organisme a vaincu une infection.

      Je reste convaincu qu’en Afrique, ce sont les maladies déjà connues depuis longtemps qu’il faut combattre.
      En Europe, on peut être en bonne santé et déclaré séropositif. Encore une fois, les tests ne s’accordent pas. Leur inventeur (Mullis) ne les considère pas valides en ce qui concerne le sida.
      Donc on est déclaré séropositif et même si on est en bonne santé à ce moment, et qu’on commence à suivre le traitement,on entre dans le cercle vicieux : effets secondaires (description très détaillée des effets secondaires de la tri-thérapie sur le site Sidasanté), affaiblissement, maladie.

      • Je précise : maladie induite par les traitements ou par un mode de vie peu sain (toxicomanie).

      • > Sauf que normalement, si on détecte des anticorps, c’est que l’organisme a vaincu une infection.

        Il semblerait que vos connaissances d’immunologie laissent très fortement à désirer.

      • Epoustouflant… de bêtise; des infections possibles, il y en a à la pelle, surtout chez les populations à risque, ayant une vie de promiscuité, vivant dans dans des régions où les microbes foisonnent ou tout simplement sortant d’une grippe…
        Ludovic, dans tous ses commentaires, a la patience de s’expliquer en long et en large; et voici qu’il se fait envoyer un commentaire de travers. Plutôt que d’essayer d’épater je ne sais qui, il serait peut-être pus avantageux, plus profitable, de réfléchir avant d’écrire, non?

      • Loragide : argumentez. Donnez des exemples. Je maintiens et je précise : si on détecte des anticorps dans un organisme sain, c’est que cet organisme a vaincu cette infection.

      • En effet, imbattable: l’organisme a survécu, et les anticorps en sont la preuve. CQFD

      • Et aussi : mettez des guillemets quand vous citez quelqu’un. On comprend beaucoup mieux.

      • La présence d’anticorps ne montre absolument pas que le corps réussi effectivement à supprimer l’agent pathogène, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a a argumenter d’autre.

      • La présence d’anticorps démontre que l’organisme l’a combattu; si la personne est encore en vie, c’est qu’il est vaincu, banane…

      • Ah, donc tout pathogène est mortel ? Puissant comme idée, mais je pense qu’il serait mieux de se taire en fait.

        L’herpès, c’est aussi un complot d’ailleurs ?

      • T’es en train de te prendre dans tes propres pattes…
        Quand à me taire, tu viens sur mon blog pour me dire un truc pareil? Grossier personnage…

      • Je vais énoncer une évidence, contrairement à ce que vous dites, Loragide : un de mes amis a subi récemment un examen de routine ; le médecin lui a dit qu’il avait été, au cours de sa vie, exposé à un certains nombres de maladies. Comment le savait-il ? L’examen révélait la présence dans son sang des anticorps correspondants.

      • J’arrête de vous répondre. Je vois que vous ne comprenez même pas de quoi vous parlez.

      • Effectivement après un moment c’est plus que lassant; il ne sait pas de quoi il parle, il est sans doute payé pour foutre la merde… (en me passant l’expression)

      • Cela ne me contredit absolument pas. Des anticorps sont produit après la reconnaissance d’un antigènes par les lymphocytes B, ils ne montrent pas qu’on est guéri.
        Dans le cas de la rubéole, le système immunitaire lutte généralement efficacement contre l’infection, dans le cas du VIH il n’y arrive généralement pas.

        C’est du niveau lycée…

      • C’est qu’il se croit vachement intelligent, le troll..! En attendant, je vais te dire un truc: je te parie qu’au niveau de la lecture des commentaires par les lecteurs, t’as perdu la partie parce que t’as vraiment l’air pédant et con… 😛

      • En parlant avec des gens qui pensent que la présence d’anticorps montrent qu’on est guéri, et qui n’ont pas l’excuse de la bonne foi car une simple recherche google permet de voir que c’est complètement absurde, il y a bien de quoi être pédant.

      • Des sources, pas des « on dit »…!

      • Allez j’essaie encore : oui, en effet, dans le cas du sida la présence d’anticorps est considérée comme signe de la maladie présente et c’est justement là que la médecine est en contradiction avec elle-même. Vous avez quand même du mal prendre en compte plus qu’un argument à la fois. On va finir par penser que vous êtes limité.

        Une personne saine testée « positive » est considérée comme malade. Si le sujet est homo plutôt qu’hétéro, il sera plus facilement orienté vers le test. Qui re-soi dit re en passant peut donner un résultat variable d’un pays à l’autre. Et qui (rebelote) est renié par son inventeur (Kary Mullis) dans le cas spécifique du dépistage du sida.

        Où le rôle du virus est contesté.

        Mais celui qui est de mauvaise foi, ce n’est pas moi.

      • « c’est justement là que la médecine est en contradiction avec elle-même »

        Merci d’expliquer pourquoi il y aurait contradiction.

      • J’avais déjà expliqué mais soit : trouver des anticorps chez un individu sain prouve que son organisme a vaincu la maladie. Mais pas dans le cas du sida. La contradiction est là.

        Pour le reste, remontez dans mes messages précédents. Lisez les déclarations assez récentes du professeur montagnier, qui est pourtant le découvreur du vih. Et qui dit que si le système immunitaire est en bon état, le vih est inoffensif (encore une fois, ce n’est pas moi qui le dis).

      • Fait 1 : La présence d’anticorps montre qu’il y a eu une infection (ou une immunisation).
        Fait 2 : L’infection HIV est incurable, même en cas de virémie plasmatique non détectable il reste toujours des réservoirs latents.

        Déduction logique : La présence d’anticorps montre une infection HIV actuelle. Même chose pour l’herpès.

        C’est vraiment pas compliqué, il s’agirait de mettre son cerveau en marche.

      • Eh bien dites au prix Nobel le professeur Montagnier de mettre son cerveau en marche.

        Du reste, vous vous accrochez à l’hypothèse selon laquelle le VIH cause le sida, qui est précisément celle que contestent mes sources. Le rapprochement avec l’herpès serait pertinent si le rôle causal du vih avait été prouvé. (lire la traduction de l’introduction de Kary Mullis au livre de Duesberg ; ne répondez pas sans l’avoir lue)

  6. Pour répondre à dqdsdq :

    En Afrique, les « séropositifs » sont des gens malades qui sont diagnostiqués À VUE (vous pensez bien qu’on n’a pas les moyens de payer des tests pour les pays pauvres). Ils présentent des symptômes qui existaient déjà avant le sida : Paludisme (malaria) et tuberculose principalement. On ne soigne pas ces maladies et la malédiction du sida fait le reste : traitements éventuels, maladies préexistantes, ostracisation sociale.
    Incidemment, depuis des dizaines d’années qu’on dit maintenant que « l’Afrique meurt du sida », sa population à été multipliée par plus de 1,5 entre les années quatre-vingt et aujourd’hui (facile à vérifier) alors que bien sûr on se serait attendu, à une baisse énorme de la natalité, à l’augmentation catastrophique de la mortalité infantile et à une augmentation encore plus grave de la mortalité adulte. Il faudrait demander à un statisticien de faire une estimation de la population africaine actuelle à partir des données qu’on serine depuis les années 80 (« un tiers de séropositifs en Afrique »).

    En France, les trithérapies, qui coûtent très cher (prix facile à vérifier) sont remboursées par la sécu. A qui pensez-vous que cet argent profite ? Pensez-vous que les compagnies pharmaceutiques sont disposées à entendre les hypothèses qui ne vont pas dans le sens VIH = sida ? Faut-il décider que quelques millions de morts par an valent bien les salaires et les profits que génère la recherche contre le sida ?

    J’aime bien les chats, mais qu’est-ce que vous allez opposer comme argument maintenant ? L’histoire du sida se résume depuis trente ans à : « de mauvaises réponses à de mauvaises questions ».

    Ce ne serait pas la première fois que la médecine s’enferre dans des erreurs meurtrières. Lisez l’histoire du SMON au Japon dans les années soixante.
    Et le livre de Céline (Louis-Ferdinand) : Semmelweis (dans la collection L’imaginaire de Gallimard mais ce n’est pas une fiction), qui raconte l’histoire de ce médecin du dix-neuvième siècle qui a eu l’intuition que l’hygiène pouvait faire baisser la mortalité dans les cliniques. Il a eu tellement raison qu’il a été persécuté, ridiculisé par ses confrères, et que pour prouver qu’il avait raison, s’est injecté du sérum de cadavre, ce dont il est mort.
    Sa mesure « scandaleuse » avait consisté à imposer que les étudiants de médecine qui venaient de la morgue se lavent les mains avant de s’occuper de parturientes. Cette mesure avait (évidemment) donné de très nets résultats. Aujourd’hui, on le traiterait probablement de menteur, de révisionniste ou de sorcier, pour peu que sa découverte menace des intérêts financiers (par exemple un médicament qui soigne les maladies qu’on attrape si on ne se lave pas les mains dans une société où se laver les mains serait interdit) .

    • J’apprécie beaucoup vos commentaires, d’une clarté lumineuse. De quoi clouer le bec des sceptiques…

      • Merci, ça fait vraiment plaisir.
        Je ne serais pas aussi optimiste que vous sur la clouabilité du bec des sceptiques, qui sont souvent de mauvaise foi, impressionnables ou simplement paresseux. Cela dit, je comprends que la pilule d’un tel mensonge soit difficile à passer.

        Je m’intéresse à cette question depuis 1998, année où j’ai lu dans le très sérieux The European un article fracassant de Neville Hodgkinson.
        Depuis quelques années, je me réjouis de voir que les voix francophones se sont ajoutées aux critiques venant du monde anglophone sur le sida.

        Votre article est excellent et m’a appris de choses que j’ignorais sur le poppers et qui ne font que renforcer mes convictions. Le seul point sur lequel je ne vous rejoins pas est le mot « génocide » que vous employez, je crois (j’espère que je ne confonds pas ; je serais curieux de connaître vos arguments).
        Pour ma part, je crois simplement à l’hypothèse de l’erreur fatale, de la corruption, de la malhonnêteté intellectuelle et de l’appât du gain.

        Un autre article de vous sur le même sujet m’a permis de me rafraîchir la mémoire ; et j’ai par la même occasion découvert d’autres articles sur cet excellent site.
        Sur ce sujet et bien d’autres, un autre site critique très intelligent que vous connaissez peut-être est celui de Vincent Verschoore (zerhubarbe blog).

        A noter sur le site sidasanté un article très complet sur les effets secondaires des tri-thérapies et les effets d’une interruption brutale de ce traitement. Edifiant.

    • « En Afrique, les « séropositifs » sont des gens malades qui sont diagnostiqués À VUE (vous pensez bien qu’on n’a pas les moyens de payer des tests pour les pays pauvres). »

      « les trithérapies, qui coûtent très cher »

      Logique de champion. La moitié des africains relevant d’un traitement par trithérapie en bénéficient (ce qui en effet coute très cher), mais ils n’y a en fait pas les moyens de payer les test de dépistage. Grandiose. Mensonge surtout.

      • Quand naît con,on est con…

      • Je récapitule.
        VIH jamais isolé de manière sérieuse.
        Test bidon.
        Donc : séropositivité douteuse (plus de soixante facteurs peuvent déclencher un résultat positif)
        Traitement nocif. Mais que soigne le traitement si le VIH n’est pas responsable du sida et que le sida n’est que le nouveau nom d’un ensemble de symptômes connus ?
        La tuberculose et la malaria se portent bien.

        Vous fermez les yeux sur les informations qui ne vous arrangent pas. D’ailleurs vous ne les prenez pas en compte dans vos « réponses ». Cela s’appelle : être limité, être dans le refus systématique ou dans le déni.

        Par pitié lisez le livre de Jean-Claude Roussez (journaliste scientifique) et du docteur Etienne de Harven : Les dix plus gros mensonges sur le sida.

        Regardez « House of numbers » sur You tube.

        La recherche piétine depuis des décennies et le documentaire « Sida le doute » (1994) est toujours d’actualité. A l’époque, il est passé sur Arte.

        Ce n’est qu’une partie des documents sérieux existant. (livres de Peter Duesberg, de Celia Farber (traduit), de Renaud Russeil (en français), de Joan Shenton)

        La traduction de l’introduction au livre de Peter Duesberg par Kary Mullis (prix Nobel) est disponible sur le net.

        Aurez-vous la rigueur de consulter ces travaux ?

  7. Ben tiens, vous pouvez me donner les chiffres de la pneumocystose chez les hémophiles avant les années 80 ?

    • Non, et je t’emmerde. Peux-tu confirmer ou infirmer, des données à l’appui, ce qui est avancé dans cet article?
      Que tu relèves des détails, soient-ils encore inexpliqués parce que non recherchés par la communauté de chercheurs scientifiques ne t’accorde aucun crédit…
      Par conséquent vas jouer dans un autre bac à sable, ou alors fournis ce qu’il faut pour ne pas te faire jeter comme un malpropre… Comme tout de suite

      • Les millions d’africains morts du sida doivent être rassurés de savoir que c’était en fait du à leur orgies gays et toxicomanes.

      • ils ne sont pas morts du SIDA, mais de déficience immunitaire induite par les programmes de vaccination de masse des Rockefeller, Gates &co.

      • Personne ne meurt du SIDA : les malades meurent des infections opportunistes.

    • J’ai essayé de trouver s’il y avait eu des décès parmi les hémophiles transfusés. Dans mes souvenirs, on a parlé d’eux puis on les a passés à la trappe. La page Wikipédia, qui semble assez complète, ne mentionne pas de décès. Avez-vous des chiffres ?
      Si des hémophiles transfusés sont morts, on peut supposer qu’ils avaient été diagnostiqués « séropositif », ce qui ne veut pas dire grand-chose : on peut être positif dans un pays et pas dans un autre ; incidemment l’inventeur de la technique de dépistage Kary Mullis, prix Nobel (donc pas un illuminé a priori) a toujours refusé de valider l’emploi de cette technique dans le cas du sida ; il avait ses raisons.
      A partir de ce diagnostic, qui date d’avant les tri-thérapies, ils ont peut-être été soignés à l’AZT, qui est un poison. En fait de « médicament contre le sida », l’AZT est un traitement contre le cancer datant des années soixante et retiré alors du marché parce que trop toxique. Vous trouverez facilement la liste des effets secondaire de ce « médicament ».
      Vous pouvez aussi vous amuser à regarder la liste des effets secondaires des tri-thérapies.

      • Erratum : l’article de Wikipédia fait état de cinq morts en France. Mais bon : hémophilie = fragilité immunitaire. Et encore une fois, s’ils ont été soignés à l’AZT…

      • Les chats morts du FIV, virus fortement analogue au HIV, c’est aussi les poppers et l’AZT aussi en fait ?

      • t’es obstiné, toi…
        tant pis pour ta gueule donc, puisque tu persistes à nier la vérité, je pense que tu le fais pour le compte d’autres.
        cela ne te réussira pas.

  8. L’attardé qui a écrit cet article n’a jamais du entendre parler de l’affaire du sang contaminé. Ou bien les hémophiles sont en fait tous gay et drogués, c’est une théorie intéressante.

    • Le sang contaminé n’est pas une cause, c’est une facteur humain externe – demeuré… Gaffe aux commentaires ou je bloque!
      Tu te sentiras bien con, alors… Attardé toi-même!

    • L’affaire du sang contaminé repose sur l’hypothèse non démontrée que le VIH est bien la cause du sida. Pour information les hémophiles ont par définition un système immunitaire affaibli.
      Ce n’est pas la communauté scientifique qui a lancé cette corrélation : VIH cause du sida. Cela a émané du gouvernement américain dans les années quatre-vingt. A partir de là, toute recherche portant sur autre chose que la cause virale a été censurée (Or la science est censée procéder par recherches parallèle, contradiction et réfutation)

      Croyez-vous que le « test de dépistage » détecte le VIH ? Encore une fois renseignez-vous. Vous serez surpris.

      Le prix nobel Kary Mullis a écrit qu’il a demandé à une quinzaine de spécialistes de lui indiquer la référence scientifique officielle établissant la corrélation entre VIH et sida. Aucun n’a été capable de lui répondre.

      Lisez les livres de Jean-Claude Roussez et de Etienne de Harven. En anglais ceux de Neville Hodgkinson.
      Si vous ne voulez pas lire, vous pouvez voir Le documentaire de Djamel Tahi Sida le doute sur Internet ou les déclarations du professeur Montagnier (pourtant peu soupçonnable de « dissidence a priori), qui dit clairement que le VIH est peut-être beaucoup moins déterminant que des co-facteurs : consommation de drogue (scoop ! la drogue consommée régulièrement est néfaste pour le système immunitaire), malnutrition). En Afrique, les diagnostics de séropositivité se font dans la très grande majorité des cas à vue.

      On pourrait continuer longtemps comme ça. Cela fait beaucoup de problèmes et de questions que l’orthodoxie scientifique ignore scrupuleusement.

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