Homosexualité et décadence bourgeoise: réflexions sur le massacre d’Orlando

gay_day_d7bcaPar Gearóid Ó Colmáin, le 24 juin 2016

Première partie d’une série de cinq articles

L’attentat terroriste à Orlando en Floride du 11 juin dernier, où Omar Mateen a ouvert le feu dans une boîte de nuit gay, tuant 49 personnes et en blessant 53 autres a ravivé le débat sur la discrimination à l’égard des homosexuels. Cette série d’articles va plaider que les homosexuels, loin de constituer une minorité persécutée, sont en réalité des protagonistes essentiels de la classe dirigeante et de l’idéologie bourgeoise.

Le président français François Hollande a essuyé les critiques d’activistes de la cause homosexuelle à la suite d’une déclaration sur Twitter dans le sillage du récent massacre d’Orlando. Il avait affirmé que tout le monde devait avoir le droit de « choisir son orientation sexuelle ». Il a ensuite modifié sa déclaration pour qu’elle lise, « vivre son orientation sexuelle ».

Dans ce billet, je vais employer le terme « uraniste » institué par le spécialiste allemand de l’homosexualité du XIXème siècle Karl Heinrich Ulrichs pour décrire les hommes homosexuels, plutôt que le vocable « gay » plus couramment utilisé, car le mot « gay » suggère que les homosexuels sont des gens gais, et heureux. Je vais plaider que l’homosexualité est un désordre émotionnel qui prolifère dans les sociétés capitalistes et que les gens souffrant de désordres psychologiques sont très souvent malheureux.

Beaucoup d’activistes uranistes affirment que l’orientation sexuelle individuelle est déterminée par la nature, pas par la culture. En effet, la plupart des gens pensent de nos jours que le fait d’être homosexuel est une chose normale – que des différences hormonales et génétiques constituent l’étiologie de la condition homosexuelle. Il n ‘y a cependant aucune preuve scientifique pour étayer ces allégations. La raison pour laquelle la classe dirigeante fait continuellement la promotion de mythes pseudo-scientifiques autour de l’homosexualité est exposée par le psychiatre et psychanalyste jungien Jeffrey Satinover dans son livre, « Homosexuality and the Politics of Truth » (« homosexualité et politique de la vérité », NdT).

Le néocolonialisme – une science uraniste

1973 fut une année charnière du vingtième siècle pour deux raisons: 1) l’essor vécu par l’économie néolibérale, inauguré par le coup d’état fomenté par les USA au Chili, et 2) la décision prise par l’American Psychiatric Association d’enlever l’homosexualité de sa liste de pathologies. Dès lors, l’homosexualité n’allait plus être vue comme un désordre psycho-sexuel mais davantage comme une orientation sexuelle tout à fait normale tandis que le capitalisme allait pénétrer et brutaliser tous les orifices du monde. Il y a là un lien – le triomphe d’un désir débridé et pathologique.

Le choix de retirer l’homosexualité de la liste des pathologies psychologiques n’était pas fondé sur la science, mais plutôt sur le succès de la prise de contrôle de l’American Psychiatric Association par un lobby uraniste de plus en plus décomplexé. Toutefois, au milieu des années 1980, cette « libération » avait abouti au développement de certaines maladies sérieuses relatives à l’hygiène de vie des hommes uranistes. Une nouvelle maladie ravageait la communauté uraniste aux USA, dénommée la « Gay Related Immune Deficiency » (GRID, immuno-déficience liée à l’homosexualité, NdT).

Des études menées par le Dr. Peter Duesberg de l’Université de Californie ont démontré une corrélation claire entre l’usage du poppers et d’autres drogues, le manque chronique de sommeil et d’une alimentation saine ainsi que la pratique de formes extrêmes de promiscuité sexuelle comme étant l’étiologie de la maladie. GRID était une épidémie liée à l’hygiène de vie. Mais le puissant lobby uraniste est intervenu, et la maladie gay s’est miraculeusement transformée en SIDA (Syndrôme d’Immuno-Déficience Acquis). L’épidémie homosexuelle s’est commodément muée en « maladie africaine ». Ce camouflage et la fraude scientifique employée pour le rendre effectif, allaient avoir des conséquences catastrophiques pour la santé des masses laborieuses du monde, en particulier chez les peuples de l’Hémisphère Austral.

Mais qu’en est-il du lien avec le néolibéralisme? La dérégulation des économies industrielles occidentales impliquait l’extériorisation de la main d’œuvre. Ceci permettait aux capitalistes occidentaux de passer outre la main d’œuvre domestique qui s’était organisée et militait depuis presque un siècle. Pour qu’un tel système prévale, des dictateurs sous contrôle ont été intronisés à travers le « Tiers Monde ». Une génération entière de dirigeants africains progressistes s’est vue mise à l’écart et assassinée par les agences de renseignement occidentales, pendant que les masses désœuvrées, réduites à la misère, ont été encouragées à émigrer vers l’Europe pour endosser des emplois mal payés.

Alors que le Tiers-Monde devenait la proie de la rapacité capitaliste, une nouvelle maladie terrifiante s’est de plus en plus vue associée aux Africains noirs, et de moins en moins à la communauté uraniste majoritairement blanche et aisée d’Occident. Tandis que toute une génération de dirigeants sagaces et anti-impérialistes était remplacée par des marionnettes occidentales, peu de gouvernements africains se sont interrogés sur la nouvelle vague occidentale de fascisme médical qui prenait leurs populations pour cibles.

Aujourd’hui l’industrie du SIDA, qui pèse des milliards de dollars, sert à masquer le fait que le plus grand tueur en Afrique est la malnutrition causée par la pauvreté induite par le capitalisme, pas l’activité sexuelle des Africains. Si ce n’était l’ubiquité du lobby uraniste dans les médias corporatistes, la plupart des gens connaîtraient les recherches de scientifiques tels que le Dr. Stefan Lanka, le Dr. David Rasnick, et/ou le biochimiste lauréat du prix Nobel Kary Banks Mullins, entre autres. Le fait que le public ne soit jamais informé à propos de ces scientifiques est dû à la notion que leurs recherches ont donné les « mauvais » résultats. Comme le disait Mullins, « la science est pratiquée par des gens dont le salaire dépend de ce qu’ils vont trouver »; des recherches scientifiques qui prouvent la nature malsaine des pratiques sexuelles de la classe dirigeante ne vont pas recevoir de financement provenant de cette caste. L’ancien président sud-africain Thabo Mbéki fut ridiculisé et diabolisé dans la presse libérale occidentale pour avoir convié en Afrique du Sud des biologistes dissidents à une conférence en 2000, sur l’étiologie du SIDA. Les drogues rétrovirales sont un poison; elles tuent des milliers d’enfants chaque année. Le lobby uraniste est coupable d’un génocide!

Ceux qui critiquent l’homosexualité sont-ils de droite?

De nos jours, il est courant d’entendre aux USA des pasteurs d’extrême-droite dénoncer l’homosexualité comme étant diabolique et contraire aux injonctions bibliques sur le comportement humain. Ceci fait croire au public que l’ignorance, le fanatisme religieux ou une peur pathologique d’être sodomisé sont les facteurs motivant réellement la critique de l’homosexualité. De fait, la plupart des gauchistes soutiennent la « libération uraniste », ainsi que le mariage uraniste. C’était également l’opinion de l’auteur de ces lignes qui, lorsque interrogé sur RT International en 2013 à propos du mariage gay en France, avait exprimé un soutien – bien que tiède – en faveur de la législation proposée. Nos opinions sont souvent formées par ce qui nous est dit. Ce ne sont pas vraiment des opinions mais des idées et des croyances socialement fabriquées – presque jamais l’objet de recherches et d’analyses indépendantes.

Quoi qu’il en soit, la vision gauchiste de l’homosexualité diffère grandement de le vision marxiste-léniniste. Dans l’URSS des années 1930, l’homosexualité était illégale. Elle était considérée comme un désordre psychique et était soignée par la thérapie, avec des degrés de succès divers. Des Marxistes comme l’écrivain Maxim Gorki associaient l’homosexualité au fascisme. La corrélation entre la pratique sexuelle perverse et le fascisme n’était pas sans fondement. Dans son livre « La Swastika Rose », Scott Lively plaide que la plupart des membres les plus haut gradés du régime nazi étaient des homosexuels pratiquants.

Gerhard van den Aardweg, un psychologue néerlandais qui a avec succès réhabilité des milliers de patients homosexuels, a dit que des « organisations fortunées » faisaient la promotion de l’homosexualité dans l’effort de détruire le dernier obstacle à la marchandisation totale de l’humanité: la famille. Il a également déclaré que l’agenda homosexuel est une forme de fétichisme nazi. Beaucoup de ces « organisations fortunées » faisant la promotion de l’homosexualité sont financées par des milliardaires tels que George Soros. Selon Lively, la nature violente et pathologique des homosexuels était considérée comme utile à la machine prédatrice et meurtrière qu’était l’Allemagne nazie. Officiellement, les Nazis étaient contre l’homosexualité. Mais Lively affirme qu’ils ne persécutaient que des hommes ouvertement efféminés. Heinrich Himmler, le chef de la Schutzstaffel (escouade de protection des SS), se plaignait que les uranistes se faisaient recruter en masse chez les SS.

Le régime nazi a sévi contre l’homosexualité en 1937.

Aujourd’hui, il existe en Russie un mouvement fasciste dénommé les « Gay Aryan Skinheads » (skinheads aryens et uranistes, NdT). Le nazisme et l’homosexualité sont encouragés par l’Occident contre la Russie. Un régime nazi anti-russe a été installé en Ukraine par les USA en 2014. L’amélioration des droits uranistes en Ukraine était l’une des exigences US pour le nouveau régime.

Le mode de production capitaliste engendre la corruption, l’aliénation et toutes sortes de perversions morales. Les chercheurs soviétiques affirmaient que le socialisme allait résoudre ces conflits et par conséquent guérir les homosexuels de leur pathologie. Après la révolution à Cuba en 1959, les Uranistes et les journalistes ont été envoyés dans des camps de travail. Malgré le fait que le régime fasciste appuyé par les USA de Fulgencio Batista ait persécuté les homosexuels, les vices sociaux de l’homosexualité et de la prostitution pullulaient à Cuba sous la domination US. La capitale de La Havane était un énorme casino. Du fait des activités sexuelles à risque des homosexuels, les révolutionnaires cubains pensaient qu’ils constituaient une cinquième colonne aisément malléable par des contre-révolutionnaires, en échange de l’offre de rapports sexuels. La révolution cubaine a libéré des millions de personnes de la pauvreté, de l’ignorance et de l’oppression. Les paysans pauvres ont pris le contrôle des latifundias, les femmes se sont émancipées et un vaste programme d’éducation a été initié à travers le pays. La santé et le bien-être de la population se sont radicalement améliorés, alors que la démocratie populaire remplaçait la dictature soutenue par les USA.

Les révolutionnaires cubains, comme leurs homologues soviétiques, ne pensaient pas que les « droits des homosexuels » étaient une cause dans l’intérêt du prolétariat mais plutôt un symptôme de la décadence bourgeoise, qui serait éliminée par moyen de l’expropriation de la classe exploitante. Cependant, l’adhésion au révisionnisme soviétique sous Castro a emmené Cuba sur le chemin du capitalisme depuis des décennies; la tolérance actuelle des droits des homosexuels est un symptôme de cet embourgeoisement.

Lénine avait naguère dit de Trotsky qu’il n’avait jamais eu la moindre opinion sur les questions importantes soulevées par le Marxisme. La même chose peut être dite de Fidel Castro. Castro avait d’immenses mérites en tant que leader charismatique de la libération nationale, mais il saisissait mal le matérialisme dialectique et a malhabilement autorisé les diktats du révisionnisme soviétique ainsi que beaucoup d’aspects du libéralisme.

Les communistes ne sont pas des libéraux. La dictature du prolétariat requiert la répression de la bourgeoisie et de ses valeurs dégénérées d’avidité, d’égoïsme, de tromperie, d’exploitation, de violence et de perversité. De la Grèce antique à nos jours, l’homosexualité a toujours été une perversion qui proliférait dans la classe dirigeante. Par conséquent, dans une république socialiste l’homosexualité se trouverait fortement réduite et les rares cas seraient soignés par une thérapie adaptée. Les schizophrènes n’ont pas le droit de célébrer leur schizophrénie en tuant des gens dans les rues. Ils ont, par contre, le droit de recevoir un traitement compassé et compréhensif en fonction leur état. La même chose s’appliquerait aux homosexuels dans une société libérée du joug de l’exploitation. Une société socialiste fournirait une thérapie gratuite et bienveillante à de tels individus, elle ne chercherait pas à encourager leur pathologie.

L’idée que les droits des homosexuels font partie d’un agenda progressiste est l’un des plus gros mensonges de notre temps. Dans la deuxième partie, j’arguerai que le détournement des mouvements travaillistes et de l’intelligentsia de gauche par le Trotskysme, l’anarchisme et le gauchisme libéral ont occulté l’interprétation marxiste-léniniste de la sexualité. Alors que nos enfants se font désormais inculquer à hautes doses un galimatias pseudo-scientifique et bourgeois, il est plus que temps de frapper sur la porte du placard moisi du « politiquement correct » avec une poigne de fer, afin que l’analyse scientifique et socialiste de l’homosexualité fasse son « coming out« !

Source: http://ahtribune.com/in-depth/1014-homosexuality.html

Traduit par Lawrence Desforges

Deuxième partie: https://globalepresse.net/2016/07/01/homo-sovieticus-contre-homo-sexualis/

Troisième partie: https://globalepresse.net/2016/09/17/marx-et-engels-etaient-ils-des-proto-fascistes-une-reponse-a-la-stalin-society-of-north-america/

Quatrième partie: https://globalepresse.net/2016/07/30/lheritage-raciste-et-pederaste-du-mouvement-lgbt/

Cinquième partie: https://globalepresse.net/2016/08/31/le-communisme-et-la-revolution-sexuelle/



Catégories :Opinion

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8 réponses

  1. BRAVO ! Article remarquable très politique qui mord dans la chair du réel comme seuls les (vrais) marxistes savent le faire !
    je vous avais déjà très positivement remarqué dans ce débat sur MétaTv avec Thierry Meyssan et Jean Loup Izambert …ça se confirme donc !!

Rétroliens

  1. Homo Sovieticus contre Homo Sexualis – GLOBAL RELAY NETWORK
  2. Homosexualité et décadence bourgeoise: réflexions sur le massacre d’Orlando | Réseau International
  3. Réflexions sur la question des luttes de libération sexuelles
  4. Marx et Engels étaient-ils des proto-fascistes? Une réponse à la « Stalin Society of North America » – GLOBAL RELAY NETWORK
  5. L’héritage raciste et pédéraste du mouvement LGBT – GLOBAL RELAY NETWORK
  6. Le communisme et la révolution sexuelle – GLOBAL RELAY NETWORK
  7. Marx et Engels étaient-ils des proto-fascistes? Une réponse à la « Stalin Society of North America » | Réseau International

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