Les « Rohingyas » pour les nuls

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Ata Ullah, commandant de l’Arakan Rohingya Salvation Army, entouré de terroristes « rohingya »

Par Nicole Touati, le 23 novembre 2017

NOTE DE LA RÉDACTION: depuis la publication de cet article relayé depuis un « post » sur LinkedIn par Nicole Touati, un démenti et une clarification ont été publiés par le site antipresse, attestant qu’il s’agit en fait d’un plagiat compilé à partir de deux articles d’antipresse (consultables ici et ici) et d’autres éléments glanés ailleurs. Par souci de clarté et d’exactitude journalistique, nous vous en avisons donc. Il demeure que la compilation ci-après est de bonne facture; à vous de vous en faire votre idée.

Nettoyage ethnique, génocide, tels sont les termes employés; les médias nous présentent un drame humain épouvantable avec des images d’enfants et de vieillards en fuite de la Birmanie ou entassés dans des centres d’accueil.

Bien sûr, les photos sont poignantes et ne peuvent pas laisser indifférent, les réseaux sociaux sont pleins de commentaires presque haineux envers l’armée birmane, les ONG font des quêtes, les associations humanitaires partent en guerre…

Mais où se trouve la vérité? Non pas sur le fait que des centaines de milliers de Rohingyas se soient enfuis mais sur les causes réelles.

Certains moines birmans tiennent depuis quelques années des discours haineux à l’encontre des Musulmans. Le mouvement Ma Ba Tha,  guidé par le moine Ashin Wirathu, mouvement ultranationaliste, prend de plus en plus d’ampleur. Mais comment se fait-il que le bouddhisme, une philosophie de paix et de tolérance, glisse vers une forme de radicalisme à l’encontre des Musulmans?

Je vais commencer par une petite question insidieuse: pourquoi le Bangladesh a-t-il placé les Rohingyas dans des camps d’accueil au lieu de les faire réintégrer dans le pays vu qu’ils en sont originaires?

Vous allez comprendre en lisant la suite…

Les Rohingyas sont des Musulmans qui vivent principalement dans le nord de l’État d’Arakan ou Rakhine dans le sud-ouest de la Birmanie.  Ils se distinguent des Arakanais qui sont bouddhistes et qui forment la majorité de la population de l’Arakan.

Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan, Rakhine, d’où «Rohingya» en Bengali, terme que les Musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950.

En 1942, le général Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de « Stay-Behind » et qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le « Dar al-Islam » (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes.

Les « Musulmans d’Arakan » s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill Tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de Bouddhistes étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.

Alors le « Mujahid Party » d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme « le foyer national des Musulmans de Birmanie »

Cet ultimatum typique du djihad démographique étant resté sans réponse, les djihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw avec le lot habituel de pillages, viols, incendies et enlèvements contre rançon. Un troisième djihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan Oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan Occidental, en 1971.

Les Musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de ‘Pakistan Jindabad’ [Victoire au Pakistan] pour le Pakistan Occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme « Rohingyas » et non plus « Bengalis d’Arakan ».

Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants birmans. Les Rohingyas exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un Congrès pour la « Libération nationale Rohingya », tenu le 15 juillet 1972.

Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).

Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante répétitive, mais cette fois avec une aide internationale massive et cela n’a rien d’un hasard.

Les Rohingyas étaient reconnus en tant que minorité nationale, mais en 1962 le dictateur Ne Win qui a pris le pouvoir transforme leur situation.

Toutes les juntes militaires qui succèderont jusqu’en 2012 appliqueront une politique de « birmanisation » qui exclura toutes les minorités ethniques. En 1982, les Rohingyas sont privés de la nationalité birmane devenant de facto des apatrides mais ont le statut d’« associés » à la Birmanie.

Il faut savoir qu’à chaque conflit qui a opposé la Birmanie à l’Angleterre , les Rohingyas se sont toujours rangés du côté des Anglais, se mettant même à leur service dans l’armée et la police anglaise pour réprimer les Birmans pendant les guerres anglo-birmanes de 1824, 1852, 1886 et 1947. Cela se termina par l’assassinat du général Aung San, commandant les troupes birmanes d’indépendance, le père de la Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Dans l’esprit des Birmans, les Rohingyas sont des envahisseurs, des collabos , des ennemis et des traîtres. Cela peut certes se comprendre. Il suffit de se souvenir de ce qui s’est passé en Europe pour ceux qui avaient collaboré avec les Allemands.

A la fin de la colonisation anglaise, les Birmans ont repris leur indépendance en 1948 et se sont retrouvés  dans un état de misère absolue.

Ce sera l’armée au pouvoir qui a relevé l’économie du pays. Les militaires accepteront de rétablir le processus de démocratisation tout en rétablissant l’ordre et l’économie et en 2016, l’opposition gagnera les élections.

Ce que personne ne raconte c’est l’extrême hostilité qu’ont toujours démontré les Rohingyas envers les Bouddhistes, et toutes les exactions qu’ils leur ont fait subir et dont j’ai déjà parlé plus haut.

C’est à cette période que les Rohingyas commenceront vraiment à faire parler d’eux. Ils comptent presque un million d’habitants et ont en quelque sorte colonisé les montagnes de l’ouest de la Birmanie. Ils refusent de respecter les lois nationales et vivent selon la charia. Beaucoup de clandestins vivent cachés dans les montagnes.

Leurs leaders veulent et prétendent y créer un mini-califat islamiste.

Le droit du sol n’existe pas en Birmanie et l’état n’accepte pas de donner la nationalité aux clandestins ni à leurs enfants nés sur le territoire.

Déjà en 1978, il y eut une vaste opération militaire birmane, « Operation Nagamin », contre des extrémistes musulmans dans la région et 250.000 Rohingyas sont retournés au Bangladesh pour éviter les affrontements.

Pendant les années ’90 et 2000, les extrémistes rohingyas se sont rapprochés d’al-Qaeda qui entraînait les moudjahidines du Myanmar dans leurs camps en Afghanistan.

Au début 2010, la « Arakan Liberation Army » , un groupe de rebelles du Rakhine fondé en 1968 a intensifié ses activités militaires dans la région et ils étaient supportés financièrement par des donateurs d’Arabie Saoudite et du Pakistan.

En 2012, les tensions entre les Bouddhistes et les Musulmans ont explosé en une révolte qui a coûté la vie à plus de 200 personnes obligeant les autorités à proclamer l’état d’urgence dans l’État de Rakhine, mais personne ne précise que tout a commencé quand un moine bouddhiste qui traversait un village pour se rendre à une festivité a été happé par les musulmans et tué.

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Les « pauvres » Rohingyas. Photo reprise du site http://www.dhakatribune.com/hashtag/ata-ullah/

Il faut savoir que les moines sont sacrés en Birmanie d’ailleurs ils ne se nourrissent que grâce aux offrandes du peuple, vous pensez bien que cet assassinat a mis le feu aux poudres.

En 2013, un temple bouddhiste de Jakarta a fait l’objet d’un attentat par un groupe de militants solidaires avec les Rohingyas et en 2016, un attentat contre l’ambassade du Myanmar a été évité de justesse .

La situation semblait être revenue à la normalité quand en 2016 les premières attaques des Rohingyas ont commencé, tout d’abord contre les postes de douane afin de permettre des entrées massives de migrants rohingyas du Bangladesh.

Une attaque particulièrement meurtrière a été celle contre une vingtaine de commissariats de police avec 89 Birmans tués dont une douzaine de policiers par les rebelles de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), fondée par un certain Ata Ullah, un Pakistanais doté de contacts avec l’Arabie saoudite.

Il s’appelle Ata Ullah, a surgi de nulle part et est le leader de l’insurrection armée des Rohingyas musulmans. En réalité, il n’est même pas rohingya; il est né à Karachi et a grandi dans une famille de classe moyenne.

Son père a étudié dans la prestigieuse madrassa Darul-Uloom avant de partir enseigner en Arabie Saoudite, à Riyad puis à Taif. Il faut rappeler à ceux qui ne le savent pas que les madrassas sont des écoles coraniques.

Le jeune Ullah y a appris à réciter le Coran. Il a été repéré par de riches Saoudiens qui l’ont recruté pour l’enseigner à leurs enfants. Il a rapidement été admis dans leur cercle intime, participant à de somptueuses fêtes et parties de chasse.

“Les Saoudiens l’aimaient beaucoup et le traitaient comme l’un des leurs”, raconte l’un de ses amis.

Après les émeutes dans l’état de Rakhine en 2012, qui provoquèrent le déplacement de plus de 140.000 personnes, Ullah abandonne sa vie confortable en Arabie pour se battre en Birmanie aux côtés des Rohingyas.

Mais d’abord, il retourne au Pakistan avec des millions de dollars en poche provenant de riches Saoudiens. Ullah vient  y chercher des armes, des combattants et de la formation auprès de groupes djihadistes locaux. Il a des contacts avec des personnes proches des Talibans afghans et pakistanais et avec des groupes séparatistes du Cachemire, comme le Lashkar-e-Taiba.

Bref: un jeune Pakistanais de la classe moyenne, émigré en Arabie avec son père docteur de la foi, abandonne soudain sa vie de plaisirs et de parties de chasse pour aller mener la guérilla dans un pays du sud-est asiatique qui n’est même pas le sien…

Il faudrait seulement  être aveugle pour ne pas se rendre compte que sa biographie ressemble étrangement à celle d’un illustre prédécesseur. Le nouveau Ben Laden formé de longue date par l’argent et le fanatisme saoudiens  et infiltré sur le terrain au début même de la campagne de propagande en faveur de la «minorité la plus opprimée au monde». Je reviendrai plus tard sur la propagande.

Parmi tous les articles à ce sujet, je n’en ai trouvé qu’un seul (AFP) qui a à peu près décrit la situation «Ata Ullah est le visage le plus connu de l’Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), un mouvement rebelle qui a attaqué des dizaines de poste-frontières birmans, déclenchant une répression de l’armée qui a poussé quelque 420.000 Rohingyas à fuir vers le Bangladesh.»

Quand vous lisez sur France Soir, par exemple:

« Pour ses détracteurs, le commandant rohingya Ata Ullah est un amateur malavisé qui a plongé son peuple dans la crise en lançant une rébellion en Birmanie. » Je me demande si les journalistes savent de quoi ils parlent ou alors ce sont de vrais désinformateurs. Ata Ullah n’a jamais été rohingya!

Ou alors:

« Il est très charismatique », indique à l’AFP Richard Horsey, analyste indépendant basé en Birmanie. « Il parle d’une manière qui fait écho aux doléances de cette communauté », bravo l’expert! Oussama Ben Laden aussi a été très charismatique quand il lançait ses appels aux moudjahidines du monde entier pour venir libérer l’Afghanistan!

Si l’on veut voir la situation telle qu’elle est: l’hostilité de l’État et de la majorité bouddhiste n’est pas une affaire d’islamophobie. Elle est le résultat d’une campagne de provocation délibérément menée par une guérilla islamique et en plus récemment avec à sa tête un agent saoudien.  En pratique, les rebelles  rohingyas pratiquent le terrorisme, ni plus ni moins!

La Birmanie veut les renvoyer au Bangladesh qui est leur pays d’origine; l’Inde, la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie n’en veulent pas car ils sont considérés comme des fauteurs de troubles partout où ils se trouvent. Même le Bangladesh les refusent pour les mêmes raisons. Dernièrement, 20.000 Musulmans ont brûlé un village hindou sous prétexte que quelqu’un du village avait insulté le Prophète sur les réseaux sociaux et qu’il avait “sali” l’image de l’islam en appliquant simplement la loi de la charia. Sous la charia, il n’existe ni droits des minorités ni droits humains.

Les pays bouddhistes veulent préserver leur identité et ceux qui sont musulmans ne veulent pas d’agitateurs radicalisés islamistes.

Au Bangladesh par contre, il y a depuis des décennies des groupes extrémistes islamistes qui sont présents dans le pays, dont certains se sont battus aux côtés des moudjahidines en Afghanistan contre les forces russes pendant les années 80 aux côtés de Ben Laden, avant de rentrer au pays où ils ont formé leurs propres réseaux.

Le Bangladesh mène depuis longtemps une politique de « tolérance zéro » envers les extrémistes et les responsables sont particulièrement inquiets car ces groupes cherchent à recruter des étudiants parmi les milliers de séminaires islamiques – madrassas, écoles coraniques du pays qui voudraient se battre pour les droits des Rohingyas.

Plusieurs branches islamistes ont déjà appelé à armer les réfugiés pour aider à la « libération de l’État de Rakhine ». Il est clair que les islamistes sont derrière tout ce mouvement de rébellion.

D’après le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, al-Qaeda a appelé cette semaine les Musulmans à « soutenir les Rohingyas financièrement et militairement ».

Il faut aussi préciser que cette minorité n’a aucune volonté d’intégration. Présenter ce qui s’y passe sous l’angle d’une minorité musulmane opprimée du fait seul qu’elle professe l’islam est complètement ridicule.

Par contre, ceux qui ont un intérêt particulier à ce que le conflit soit perçu de la sorte sont les idéologues: les islamistes et les mondialistes!

C’est donc une crise qui a plusieurs dimensions avec des causes internes et externes.

Il est vrai qu’il existe une autodétermination de la Birmanie pour maintenir son identité, nous ne pouvons pas le nier mais il est clair que le conflit a été provoqué!

Premièrement, il s’agit aussi d’une manœuvre dirigée par le Deep State étasunien contre la Chine vu qu’elle a fait des investissements très importants en Arakan. Il y a un énorme champ de gaz qui porte le nom de Than Shwe, et en outre, la zone côtière d’Arakan renferme sans doute des hydrocarbures.

À Kyaukphyu, un oléoduc et un gazoduc ont été finis en 2013 avec comme objectif pour Chine, qui a un besoin illimité d’hydrocarbures, d’assurer l’acheminement de pétrole et de gaz naturel vers le Yunnan au sud-ouest de son territoire tout en évitant le détroit de Malacca, qui est actuellement sous la sécurité des forces de la Marine d’Indonésie, de la Malaysie, et de Singapour.

Le projet a été développé par une entreprise de Hong-Kong, contrôlée à 51% par l’entreprise pétrolière chinoise CNPC (Chinese National Petroleum Corporation) et en petite partie par l’entreprise nationale birmane MOGE (Myanmar Oil and Gas Enterprise). Un point assez important à noter est que c’est justement pendant la construction du pipeline que la révolte de 2012 avait explosé.

La déstabilisation du Myanmar peut affecter sérieusement les projets énergétiques de la Chine et créer une instabilité inquiétante.

Les Étasuniens sont aussi très « dérangés » par la coopération militaire et industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs incontournables légions composées des ONG habituelles, dont la fameuse galaxie de Georges Soros, menée par des spécialistes de la subversion clandestine.

En avril 2016, le géant californien Chevron revendait tous ses actifs birmans, 28,3% des gisements de gaz de Yadana et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total et 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine.

Ce sera la même année que Aung San Suu Kyi deviendra « Ministre de la Présidence »  sans aucun pouvoir sur l’armée, ni sur la police. Le Deep State pourra ainsi relancer la machine de guerre islamique grâce aux classiques provocations qui déclencheront une répression de la part de l’armée et ainsi les Rohingyas obtiendront le titre du peuple le plus persécuté de la planète.

Un point non moins important est l’ombre de Soros qui se profilait déjà en 2003!

Oui, parce qu’en 2003, George Soros rejoignait un groupe de travail américain  qui visait à « augmenter la coopération des USA avec d’autres pays afin d’apporter une transformation politique, économique et sociale à la Birmanie qui tarde depuis trop longtemps. »

Dans un document de la même année,  rédigé par le « Council on Foreign Relations » intitulé « Birmanie: Le Moment du Changement », on pouvait y lire que  « la démocratie ne peut survivre en Birmanie sans l’aide des États-Unis et de la communauté internationale. »

Il y a aussi la « Burma Task Force » qui est un groupe de travail sur la Birmanie qui comprend plusieurs organisations financées par Georges Soros. Depuis 2013, ils sont extrêmement actifs et appellent la communauté internationale à mettre un terme à ce qu’ils appellent « le génocide du groupe musulman minoritaire Rohingya ». Il est clair que l’interférence de Soros avec toutes ses organisations dans le monde a créé un un affreux sentiment envers la Birmanie.

Et voici que la terrible machine de propagande se met en marche!

Ils auront comme toujours recours aux célébrités, au cinéma par le film, le Vénérable W, avec cette voix de fond suave qui veut vous dicter votre opinion pendant que vous regardez le film, des experts qui sortent du chapeau d’un magicien pour accuser ces mauvais moines bouddhistes de commettre des actes abominables contre les pauvres Rohingyas, les agences de presse qui crieront au scandale et au génocide, le tout pour convaincre le monde que les bouddhistes ne sont pas aussi pacifiques que cela et qu’ils seraient secrètement des radicaux assassins! Bref, 2300 ans de bouddhisme et nous n’avions rien compris.

Et à la fin, bien sûr, la cerise sur le gâteau qui ne pouvait pas manquer, l’ONU qui bien sûr s’inquiète « des exactions intolérables des moines ».

Outre toutes les organisations d’influence financées par Georges Soros, d’autres organisations font partie du Burma Task Force.

https://www.burmamuslims.org

Voici les membres :

Burmese Rohingya Association of North America, Free Rohingya Campaign, Council on American-Islamic Relations (CAIR), Council of Islamic Organizations of Greater Chicago (CIOGC), Islamic Circle of North America (ICNA NY and Canada), Islamic Council of New England (ICNE), Islamic Organization of North America (IONA), Islamic Society of North America (ISNA), Justice For All, DawaNet, Majlis Shura of Atlanta, Michigan Muslim Community Council, Muslim Alliance of North America (MANA), Muslim Public Affairs Council (MPAC), Muslim Ummah of North America (MUNA), Muslim Leadership Council of New York and Muslim Peace Coalition.

Tiens tiens, qui peut-on voir? Le CAIR, Council of American-Islamic Relations, en peu de paroles la puissante confrérie des Frères Musulmans aux USA et d’autres consœurs!

Déjà en 2015, le sénateur du Texas Ted Cruz avait déposé au Sénat un projet de loi afin de bannir les Frères Musulmans. Ce projet avait été bloqué par le président Obama en raison de son soutien aux Frères Musulmans. Le conseiller en politique étrangère du nouveau président, Walid Phares, a déclaré que « Trump considère les Frères Musulmans comme l’un des groupes les plus dangereux qui attisent la pensée islamique djihadiste extrémiste. Le nouveau président soutiendra ce projet de loi.« 

Le projet de loi de Ted Cruz de bannir les Frères Musulmans inclut aussi leurs nombreuses ramifications qui sont très actives, telles le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et l’Islamic Society of North America (ISNA).

les Frères Musulmans avaient été introduits à la Maison Blanche par les Clinton en 1996 et depuis, ils s’y sont bien installés.

Il faut noter déjà que la confrérie des Frères Musulmans est interdite en Égypte, en Syrie, dans les Émirats Arabes Unis, dans d’autres pays arabes et en Russie.

La spécialité de Soros a toujours été celle  de rechercher les contradictions religieuses, ethniques ou sociales dans un pays et ensuite, il décide de son modèle d’action et met le feu aux poudres en réchauffant les conflits.

Dans ce registre d’influence, Soros finance Human Rights Watch (100 millions de dollars sur 10 ans…), Amnesty International, Transparency International, Global Witness, International Crisis Group, Natural Resource Gouvernance Institute et Oxfam (7) …

Les ONG interviennent dans le champ de leurs spécialités. Elles doivent repérer les dysfonctionnements ou les scandales, en assurer la publicité et mettre ainsi sous pression les décideurs publics, avec l’appui encadré des populations.

Le journaliste Mario Somossa a écrit:

Pour comprendre qui est George Soros et ce dans quoi trempent certaines des ONG qu’il a créées, il n’y a besoin que de le citer dans ses propres termes. Dans une interview à CNN… Soros a de facto reconnu qu’il était capable de financer la « révolution du Maïdan » afin « d’installer une junte plus amicale envers les USA au pouvoir ». Dans cette même interview, il a reconnu avoir conduit des opérations similaires en Géorgie, au Kirghizistan, au Myanmar et en Iran.

Les jeux pervers qui se cachent derrière ce soi-disant mythe du génocide sont toujours les mêmes! Les méthodes de propagande des néo-conservateurs sont:  diaboliser un ennemi en lui posant une étiquette d’anathème raciste et génocidaire, justifier une intervention « démocratique » et éliminer un concurrent pour s’emparer des réserves énergétiques.

Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Mouammar Kadhafi, Bachar al-Assad en sont les exemples bien connus.

Mais revenons au Myanmar; les autorités malaisiennes ont arrêté un terroriste de Da’esh qui devait planifier des attentats en Birmanie pour agir en soutien aux Rohingyas. Le chef de la division antiterroriste malaisienne, Ayob Khan Mydin Pitchay, a déclaré que sept autres terroristes de Da’esh avaient été arrêtées car elles essayaient d’importer des armes en Birmanie afin de créer une cellule de soutien dans le Rakhine.

D’un autre côté, la division antiterroriste d’Indonésie a lancé l’alerte à la suite d’un communiqué d’al-Qaeda; al-Qaeda a demandé à tous les moudjahidines de s’armer pour défendre les Rohingyas. « Un traitement sauvage est réservé à nos frères musulmans par le gouvernement du Myanmar avec l’excuse de combattre des rebelles… cela ne restera pas impuni et ce gouvernement devra ressentir ce que nos frères ont ressenti … les frères ont besoin de soutien, argent, alimentation, vêtements et armes. »

Les déclarations d’al-Qaeda sont considérées comme extrêmement inquiétantes car grâce à cet appel, plusieurs réseaux terroristes présents dans la région pourraient donner une nouvelle vie à la Jemaah Islamiyah qui est une division dormante d’al-Qaeda dans le sud-est asiatique.

Un ex-membre de la  Jemaah Islamiyah, Ali Fauzi, a déclaré qu’il y a déjà des centaines de militants djihadistes provenant de Malaisie, d’Indonésie et des Philippines qui sont déjà prêts à pénétrer en Birmanie pour combattre aux côtés des Rohingyas.

La réalité est qu’il existe un projet islamiste pour fonder un état totalement islamiste dans l’Arakan tout comme fit Oussama Ben Laden en Afghanistan et ce risque est majeur depuis que l’État Islamique a perdu ses territoires  en Syrie et en Iraq.

La malheureuse Aung San Suu Kyi a beau répéter qu’un tissu de mensonges entoure la vérité sur le Rohingyas mais sa voix hurle dans un désert immense. Tout le monde a oublié que le prix Nobel de la Paix lui a été décerné, elle est devenue un ennemi public. Certains réclament même que le prix Nobel lui soit retiré. C’est fou ce que la désinformation a comme pouvoir!

Ceci est l’autre côté de la médaille dont personne ne parle!  Toujours des demi-vérités et clairement seulement celles qui orientent envers une direction bien choisie et déterminée par des élites et nous, pauvres mortels, nous commençons à bêler comme des moutons sans nous poser de questions, étouffés par ce devoir de soi-disant humanisme imposé.

Source: https://www.linkedin.com/pulse/les-rohingyas-pour-nuls-nicole-touati/



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4 réponses

  1. – Ref. Comprendre ou aborder la position de rejet, par l’ensemble des ethnies peuplant la Birmanie, et du mot rohingya et des migrations clandestines que sont ces étrangers de culture musulmane. Depuis env 10ans après le départ des britanniques, les birmans constatent le développement (qu’ils rejettent donc, idem du Bengladesh depuis peu) de la charia et du pouvoir islamistes, qui se sont emparés de pays voisins. La charia est au pouvoir en Malaisie, les musulmans se sont radicalisés en Indonésie, nombreux sont les districts ou régions voisines de la Birmanie dont en Thaïlande, confrontés depuis des décennies aux luttes pour prise de pouvoir, aux tueries et pillages, de musulmans extrémistes. Actuellement, l’EI y exporte ses djihadistes.

    – Ref. La dénomination de rohingyas. Il n’existe pas de culture rohingya. Il n’existe pas de langue rohingya. Ces migrants analphabètes installés clandestins en Arakan ne parlent qu’un dialecte du Chittakong (vallée fluviale du Bengladesh), et non un dialecte birman, Les communautés de culture musulmane dénommées depuis peu rohingyas le sont car résidentes en zones frontalières du Bengladesh avec l’Etat birman d’Arakan,
    Recensement de la population birmane début 1920 : « There is no such name as « Rohingya » in the Census of India, 1921 (Burma) compiled by G.G. Granthan, I.C.S., Superintendent of Census operations Burma, or in the Burma Gazetteer, Akyab District,
    compiled by R.B. Smart
    Rappel: le mot rohingya ne représente aucun pays ou nationalité: et c’est justement ce que tentent d’obtenir les activistes islamistes étrangers à l’Asie du Sud-Est (dont les wahabites d’Arabie Saoudite et leurs ennemis, les frères musulmans).

    – Historico-politique. l’Arakan est un très vieil état, autrefois très riche, considéré comme l’un des berceaux du bouddhisme. « King Marayu founded the first Dhanyawaddy City in 3325 BC. The third Dhanyawaddy City, the ruins of which survive to this day, dates to the period between 580 BC- 326 AD, making it the centre one of Southeast Asia’s earliest civilizations ».
    Longtemps en butte aux invasions & rapaces divers (mongols etc), jusqu’aux délitement par les british des frontières Inde-Birmanie faisant de l’Arakan un district de l’Inde, cet historique d’invasions reste dans les esprits, est d’actualité alors que les chinois (gangs de chinois, trafiquants de drogues, gems smugglers etc au pouvoir aux frontières de l’est birman) veulent toute main-mise sur le territoire birman (pipe-line). 1947 Pang Long Agreement.1962, coup d’Etat de Ne Win, suivi du soulèvement armé en Arakan par la Arakan National Liberation Organisation (ANLO), soulèvement des 8888… (Aug 1988), les élections organisées par le SLORC remplacé par le State Peace and Development Council (SPDC), 1990 la vaine victoire de l’Arakan League for Democracy (ALD), la place du National United Party of Arakan (NUPA) proche du Karen National Union (KNU), les magouilles intrusives de politicards de l’Inde (cf l’operation Leech fomentée au sein de l’Indian Directorate of Military Intelligence) etc.

    Contexte où les birmans d’Arakan autant que de l’ensemble de la Birmanie sont très alertes face aux velléités islamistes nées post-colonialisme british, au moins de séparer l’Arakan de la Birmanie afin d’instaurer un « rogingyistan », si ce n’est obtenir l’indépendance de l’Etat d’Arakan. (cf Mir Cassim, la « Mujahid Army », objectifs ré-édités par l’ARSA dernièrement, thanks to financements & activisme islamistes ex Pakistan-Arabie Saoudite, avec packs de formation & infiltration de jihadistes « al included » offerts à l’ARSA.

    En 1975 l’Ambassadeur du Bangladesh en Birmanie, K.N. Kaiser, reconnaissait devant l’Ambassadeur britannique de l’époque en Birmanie, M. T.J. O’Brien ,qu’il subsistait encore autour de cinq cent mille immigrants illégaux bangladais à l’intérieur de la Birmanie (rapport accessible aux British Archives, Londres).

    De fait, le gouvernement birman essaye depuis pas mal d’années de résoudre la crise nommée à l’étranger « rohingya » (migration clandestine et sans papiers, quelle identité? Birmanie sans droit du sol, quelle légitimité? etc) en accord avec la Loi de Citoyenneté de 1982, et avec le Protocole d’Accord de 1993 avec le Bangladesh. Par ailleurs, ne pas mésestimer les objectifs du gouvernement birman, préoccupé de l’endiguement US de la Chine, qui sert les intérêts des militaires au pouvoir. Cf l’initiative « Une Ceinture, Une Route » de la Chine, les pipe-lines chinois et la construction du port en eaux profondes de Kyaukphyu en Arakan, soit d’énormes bénéfices pour la population locale, qui bénéfice depuis peu d’un réseau de distribution d’électricité 24h/24 pour la première fois *. La Russie a appelé le Myanmar et le Bangladesh à négocier sur les bases du Protocole d’Accord de 1993 signé par les deux pays.
    En bref et en gros, la crise des Rohingyas est un élément de la guerre psychologique US pour briser l’Union du Myanmar et entraver la croissante puissance économique et militaire chinoise en Eurasie.

    *Situation hors eau potable/électricité, pas d’accès aux soins, aux écoles (les parents les construisent eux-mêmes à leurs frais et payent le salaire des instituteurs) etc. que subissent nombres d’éthies en Birmanie à l’heure actuelle.
    *Pendant que le cerveau de nos salariés des médias français & autres Arte fonctionne de leurs lorgnettes & clichés franco-français: « voilà encore une preuve du racisme des bouddhistes, de l’effroyable nettoyage éthnique des rohingyas, la preuve que ce ne sont que des victimes, qu’il faut condamner les birmans depuis la France, l’Europe et l’ONU:
    « les rohingyas n’ont pas accès aux soins! n’ont pas accès à l’emploi! etc »

    ben non messieurs-dames:et c’est partout pareil: y’a pas de sécu! y’a pas de Pole Emploi pour clandestins! y’a pas de délivrance automatique de carte d’identité pour clandestin sans papiers!
    Continuez d’accuser d’une seule voix, la main sur le coeur, 52 millions de birmans de génocidaires. Continuez de rameuter vos TV spectateurs les yeux dans les yeux de vos chroniqueurs, à la grande messe de vos shows d’infos! Faites vos appels aux dons, amassez vos dollars au Bengladesh, pour les dépenser à faire quoi? (déjà vu ce star business, après le Tsunami ou à Haïti …).

    Incroyable mais vrai, mais c’est l’ensemble de la presse occidentale qui s’entend pour « tomber sur les bouddhistes et/ou sur Aung San Su Kuy » s’est embourbée dans un business de désinformation pro-rohingya soit pro-migration musulmane pas très claire -, qui pour l’instant ne sert que la Oumma !!!! ( alors que la Birmanie a besoin d’une solution diplomatique, pas d’un djihad téléporté ). ça c’est du boulot les mecs, super la presse.

    J’ai tiré quelques infos de l’historien Khin Maung Saw, dans « Géopolitique des Puissances et les Problèmes Bengalis en Birmanie »,

  2. Bonjour
    Enfin! un site qui ne recopie pas de fausses infos et ne les ré-exploite pas à l’infini en idéologues (tels France Culture, F24 &/ou Arte pour les sites publics en France) mais traite le fond et remet le clocher sur l’Eglise si je puis dire. Deux remarques: l’info manque quant à la fabrication du mot rohingya

    Le mot rohingya est une création phonétique.
    En fait, ce mot vient d’une expression birmane. C’est un « nickname » composé de plusieurs adjectifs communément utilisés dans le jargon populaire par les autochtones de l’Etat d’Arakan, pour désigner ceux qu’ils voyaient venir errer chez eux. s adjectifs désignant avec commisération ces pauvres errants, d’une manière comique (trad. grossière: « voilà un tigre qui a oublié son territoire »). majoritairement des bengalis, mais aussi pakistanais, durant la guerre entre l’Inde et le Pakistan) entrant en nord Arakan surtout depuis Cox Bazar (Bengladesh). Ces populations de nomades incultes sans papiers d’identité (et pour cause) ont sans autre (absence de poste de frontière à l’époque), traversé (et refait le trajet en sens inverse) les innombrables bras fluviaux du delta bengalais, au gré de leurs besoins (surpopulation, inondations, conflits Inde-Pakistan, frontières poreuses entre le Bengladesh et l’Arakan) tirant leur subsistance de la pêche.

    Le mot rohingya n’a jamais été un nom propre ni le nom originel d’un peuple encore moins d’une ethnie.
    Le mot rohingya est un « nickname », un mot composé d’adjectifs, utilisés verbalement de plusieurs façons,
    Le mot rohingya est une transcription phonétique utilisée par les anglais sous leur occupation de l’Asie du Sud-Est (Inde, Malaysie, Indonésie et Birmanie) et commence à apparaître à l’écrit à de rares occasions lorsque les colons britanniques auront besoin de pouvoir désigner ces nomades dans leur rapports à la Couronne. (nécessité et but de cette désignation par les anglais: pouvoir comptabiliser leur main-d’oeuvre, que les britanniques déplaçaient d’une région occupée à l’autre sans aucun enregistrement de nationalité etc, pour leurs cultures de riz ).
    Important détail historique: choix et affirmation du mot rohingya. Ce sont les mujahedeens du groupe « rothe Fahne » (activistes dans la région Pakistan-Inde-Malaysie & Népal) qui ont, début 1950 choisi de reprendre le terme phonétique des anglais (publication à Berlin).

    Quant à une soit-disant perte d’identité des rohingyas (je n’utilise pas de majuscule: le mot rohingya est à la fois un adjectif et un substantif, et non une nationalité), par la nouvelle constitution de Ne Win de 1981 (que vous ne mésinterprétez pas), je précise que c’est l’ensemble des ethnies de Birmanie (les vraies, les musulmans n’étant pas une ethnie mais d’une appartenance religieuse) y inclus les bamars, qui n’avaient pas ou très difficilement accès, avant, pendant et durant les années 1980, à leurs papiers d’identité, passeport.

    Face à l’énormité des désinformations dont sont abreuvés les citoyens en nos « démocraties », à tous niveaux politiques, journalistiques, en Europe, à l’ONU, sans parler du star system dans son charity business (entre le Pape et Omar Sy, lesquels sont les plus désastreux?!), ai apprécié la justesse de vos informations @ « les rohingyas pour les nuls ».

    Mes sources. Ai vécu en Asie du Sud-Est dans les années 1970-1980. Fait plusieurs séjours & intrusions en Birmanie dont sous fermetures de frontières aux occidentaux. Sous la junte. Ai fait un mariage blanc avec un bamar pour lui permettre d’avoir accès à ses papiers, et s’exiler en Australie, avant de pouvoir rentrer en Birmanie sain et sauf: membres de famille vivant sous contraintes et menacés, soeur brûlée vive lors d’une manifestation des birmans contre la junte: ce n’étaient pas des musulmans, ce n’étaient pas des rohingyas mais des bamars,

    • Merci pour ces clarifications précieuses quand à la définition exacte du terme « rohingya », qui est aujourd’hui galvaudé à des fins géopolitiques comme les « Musulmans du Kosovo » l’avaient été durant les années 1990 et qu’il s’agissait alors de faire éclater la Yougoslavie.
      La précision relative au régime de Ne Win est également intéressante, bien que certains soutiennent qu’en dépit du repli culturel et économique qu’il avait imposé à la Birmanie, il avait néanmoins su préserver l’unité du pays (qui s’appelle depuis sa fondation l’Union du Myanmar, fait notable) dans les conflits qui l’empoisonnaient et qui étaient grandement alimentés depuis l’étranger (Karen, Kachin, Wa, Rohingya, Shan…) avec un modèle plus ou moins « socialiste ».
      Je suis allé au Myanmar il y a deux semaines pour enquêter sur cette « crise des Rohingyas », où j’ai pu rencontrer des membres de l’ethnie Kaman (entre autres) qui, bien qu’ils soient musulmans, ont toujours eu des pleins droits de nationalité au Myanmar, tout comme les « Panthays ». Le Myanmar est un pays magnifique et très diversifié, qui me semble-t-il avait rayonné depuis Mandalay sous l’égide du roi de Birmanie qui avait unifié le pays (dans ses frontières actuelles je crois) juste avant l’invasion britannique et l’enchaînement de troubles qui l’ont suivie par l’imposition des méthodes britanniques de « gestion impériale ».
      Je publierai prochainement des textes et des vidéos en rapport avec ce voyage et au travail accompli là-bas.

Rétroliens

  1. Les « Rohingyas » pour les nuls | Réseau International

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