Le mouvement des Gilets Jaunes, une révolution prolétarienne en France ?

Yellow_Vest_Movement_93d97Par Gearóid Ó Colmáin, le 1 décembre 2018

Il s’agit probablement du mouvement social français le plus important du siècle : le mouvement contestataire des Gilets Jaunes. Il a commencé le 17 novembre, s’est étendu au pays tout entier et doit se poursuivre en cette fin de semaine. Les altercations avec les forces de l’ordre ont déjà mené à plusieurs morts, ainsi qu’à des douzaines de blessés. L’on n’avait pas vu depuis 1968 la menace tangible qu’un mouvement de masse puisse aboutir à la chute d’un gouvernement. Ce n’est pas similaire au mouvement social altermondialiste de 2016 nommé Nuit Debout, et issu de la petite bourgeoisie citadine ; ce mouvement de contestation prend la forme d’un authentique soulèvement prolétarien.

Les syndicats sont grandement absents du mouvement. La raison en est simple : la Confédération Générale du Travail (CGT) est totalement cooptée par l’oligarchie ; elle soutient l’immigration de masse ; le réchauffisme climatique ; l’écologisme, l’homosexualisme et à peu près toutes les obsessions de pouvoir des élites contre les travailleurs. La CGT est devenue totalement déconnectée de la lutte des classes contemporaine.

Les gauchistes n’ont presque pas d’influence sur ce mouvement – ce qui est une bonne chose ! Car il n’existe pas de pire ennemi pour l’homme qui travaille que le gauchiste petit-bourgeois. Le mouvement de contestation a résulté du choix du Président Macron d’augmenter les taxes sur le gazole à partir de janvier 2019. Le prix du carburant, du loyer et de divers services, couplé au prix en hausse du panier de la ménagère, à la stagnation des salaires et à l’insécurité de l’emploi rendent la vie de plus en plus difficile pour les familles ouvrières et de la classe moyenne. Ce mouvement social est une révolte de la majorité des Français contre les politiques perverses d’une élite tyrannique. Macron veut que l’argent supplémentaire serve à payer la prétendue transition écologique, en accord avec les exigences du « sauvetage de la planète » face au changement climatique. Nous avons besoin de traiter ce thème de rédemption planétaire si nous voulons comprendre la signification politique de ce mouvement social.

Quel est le point de vue des Marxistes sur la climatologie ?

Il y a deux points importants à garder à l’esprit ici, en l’absence de toute réaction de la gauche à cette révolte. Leur désintérêt et leur mépris flagrant des faits concernant le climat est un symptôme de leur manque de foi pour les masses populaires. Voici pourquoi : le changement climatique anthropogène donne à ces Marxistes ratés un dernier espoir concernant le « socialisme » : ce n’est que lorsque les tsunamis inonderont nos villes, que des brasiers infernaux feront rage, que les ouragans souffleront que l’homme comprendra enfin que le capitalisme ne peut plus durer ! Alors, les travailleurs s’empareront du pouvoir ! Les révolutions prolétariennes ont pu échouer par le passé, mais pas cette fois-ci ; cette fois, elles ont Mère Nature de leur côté ! Hé bien, elles ont une grande chance de réussir puisqu’elles ont aussi les plus grands financiers du monde avec elles.

Maurice Strong, le diplomate de l’ONU qui, avec l’aide de cercles élitistes, avait fait la promotion de l’idéologie politique du réchauffement climatique dans les années 1970, était le cousin de la grande Communiste US, Anna Louise Strong. En 1992, Strong présida le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro où les protocoles issus du document de 1972 du Club de Rome intitulé « Limites à la Croissance » furent développées en élément de la politique mondiale. Dans son rapport de 1991, « La Première Révolution Mondiale », le Club de Rome affirmait :

L’ennemi commun de l’humanité, c’est l’homme. À la recherche d’un nouvel ennemi pour nous unir, nous avons découvert l’idée que la pollution, la menace de réchauffement planétaire, de pénuries d’eau, de famines et ainsi de suite pourraient satisfaire ce besoin… Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine, et ce n’est que par un changement d’attitude et de comportement qu’ils peuvent être surmontés. Le réel ennemi, par conséquent, est l’humanité elle-même.

L’idée selon laquelle l’homme est l’ennemi de la nature est le principal article de foi du gauchiste. Il voit le monde à travers ce prisme. La théorie du réchauffement climatique fut inventée pour créer un consensus sur la gouvernance mondiale. Devrions-nous être surpris que les hommes les plus riches et puissants du monde cherchent à contrôler les institutions mondiales subordonnées à leur puissance financière ?

Le mathématicien français Benoît Rittaud résume admirablement bien l’attitude intellectuelle qui a mené à la croyance hystérique et répandue dans le réchauffement climatique anthropogène :

Désormais, nous vivons dans un monde de postmodernité : nous considérons que nous possédons le monde, mais que nous sommes indignes de notre pouvoir sur lui. C’est cette philosophie générale de la vie, partagée par tant d’intellectuels, qui explique comment la théorie douteuse du réchauffement climatique anthropogène a pu connaître tant de succès. L’idée que notre planète est un organisme vivant, une espèce de déesse requérant le repentir et la sobriété, fait de certains alarmistes climatiques (pas tous, bien sûr) des exemples de pseudo-scientifiques post-modernes.

Ce dont nous sommes en train de parler, c’est de l’inversion du Christianisme. La notion de péché originel ne signifie plus que nous soyions tombés en grâce devant Dieu par notre désobéissance à l’égard de Ses commandements, mais plutôt que notre péché est issu de notre désobéissance à l’égard de Mère Nature, au Serpent dans le Jardin. Maintenant que nous avons appris à dominer la nature, nous devons nous repentir et nous soumettre à elle. Le réchauffisme climatique est une forme postmoderne de géolâtrie, ou d’adoration de la nature.

Rittaud fournit une analogie de poids pour démontrer le danger issu d’hypothèses scientifiques sans preuves présentées comme des vérités absolues.

L’un des pionniers de l’astronomie aux USA, à la fin du 19ème siècle fut Percival Lowell. Il affirma que la vie fleurissait sur Mars et que les Martiens y avaient construit des canaux pour préserver la planète d’un changement climatique catastrophique. Selon Wikipedia :

Il avait théorisé qu’une culture avancée mais désespérée avait construit les canaux pour puiser dans les glaces polaires de Mars, dernière source d’eau d’une planète en train de s’assécher inexorablement. Tandis que cette notion stimulait la curiosité du public, la communauté des astronomes était sceptique. Nombreux furent les astronomes incapables de voir ces marques, et peu d’entre eux pensaient qu’ils étaient aussi étendus que le prétendait Lowell.

Comme pour les réchauffistes du climat, les faits n’avaient pas d’importance pour Lowell, et il tordit le bras des scientifiques pour qu’ils apportent du crédit à ses théories.

Il n’y a rien de mieux qu’un bon mythe pour rassembler les gens comme des moutons apeurés sous l’égide d’un Berger aimant, et ce Berger c’est le Groupement Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC).

Mais le mythe du réchauffement climatique a-t-il des chances de perdurer ? La révolte populiste affirme le contraire. Donc, nous entendrons peut-être encore parler d’OVNIs, d’invasions martiennes et ainsi de suite. Il ne sera pas difficile de tromper le public, une fois que les médias ont décidé que c’était vrai. Pour autant, les réfractaires au mythe public mondial risquent d’être traités avec peu d’indulgence. Les libéraux commencent déjà à comparer les climatosceptiques à des « criminels de guerre ».

La plupart des Marxistes pensent que le « Grand Capital » est derrière le « déni » concernant le changement climatique. Ils ne se rendent pas compte que c’est précisément le Grand Capital qui alimente la propagande sur ce changement climatique ! Et peu importe que cette « vérité désagréable » leur soit expliquée avec maestria, ils n’entendront rien. Les réchauffistes du climat sont à peu près aussi raisonnables que des kamikazes d’al-Qaeda !

La Trinité Maudite

Le Président Donald Trump est l’unique dirigeant mondial qui comprenne ce que les âneries sur le réchauffement climatique peuvent infliger aux travailleurs : les accabler de taxes et de charges, provoquant le grippage de l’économie US. Son rejet de l’Accord de Paris sur le Climat fut le plus grand acte anti-impérialiste accompli par un président des USA, de toute leur histoire. Pourtant les gauchistes le dénoncent pour ce fait ! Bien entendu, Trump se préoccupe principalement des intérêts des grands acteurs industriels aux USA, mais cela n’altère pas le fait que la législation climatique afflige les masses laborieuses.

Comme je l’ai déjà dit, les gauchistes sont les idiots utiles des trois agendas principaux de l’oligarchie :

  1. Immigration massive et remplacement de la population pour financiariser les êtres humains.
  2. Normalisation de la perversion sexuelle afin de briser les capacités de résistance de l’individu.
  3. Le réchauffisme climatique, devant fournir la base d’un appareil de gouvernance mondiale centralisé, contrôlant tous les aspects de notre vie.

Il s’agit de la Trinité Maudite du Nouvel Ordre Mondial : le capital humain figure le Père, la confusion des genres figure le Fils et le CO2 figure l’Esprit Diabolique. Dans le Christianisme Dieu devient Homme ; dans le Luciférisme Dieu devient Argent.

La classe laborieuse et la paysannerie possèdent une meilleure analyse de classe que les Marxistes universitaires car ils disposent encore de leur bon sens commun, et ne sont pas mentalement handicapés par des théories philosophiques fumeuses. Je ne suggère pas que les manifestants sont conscients du fait que le réchauffement climatique représente la plus monumentale fraude de l’histoire. Mais il n’y a aucun doute sur le fait qu’ils comprennent le socle de classe derrière l’écologisme. L’écologisme est, et a toujours été le jeu des riches, tellement des hommes les plus riches et les plus puissants du monde comprenant parfaitement que le seul moyen pour eux de conserver leur domination absolue sur les masses consiste à mener une guerre sans merci, totale et permanente sur chacun des aspects de leur existence.

Comme la majorité de la population européenne est blanche, la blancheur doit être « diversifiée ». Comme la majorité des Européens est hétérosexuelle, la sexualité doit être diversifiée. Par conséquent, il n’est guère étonnant d’entendre les médias de l’oligarchie dénoncer le mouvement comme étant « raciste », « fasciste » et « homophobe ». Le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas présenté la race, la sexualité ou l’idolâtrie pour l’état comme des éléments de leur cause. Il importe également de souligner que le mouvement est ethniquement diversifié. Il y a de nombreuses personnes d’origine nord-africaine parmi les manifestants. Mais le fait qu’ils représentent la France profonde, la majorité silencieuse, ostracisée et réprimée d’une grande nation, voilà ce que redoute l’oligarchie. Ainsi, ils emploient leurs outils habituels de diabolisation. Pour emprunter une phrase au sociologue Christophe Guilluy, « l’antifascisme est une arme de classe ».

De tels termes sont utilisés par l’oligarchie pour diaboliser les honnêtes hommes et femmes de bon aloi d’Europe, qui possèdent des racines sur ce continent, et n’ont aucun complexe, aucune honte à être ce qu’ils sont ; aucun désir d’être « différent » ; aucun désir de haïr l’autre non plus. Ils veulent récupérer leur pays. Comme je l’ai dit à maintes reprises, l’idéologie du réchauffement climatique est la principale menace pour notre planète, et ce sont les ouvriers et la paysannerie qui paieront les prix les plus exorbitants pour le carburant et pour la nourriture. Seule une élite profondément pervertie a pu concocter l’idée d’imposer une taxe sur le Carbone – la base même de la vie !

Le simple fait de dénoncer l’hypocrisie de la classe dirigeante avec ses jets privés, ses 4×4  rutilants et ses villas luxueuses ne transformera pas un mouvement de masse en mouvement révolutionnaire. Les gens doivent réaliser que la théorie du réchauffement climatique anthropogène est ce qui menace la vie sur cette planète – et pas les combustibles fossiles. Il est clair que de nombreux manifestants au sein de ce mouvement comprennent bien tout cela, ce qui explique l’acharnement médiatique contre eux, leur reprochant la présence de « théoriciens de la conspiration » parmi eux.

Pas de médias mainstream ou de faux gauchistes !

Au cours de nombreux incidents, les médias télévisés grand public français se sont fait chasser par les manifestants. Pendant ce temps, les Trotskistes pérorent sur leurs sites Internet usant de leurs platitudes révolutionnaires mensongères habituelles. Le mouvement des Gilets Jaunes est au-delà de la gauche et de la droite. Cependant, il a désespérément besoin d’un leadership. Les mouvements sociaux spontanés et acéphales ont tendance à n’aboutir nulle part. Ce qu’il faut, c’est une convergence des luttes, incorporant tous les mouvements réellement dissidents de France.

Les travailleurs français n’ont pas seulement réalisé la conspiration mais ils l’affrontent dans la rue, et il est beaucoup question de défiler jusqu’au Palais de l’Élysée samedi prochain. La France n’a pas besoin d’une transition énergétique. Elle possède l’une des meilleures industries nucléaires au monde. Grâce à la puissance nucléaire, le prix de l’électricité est beaucoup moins élevé en France qu’en Allemagne. L’Allemagne produit à présent plus de CO2 que jamais, parce que les écologistes l’ont fait arrêter le nucléaire. L’Allemagne est confrontée à une crisé énergétique majeure. Il en sera de même pour la France, si elle n’abandonne pas sa « transition énergétique » d’une stupidité abyssale et si elle ne renouvelle pas son parc nucléaire.

Ce dont a besoin la France, c’est un gouvernement de transition représentant les intérêts de la majorité, un gouvernement qui renierait l’Accord de Paris sur le Climat et permettrait au public d’entendre ce que des chercheurs français à l’esprit critique ont à leur dire, sur le mythe du réchauffement climatique ! Ces scientifiques sont peut-être minoritaires aujourd’hui, mais ce n’est que parce qu’une grande part de ce qui passe de nos jours pour de la science n’est qu’une ressource monnayable pour le capitalisme financier. Et il n’y a pas beaucoup d’hommes courageux, là-bas dehors. Toutefois, une fois que les tables commenceront à tourner, les pleutres rejoindront le cortège et la théorie du réchauffement climatique sera reléguée aux oubliettes de l’histoire, marquée du sceau d’opprobre intellectuel.

Au diable les politiques identitaires, minoritaires et écologiques ! Le temps est venu pour des politiques de classe, de la majorité qui soient révolutionnaires ! C’est ce que j’entends à travers Paris et je soupçonne Macron de l’entendre aussi, d’où ses dénonciations répétées du nationalisme. Car, en tant qu’étudiant de l’histoire il est une chose qu’il craint plus que toutes : la colère de la nation française!

Source: https://ahtribune.com/world/europe/2663-the-yellow-vest-movement.html



Catégories :France

Tags:, , ,

3 réponses

  1. L’article établit les liens cohérents, indispensables à la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Merci. Article remarquable.

  2. J’aime bien les mots en « isme » que vous avez inventés. Tout l’article en général.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :