Soros, la France et la guerre contre l’Afrique : la nouvelle ruée vers l’Afrique (première partie)

africas-exploitation_f325bPremière partie d’une série de six articles

Par Gearóid Ó Colmáin, le 5 février 2019

Le Vice-Premier Ministre italien Luigi Di Maio a récemment accusé la France de profiter de l’exploitation de l’Afrique, tout en négligeant de contribuer à l’économie du continent – une perception négative de la politique étrangère française largement partagée parmi les Africains.

Cependant, s’exprimant en 2017 à propos d’allégations de corruption visant le candidat à l’élection présidentielle française François Fillon, l’ancien président de l’ONG « Transparency International » Daniel Lebègue affirmait qu’il s’opérait alors en France un « changement de culture ». Dès lors, plaidait-il, les citoyens ne toléreraient plus la corruption quelque forme que ce soit. Il en donnait le crédit à son organisation.

L’histoire de l’engagement français en Afrique depuis l’indépendance de celle-ci est une véritable fosse septique de corruption. Au cours de la Guerre Froide, les dirigeants qui favorisaient le développement national plutôt que les intérêts corporatistes des élites parisiennes se voyaient régulièrement dénoncés comme agents soviétiques, pour ensuite être renversés. De nos jours, les agences internationales anti-corruption opèrent aux plus hauts niveaux de la gouvernance mondiale.

Mais qu’en est-il, si ces agences anti-corruption sont elles-mêmes à la racine d’une corruption beaucoup plus profonde en ce monde ? Dans les termes de Juvénal, « quis custodiet ipsos custodies » – « qui garde les gardiens ? »

Le 26 janvier, un mandat d’arrêt international fut émis par le gouvernement de la Guinée Équatoriale à l’encontre de Daniel Lebègue et de l’Avocat français William Bourdon. Les deux hommes sont accusés de terrorisme. Dans toute démocratie fonctionnelle, ce mandat d’arrêt aurait atteint les gros titres, eu égard à la gravité des accusations. Hélas, hors un bref commentaire de Radio France Internationale, la nouvelle a été largement ignorée par les médias français.

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Daniel Lebègue – Image PRODURABLE/YouTube

De quoi donc le gouvernement de Guinée Équatoriale accuse-t-il ces hommes ? Existe-t-il des preuves pour étayer leurs allégations ? Se peut-il qu’il existe une conspiration du gouvernement français et d’agences internationales, visant à déstabiliser certains gouvernements africains ? Quelles seraient les implications géopolitiques et culturelles d’une telle conspiration ?

Tandis que des accusations de terrorisme sont proférées contre des magistrats et des politiciens français de premier plan, Vincent Bolloré, le « tout-puissant » capitaine d’industrie français qui contrôle la majeure partie de l’Afrique, fait l’objet d’une enquête judiciaire en France pour corruption. Au contraire des mandats d’arrêt extrêmement sérieux et à peine rapportés dans les médias pour terrorisme contre Bourdon et Lebègue, les accusations dirigées contre Bolloré pour avoir corrompu des officiels africains reçoivent une couverture médiatique exhaustive. Y a-t-il un lien entre les deux histoires ? Je vais démontrer que c’est bien le cas, et la compréhension des raisons derrière ce fait nous permettra de projeter le développement probable de la politique africaine de la France dans le proche avenir.

Le nom de Vincent Bolloré est devenu un synonyme de la « Françafrique », un terme péjoratif employé pour désigner les relations incestueuses des élites africaines corrompues avec leurs homologues français. C’est une situation qui a perduré depuis la décolonisation des années ’60. L’industriel français est propriétaire de la plupart des ports d’Afrique de l’Ouest et a lourdement investi dans les transports, les nouvelles technologies, les médias et la production cinématographique.

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Vincent Bolloré – Image Wikimedia

Mais ces dernières années, l’empire africain de Bolloré a commencé à décliner, et nombreux sont ceux qui prédisent désormais le début de la fin pour le prodigieux milliardaire français. Les rapports médiatiques accusent la magnat de « corruption » dans l’obtention de concessions portuaires africaines, et des manifestations à Paris contre la « Françafrique » se sont muées en manifestations contre Vincent Bolloré. Il est accusé de soutenir des dictateurs africains qui volent et oppriment leurs peuples. Bolloré a même été placé en résidence surveillée.

Vincent Bolloré est-il réellement responsable de tous les maux de l’Afrique ? C’est certainement un capitaliste impitoyable dont l’influence sur des politiciens français a promu ses intérêts africains. Vu son rôle pré-éminent en Afrique au long de nombreuses interventions françaises sur place, son dossier à charge pour corruption est peut-être beaucoup plus sérieux que les accusations auxquelles il est à présent confronté. Mais je vais plaider qu’il existe un autre réseau de milliardaires qui veulent détruire Bolloré et que leur agenda social, politique et culturel est plus néfaste pour l’avenir de l’Afrique que l’est celui de Bolloré. Ces milliardaires sont en train de fomenter l’opprobre public contre Bolloré tout en se servant d’une vaste galaxie bien organisée d’ONGs et de réseaux de la société civile dans le but de démanteler l’empire africain de l’oligarque français – des manœuvres à même de plonger plusieurs états africains dans le chaos. À la tête de cette entreprise internationale se trouve le milliardaire des fonds de pension, le « philanthrope » George Soros.

Afin de comprendre les raisons de ces événements, nous avons besoin de prendre en compte l’importance économique et géopolitique de l’Afrique pour les grandes puissances et, ce qui est encore plus important, pour les oligarques mondialistes qui les contrôlent. Nous examinerons ensuite trois pays africains en particulier, nommément la Guinée Équatoriale, la Guinée et le Togo, où les élites mondialistes mènent une guerre hybride employant des outils juridiques, idéologiques, médiatiques et militaires avec comme objectif de déstabiliser ces gouvernements. En réalité, toutefois, presque toutes les nations d’Afrique sont la cible de ces élites. Si leurs efforts réussissent, le chaos ne se limitera pas à l’Afrique ; il traversera la Méditerranée jusqu’au cœur de l’Europe, aggravant une crise migratoire qui est déjà hors de contrôle.

Les états africains n’ont aucune légitimité

Le récent commentaire du Ministre des Affaires Étrangères français Jean-Yves Le Drian, prêtant un caractère frauduleux à l’élection du Président Félix Tshisekedi en République Démocratique du Congo (RDC) est un autre exemple poignant du refus par la France et par l’UE de respecter la souveraineté des états africains. Dans la période précédant les élections en RDC, les médias européens avaient clairement favorisé Martin Fayulu et, par conséquent, il n’était guère surprenant d’entendre parler d’allégations de fraude dans le sillage de l’élection de Tshisekedi.

Seules des agences internationales approuvées par les élites occidentales disposent de l’autorité pour annoncer le vainqueur d’une élection en Afrique. L’objectivité de ces agences n’est jamais remise en doute. La souveraineté des états africains est invariablement ignorée, à charge que les pays d’Afrique sont incorrigiblement corrompus et donc incapables de se gouverner eux-mêmes. Cette attitude profondément raciste et condescendante envers l’Afrique transpire à travers tous les médias mainstream. L’attitude néocoloniale de l’UE et des USA contraste radicalement avec le respect de la souveraineté et du droit international observé par la Russie et par la Chine. Il ne faut donc pas s’étonner qu’en conséquence, ces pays accroissent leur influence en Afrique.

Tous les experts s’accordent que l’Afrique figurera parmi les grandes puissances du 21ème siècle. Il est par conséquent inévitable que les grandes puissances se battent pour le contrôle des abondantes ressources du continent. Les USA, la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, le Brésil et la Turquie sont en compétition pour l’obtention de contrats dans ce que beaucoup appellent désormais la « nouvelle ruée vers l’Afrique ». Mais quel est le rôle joué par la France dans la nouvelle lutte géopolitique sur le continent ?

Tandis que la Chine et les USA approfondissent leur engagement en Afrique, le statut futur de la France en tant que « Grande Puissance » dépendra de sa capacité à poursuivre une politique africaine indépendante des USA ; une politique qui ferait la promotion de la stabilité et de la continuité des gouvernements, de prêts favorables pour la construction d’infrastructures et pour le développement technologique ; ainsi que la promotion de la Francophonie comme espace culturel et civilisationnel bénéfique à la fois pour la « Métropole » et pour les pays francophones. Mais par-dessus tout, une politique dotée du respect de la souveraineté des états africains et promouvant la culture permettrait à la France d’acquérir du « soft-power » en Afrique – au bénéfice des entreprises françaises comme africaines.

La cauchemar mondialiste de la France

Hélas, le contrôle de l’économie française aux mains de financiers internationaux empêche le gouvernement de développer des politiques domestiques et étrangères cohérentes à même de servir l’intérêt à long terme du public. Les créanciers et détenteurs de titres de l’économie française encouragent une immigration de masse en provenance d’Afrique afin de réduire le coût du travail en Europe et pour diluer le désir de la population de ses pays pour une gouvernance patriotique ; tout en arrachant le pouvoir politique à la France pour le donner à l’Union Européenne, aux États-Unis d’Amérique et aux Nations-Unies. De façon à susciter une immigration massive, les pays africains doivent être maintenus en état de soumission aux intérêts de l’élite mondialiste internationale. Le résultat de cette politique est l’appauvrissement de la France et des pays francophones d’Afrique.

Dans ses livres « The Pentagon’s New Map » [« la nouvelle carte du Pentagone », NdT] et « Blueprint for Action » [« schéma pour l’action », NdT], l’ancien stratège du Pentagone Thomas Barnett plaide que la politique étrangère US consiste à garantir un flux constant de migrants en provenance des pays d’Afrique vers l’Europe, où ils doivent être encouragés à mélanger leurs gènes avec ceux des Européens. De plus, Barnett avance que les diasporas venant des pays d’Afrique vers l’Europe peuvent facilement être manipulées par le biais d’un soutien en faveur d’aventures militaires dans ces pays, au nom des droits de l’homme et de la démocratie.

Tout ceci fait partie de la théorie des « cinq flux de la mondialisation » : le libre flux de l’argent, des êtres humains, de la sécurité, de l’énergie et de l’alimentation. Selon le dogme néolibéral, tous ces flux doivent favoriser les intérêts du capitalisme monopolistique.

Depuis la chute du Mur de Berlin, l’un des principaux aspects de la mondialisation a été la prolifération d’ONGs internationales. Des milliers d’ONGs opèrent en Afrique et sont souvent employées comme couverture pour des opérations militaires secrètes. Au cours de la Guerre Civile Nigériane (1967-1970), la France soutenait l’état sécessionniste du Biafra tandis que les USA, le Royaume-Uni et l’URSS soutenaient le gouvernement nigérian. Un jeune médecin français nommé Bernard Kouchner fut accusé d’instrumentaliser les ONGs humanitaires à des fins de propagande de guerre. La géopolitique complexe et l’engagement militaire français dans ce conflit furent ignorés par les médias français ; en lieu et place, des cris dénonçant le « génocide » furent utilisés pour justifier le soutien français en faveur des séparatistes biafrais.

L’aile gauche de la Loge Franc-Maçonnique du Grand-Orient de France fut accessoire dans l’appel à l’intervention humanitaire française, tandis que des rabbins évoquaient au public français les périls d’un autre holocauste. Une nouvelle forme de guerre venait d’être inventée, où les droits de l’homme et les thèmes humanitaires allaient fournir une couverture aux intérêts militaires et géopolitiques, le tout relayé par des médias soumis.

Depuis 2010 la France a mené une série d’interventions militaires en Afrique : en Côte d’Ivoire en 2010, en Libye en 2011, au Mali en 2012 et en République Centrafricaine en 2013. Pour chacune de ces interventions, les agences de renseignement de l’OTAN et des forces spéciales furent accessoires dans la provocation de troubles internes devant servir de prétexte à une intervention et à un changement de régime.

L’éviction du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a laissé ce qui était le plus riche pays d’Afrique dans le chaos, 8 ans après la guerre. Des ONGs comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) ont joué un rôle-clé dans la justification de la campagne de bombardement de l’OTAN en Libye. L’organisation a fourni de fausses informations concernant le massacre de civils par des mercenaires travaillant pour le Colonel Kadhafi et le bombardement de civils par l’armée de l’air libyenne ; de fausses informations qui furent utilisées comme prétexte pour justifier une zone d’exclusion aérienne.

Des ONGs « respectables » telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch ont également été complices dans la création d’un consensus médiatique selon lequel le Colonel Kadhafi « tuait son propre peuple ». L’ancien Ambassadeur de France en Libye Christian Graeff informa France Culture en octobre 2011 que les mensonges et la désinformation des médias français pendant la guerre étaient si graves qu’ils en étaient devenus une « sinistre et méprisable farce ».

Les interventions françaises ont provoqué une énorme vague d’immigration vers l’Europe. Des pays comme la République Centrafricaine restent sous le contrôle de milices, pendant que la Libye demeure dans le chaos.

De nombreux politologues pensent que les puissances occidentales ne déstabilisent pas les pays en voie de développement car les investisseurs ont besoin de paix et de stabilité. Il est vrai que la plupart des industriels désirent la stabilité. Par exemple, l’industriel français Vincent Bolloré a profité de la stabilité relative des pays d’Afrique de l’Ouest où ses entreprises sont actuellement en activité. L’un des hommes les plus riches du monde, Bolloré contrôle la majorité des ports d’Afrique de l’Ouest. La stabilité est d’une importance cruciale pour un investisseur dans le domaine des transports et de la logistique. Le réseau d’entreprises et de contrats commerciaux qui dépendent du Groupe Bolloré est aussi un facteur de stabilité pour l’économie française souffrante. Mais la France, comme les USA, est un complexe militaire, industriel, médiatique et du renseignement. Quand la puissante aile militaire du système a opté pour la guerre, les industriels avisés savent préserver leurs intérêts dans les pays ciblés par le lobby guerrier. Jusqu’ici, Bolloré n’a pas été affecté outre-mesure par les interventions françaises en Afrique, mais cette situation est peut-être sur le point de changer.

L’une des principales faiblesses de la politique étrangère française est l’absence de vision à long terme : les politiques ont tendance à changer en fonction des divers réseaux ou syndicats d’intérêts au pouvoir. Nous avons déjà mentionné que le Groupe Bolloré, qui semblait jusqu’alors invincible, a commencé à perdre des contrats importants en Afrique Occidentale et Centrale. En effet, nombreux sont ceux qui prédisent la fin de l’empire Bolloré. Vincent Bolloré vient de plus en plus sous les feux de l’actualité pour des allégations de corruption concernant l’obtention de concessions portuaires. La proche relation de Bolloré avec l’ancien président Nicolas Sarkozy ne fait pas pencher la balance en faveur du magnat français. Sarkozy devrait être jugé pour crimes de guerre et pour crimes contre l’humanité, en particulier à cause de son rôle dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, de la Libye et de la Syrie.

Mais à l’insu du public, des forces géopolitiques et idéologiques significatives agissent afin d’abattre le Groupe Bolloré. Un autre réseau d’intérêts commerciaux, financiers et géopolitiques s’efforce d’évincer Bolloré d’Afrique. Il s’agit d’un réseau lié à l’un des plus notoires et riches oligarques du monde : George Soros.

Nous en viendrons à Soros dans un instant. Mais tout d’abord, regardons Bolloré de plus près.

Qui est Vincent Bolloré ?

L’entreprise Bolloré démarra comme firme de manufacture de papier en 1822 près de Quimper en Bretagne, fondée par Nicolas Le Mairie. L’entreprise connue sous le nom de « Papeteries d’Odet » changea de mains pour arriver dans celles du neveu par mariage de Le Mairie, Jean-René Bolloré (1818-1881). L’oncle de Vincent, Gwen-Ael Bolloré, fut vice-président de l’entreprise de 1952 à 1974. Patriote français, Gwen-Ael avait fait partie des premières troupes françaises à prendre part à la libération de la France en 1945. Il était également poète, romancier, océanographe et cinéaste.

L’entreprise fabriquait du papier à cigarettes et du papier pour les Bibles, les dictionnaires et les encyclopédies. Il se dit de Vincent Bolloré qu’il est un fervent Catholique.

Ancien co-directeur de la compagnie Rothschild, Bolloré prit les commandes de l’affaire familiale en 1981, et il incarne la sixième génération à la tête de l’entreprise. Bolloré est devenu le protégé de l’un des plus importants banquiers de France, Antoine Bernheim, et il est proche de l’entrepreneur influent Claude Bébéar.

Le Groupe Bolloré est désormais un énorme conglomérat de plantations, de production papier et d’énergie ainsi que de logistique, employant 81 000 personnes à travers le monde. En 2014, Bolloré est devenu le président de Vivendi, le conglomérat français de mass-médias. L’entreprise contrôle le Groupe Canal Plus, Universal Music, Havas, Flavors, Gameloft, Dailymotion (90%), Mediaset (28,8%), Banjay Group (28,4%) et Telecom Italia (23,94%). Les acquisitions de Bolloré dans le domaine des médias ont fait de lui un magnat de la presse. Nous verrons plus loin comment le contrôle croissant de Bolloré sur les médias de masse est un problème pour des élites de conviction philosophique radicalement différente.

L’engagement de Bolloré en Afrique remonte à la fin des années ’80 quand il prit le contrôle de la compagnie maritime française Delmas. Il est également prêté aux vieux réseaux coloniaux français associés à la Banque Rivaud d’avoir aidé Bolloré à prendre pied sur le continent africain.

Longtemps considéré comme la banque du parti de droite UMP, la Banque Rivaud figure parmi les entreprises les plus secrètes de France. Fondée par Édouard de Ribes et Jean de Beaumont pendant la Troisième République, la banque est proche de l’aristocratie française et de la bourgeoisie rentière, et fut le principal moteur derrière le colonialisme français en Afrique. Vincent Bolloré est actuellement un actionnaire principal de cette banque.

L’entreprise Bolloré Africa Logistics contrôle 14 ports maritimes et 23 ports intérieurs en Afrique. Du fait des réformes structurelles imposées aux pays africains par le Fonds Monétaire International pendant les années ’80, les pays africains lourdement endettés ont dû privatiser leurs ports. Connu pour ses tactiques commerciales agressives, Bolloré avait réussi à obtenir des concessions dans de nombreux ports stratégiques d’Afrique de l’Ouest et du Golfe de Guinée.

Il est important de considérer les informations qui précèdent dans l’évaluation de l’agenda caché derrière les accusations de corruption dirigées contre le magnat français, que les médias français qualifient régulièrement d’ « autoritaire ». La politique étrangère actuelle en Afrique repose sur l’opposition à toute forme d’ « autoritarisme » et sur le soutien à toutes formes de mouvements « révolutionnaires ». C’est une nouvelle forme de guerre qui se cache derrière le politiquement correct. le Président Macron a récemment dit en Algérie que le colonialisme est un crime contre l’humanité. Les commentaires de Macron sont profondément malhonnêtes au regard de son soutien pour les guerres néocoloniales en cours au Moyen-Orient et en Afrique. Macron est proche de la Loge Maçonnique du Grand-Orient de France. Ce segment « à gauche » de  la bourgeoisie française est le promoteur le plus forcené des guerres humanitaires et des changements de régime, tout en militant dans le même temps pour l’annihilation du peu qu’il reste de la vieille France Catholique au nom des droits de l’homme, de la bien-pensance et de la gouvernance mondiale. Macron a même dit que la culture française n’existe pas. Il n’y a rien qui réjouisse davantage les médias libéraux que de voir un Catholique Romain pratiquant comme Bolloré se faire poursuivre pour corruption. Car, comme le révèle le titre de son dernier livre, Macron est un défenseur des révolutions « sorosites ». Et le temps est venu d’installer une nouvelle génération de dirigeants africains.

Qui est George Soros ?

Le nom de George Soros est devenu un synonyme de la mondialisation. Né Geörgy Schwartz en 1930 en Hongrie, son père gagnait sa vie en confisquant les biens des Juifs avant qu’ils ne soient envoyés vers les camps de concentration. Soros a déclaré qu’il n’a aucun regret à propos de sa collaboration avec les Nazis – ce qui peut nous éclairer quelque peu sur la façon dont réfléchit cet homme !

Après la guerre, Soros a étudié à la London School of Economics où il a suivi les cours du philosophe autrichien Karl Popper, auteur du livre ayant fait date « The Open Society and its Enemies » [« la société ouverte et ses ennemis », NdT]. Popper insistait que seule une économie de marché libre pouvait garantir les droits et les libertés des individus. Popper plaidait que la philosophie de Georg Friedrich Hegel avait mené à la formation des états totalitaires modernes. Le travail du philosophe autrichien devint célèbre pendant la Guerre froide en tant qu’outil idéologique contre l’Union Soviétique et contre la Chine. L’interprétation de Hegel par Soros forme le socle d’une partie significative de la politique néolibérale et « libertaire de gauche » contemporaine.

Soros s’est servi des travaux de Popper pour poursuivre ses propres intérêts financiers : où que se trouvent des états empêchant l’accès libre et total de leurs marchés aux investisseurs internationaux, Soros finance des organisations vouées à affaiblir et à détruire ces états : ils se voient étiquetés comme étant des « états fermés » et « autoritaires ». Les organisations de Soros œuvrent à en faire des « sociétés ouvertes ».

Il s’est aussi aperçu que financer des mouvements sociaux peut lui faire gagner du « soft-power » en tant que « milliardaire philanthrope ». En investissant dans des fondations philanthropiques, Soros serait exempté d’impôts ; ainsi, plus il dépense d’argent dans des organisations de la société civile, plus d’argent il gagne au travers de transformations politiques révolutionnaires. Les fondations de l’Open Society de Soros se sont vite répandues à travers le monde. Elles ont été accessoires dans la chute de l’Union Soviétique et des démocraties populaires d’Europe de l’Est – ouvrant ces sociétés au capitalisme prédateur et à la l’économie politique néolibérale.

Depuis les années 1990, Soros a été décisif dans le financement d’une galaxie d’ONGs internationales depuis Human Rights Watch à Reporters Sans Frontières, qui s’efforcent d’abattre des dirigeants « autoritaires » hostiles au pouvoir croissant de George Soros. Dans la plupart des cas, les intérêts de Soros coïncident avec ceux du US Council on Foreign Relations et d’autres think-tanks mondialistes US. Le plus souvent, l’empire Soros opère au travers de l’establishment US de politique étrangère et du complexe militaire-industriel-médiatique. Mais ces derniers temps, il s’est mis à cibler l’administration Trump.

Financier important pour Obama en 2008 et Hillary Clinton en 2016, George Soros est un Mécène des causes libérales de gauche. Il finance des « anti-néolibéraux » radicaux comme Naomi Klein et Amy Goodman, tout en sponsorisant le travail de néolibéraux comme Jeffrey Sachs. Son influence s’étend jusqu’au Vatican. En fait, certains auteurs Catholiques estiment que Soros et l’administration Obama aient pu être impliqués dans ce qui a poussé le Pape Benoît XVI à démissionner.

Dans la deuxième partie nous exposerons les trois principaux outils employés par Soros et par les mondialistes pour déstabiliser l’Afrique : juridique, militaire et la société civile. Ce qui en émergera sont les contours d’un réseau international complexe d’intérêts s’acharnant à déstabiliser les états d’Afrique de l’Ouest qui se rapprochent de la Russie et de la Chine. L’empire africain de Bolloré est une cible essentielle de cette déstabilisation. Notre enquête démontrera que Vincent Bolloré, bien qu’il n’est pas un ange, devient le bouc émissaire d’un syndicat international de mondialistes dont la corruption est cachée par les officines médiatiques qu’ils contrôlent.

Traduit par Lawrence Desforges

Source: https://ahtribune.com/world/africa/2859-soros-france.html

Deuxième partie : https://globalepresse.net/2019/02/14/soros-la-france-et-la-ruee-vers-lafrique-2/

Troisième partie : https://globalepresse.net/2019/02/25/soros-la-france-et-la-ruee-vers-lafrique-3/



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